Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Ary Chalus condamné pour détournement de fonds publics

    septembre 30, 2026

    Décès de Monsieur Gabriel SERVILLE, Président de la Collectivité Territoriale de Guyane

    septembre 30, 2026

    Les aides prolongées face à la hausse des carburants

    septembre 30, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » 1848 : L’Abolition qui a Réduit le Code Noir en Poussière
    Repère

    1848 : L’Abolition qui a Réduit le Code Noir en Poussière

    mai 16, 2025Mise à jourmai 17, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

     

    Le Code Noir, pierre angulaire d’un ordre colonial.-

    Promulgué en 1685 sous l’égide de Louis XIV, le Code Noir s’est imposé comme la charpente juridique de l’esclavage dans les colonies françaises. Ce texte, loin de se limiter à l’organisation du travail servile, a façonné une société fondée sur la hiérarchie raciale et la domination des colons blancs sur les populations africaines asservies. D’île en île, de la Martinique à la Louisiane, il s’est adapté, perfectionnant sans cesse les rouages d’une oppression légalisée.

    Le Code Noir ne laissait rien au hasard :

    il définissait l’esclave comme un bien meuble, régissait sa vie familiale, imposait le baptême catholique et encadrait, jusqu’à la cruauté, les punitions corporelles. Même les affranchis y trouvaient une place, certes marginale, mais codifiée. La société coloniale, ainsi structurée, portait en elle la marque indélébile d’une violence institutionnalisée. Un vent de liberté : la Deuxième République et le décret de 1848.
    Les soubresauts de la Révolution de 1848 et l’avènement de la Deuxième République ont fait souffler un vent nouveau sur la France et ses colonies. Porté par l’idéal d’égalité et la mobilisation des abolitionnistes, Victor Schoelcher en tête, le gouvernement provisoire adopte le 27 avril 1848 un décret qui scelle le sort de l’esclavage : « L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. »

    Ce texte, d’une clarté implacable, interdit toute vente de personnes non libres, proscrit les châtiments corporels et proclame la liberté de tous les anciens esclaves. Il annonce aussi l’indemnisation des colons et étend le principe selon lequel « le sol de la France affranchit l’esclave qui le touche » à l’ensemble des territoires coloniaux.
    La caducité du Code Noir : quand la loi nouvelle efface l’ancienne. Le décret de 1848 n’a pas simplement aboli l’esclavage : il a, par la force du droit, rendu le Code Noir caduc. Ce phénomène s’explique par un principe juridique fondamental : “lex posterior derogat priori” — la loi postérieure déroge à la loi antérieure. Dès lors que le décret de 1848, émanant d’une autorité légitime, interdit l’esclavage, toutes les dispositions du Code Noir qui l’organisaient deviennent obsolètes, privées de toute force juridique. Les articles du Code Noir qui prévoyaient le baptême obligatoire, la transmission de l’esclavage par filiation, l’interdiction de réunion ou la peine de mort pour les esclaves fugitifs, se sont évanouis dans l’ombre de la nouvelle législation. La catégorie même d’« esclave » disparaît du droit, emportant avec elle tout l’édifice réglementaire qui la soutenait.

    -‘ Les vestiges d’un passé révolu : ce que le Code Noir a laissé derrière lui.

    Si le décret de 1848 a réduit à néant l’essentiel du Code Noir, certaines de ses dispositions, étrangères à la question de l’esclavage, ont pu subsister jusqu’à leur abrogation explicite. Ainsi, l’article premier du Code Noir de 1685, qui ordonnait l’expulsion des Juifs des colonies, n’a pas été touché par le décret d’abolition. De même, la question de l’intégration juridique des Noirs libres a nécessité des ajustements législatifs ultérieurs. L’indemnisation des anciens propriétaires d’esclaves, prévue par l’article 5 du décret, a également donné lieu à de nouveaux textes, prolongeant le débat sur les conséquences économiques de l’abolition.

    L’ombre portée du Code Noir: Entre caducité juridique et mémoire collective.

    Sur le plan du droit, le Code Noir n’a plus d’existence depuis 1848. Pourtant, son abolition formelle, bien que juridiquement superflue, pourrait aujourd’hui, ont l’air de suggérer certains, revêtir une forte portée symbolique. Elle serait un acte de mémoire, un hommage aux victimes de l’esclavage, et une affirmation renouvelée des valeurs de la République. À l’image de la loi Taubira de 2001, qui a reconnu la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, une telle démarche viendrait clore, dans la solennité du droit, un chapitre douloureux de l’histoire.

    La loi nouvelle, la liberté retrouvée.
    Le décret du 27 avril 1848 a marqué un tournant décisif, non seulement en abolissant l’esclavage, mais en reléguant le Code Noir au rang de vestige sans force ni autorité. En substituant à la condition servile la citoyenneté, il a ouvert la voie à la reconnaissance de la dignité humaine dans tout l’empire colonial français. Aussi, en revenant sur cette question résolue depuis si longtemps et en feignant d’apporter une solution à une question cruciale, c’est une énième façon de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
    Nous avons Ou
    tremer d’autres priorités à prendre en considération. 

    Gérard Dorwling-Carter 

    ARTICLES SEMBLABLES

    Notions de droit et de finances publiques pour comprendre l’endettement de la CTM

    septembre 20, 2026

    Trois lycées et la crise financière de la Région Martinique sous Camille Darsières

    septembre 19, 2026

    L’octroi de mer, une taxe colonialiste à remplacer. Par Maurice Laouchez

    septembre 19, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    mercredi 30
    septembre
    74,8 %
    année 2024
    En 2024, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a vendu les trois quarts de ses exportations à ses voisins caribéens.
    42,6 M$ vers la Caricom
    56,9 M$ exportations totales
    L’île n’exporte que 11 % de la valeur de ce qu’elle importe.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Où acheter en Martinique ? Les prix du logement commune par commune
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Plus de 800 délégués de 40 pays pour la Semaine caribéenne de l’agriculture en Jamaïque

    Le très honorable Dr Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïqu Plus de 800 délégués de 40 pays se réuniront en Jamaïque, du 27 septembre…

    L’IA pourrait stimuler l’économie latino-américaine et caribéenne de 5,1 % en dix ans, mais les salaires pourraient baisser, selon la BID.

    septembre 26, 2026

    Les pays des Caraïbes élaborent un plan d’action pour inciter le Royaume-Uni à réparer les préjudices liés à l’esclavage.

    septembre 26, 2026

    Déclaration du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM | Visite en Haïti, du 2 au 9 septembre 2026

    septembre 26, 2026

    L’OPS et la CARPHA réunissent 10 pays et territoires des Caraïbes afin d’harmoniser la surveillance des virus respiratoires dans la région.

    septembre 26, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.