Les violences urbaines de fin 2024 ont été marquées par de nombreux faits de violence et de dégradations sur l’ensemble du département. Au cours de ces événements, les radars automatiques fixes de sécurité routière ont été très régulièrement pris pour cible, entraînant la destruction quasi-totale du parc martiniquais. Ces faits visant les radars se sont par ailleurs poursuivis en 2025.
Une enquête judiciaire ouverte pour dégradations et destructions volontaires, diligentée par l’Escadron
Départemental du Contrôle des Flux (EDCF) du commandement de la gendarmerie (COMGEND) de la
Martinique, sous la direction du parquet du tribunal judiciaire de Fort-de-France, a permis, mardi 13 janvier l’interpellation de deux individus, dont l’un était déjà incarcéré pour d’autres infractions.
Confondus par les investigations menées par les gendarmes et ayant reconnu les faits lors de leur garde à vue, les intéressés ont été déférés au tribunal judiciaire de Fort de France, le 14 janvier après-midi.
Les auteurs ayant reconnu les faits, ils ont été jugés en Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC), et se sont ainsi vus condamnés à des peines d’emprisonnement (6 mois fermes pour l’un, 12 mois dont 6 avec sursis pour l’autre) pour la destruction / dégradation volontaire de 8 radars automatiques en différents points du territoire martiniquais.
Le préfet de la Martinique s’était préalablement constitué partie civile en sa qualité de représentant de l’État. Une nouvelle audience, programmée le 25 février 2026, permettra de statuer sur le montant des dommages-intérêts civils.
Source : préfecture




