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    Eurodom : ce qui se joue à Bruxelles se vit chez nous

    octobre 14, 2026Aucun commentaire
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    Nous ne soupçonnions pas à quel point notre quotidien se jouait aussi loin de chez nous. Deux jours passés à Bruxelles, au contact de l’équipe d’Eurodom, des professionnels et des élus, nous ont permis d’en prendre la mesure. Le soutien à un agriculteur, la protection d’une production locale, les moyens d’investir et de créer des emplois dépendent aussi de négociations menées là-bas, ou à Paris, dans les ministères. Sur place, on découvre le travail patient qu’exige chaque avancée : expliquer nos réalités, convaincre des interlocuteurs qui les connaissent parfois mal, trouver des alliés et défendre jusqu’au bout une disposition dont une filière entière peut avoir besoin.

    Ce travail mérite de sortir du cercle des initiés. Chaque habitant devrait savoir où et comment se défendent ces intérêts qui sont aussi les siens. Car derrière les textes et les arbitrages, il y a notre pouvoir d’achat, nos emplois et notre capacité à construire un avenir dans nos territoires.

    Sur place, nous avons aussi compris que ce travail ne consiste pas seulement à obtenir de nouveaux moyens. Il faut parfois déployer autant d’efforts pour conserver ceux qui existent, ces soutiens sur lesquels des filières entières se sont construites et que l’on pourrait, de loin, croire définitivement acquis. C’est cette réalité que Gérard Bally rappelle au moment de conclure les échanges.

    Philippe Pied

    « Vous nous prenez plus que ce que vous nous donnez. » Adressée à la Commission européenne, la phrase éclaire autrement les discussions de l’après-midi. Gérard Bally reconnaît les avancées, mais refuse qu’elles servent à faire accepter des reculs ailleurs. Son inquiétude se concentre sur le POSEI, ce programme spécialement conçu pour soutenir les agricultures ultramarines : peut-on se réjouir de certaines adaptations tout en laissant fragiliser un outil aussi fondamental pour nos producteurs ? Derrière son avertissement se dessine l’exigence qui anime Eurodom : ne pas mesurer les résultats au nombre de déclarations favorables, mais à ce qu’elles permettront réellement de préserver et de développer chez nous.

    Les réponses sont venues. Certaines prennent la forme d’amendements déjà déposés, d’autres d’engagements à retravailler un règlement ou de positions adoptées au Parlement. Elles ne valent pas toutes décision définitive. Mais, mises bout à bout, elles révèlent ce que les conférences ont rendu particulièrement visible : le chemin entre la difficulté d’un producteur et l’intervention de celui qui peut modifier la règle.

    C’est ce chemin qu’Eurodom s’emploie à organiser. Gérard Bally en avait donné le ton dès l’ouverture, devant Raffaele Fitto, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la cohésion et des réformes : l’écoute est un début, pas un aboutissement.

    « Nous semblons être écoutés, mais tant que nous ne sommes pas entendus, nous devrons tous ensemble continuer à mobiliser toutes nos énergies. »Gérard Bally.

    Gérard Bally, fondateur d’Eurodom. Photo Antilla
    Gérard Bally, fondateur d’Eurodom. Photo Antilla

    Pour le sucre, deux solutions sur la table

    Un échange sur les sucres de spécialité permet de saisir ce travail sans se perdre dans le vocabulaire bruxellois. La filière canne-sucre réunionnaise interroge Éric Sargiacomo, rapporteur au Parlement européen sur la révision de l’organisation commune des marchés agricoles. Des amendements ont déjà été déposés pour mieux protéger ces sucres roux de canne face aux importations. Où en est leur discussion ? Peuvent-ils aboutir ? La demande porte sur une règle de marché, pas sur une subvention supplémentaire.

    Le député répond précisément. Les négociations entre rapporteurs sont en cours, avec notamment Jérémy Decerle pour le groupe Renew. Deux pistes sont défendues : un prix minimum d’entrée ou des droits de douane variables. L’objectif est de disposer d’une protection qui fonctionne, là où, selon Éric Sargiacomo, les mécanismes de sauvegarde existants ne répondent pas correctement aux difficultés de la filière. Il indique aussi la condition politique pour avancer : le Conseil, où siègent les États, doit soutenir la démarche aux côtés du Parlement.

    La différence avec une simple marque de sympathie est considérable. Les professionnels connaissent les solutions discutées, les élus qui les portent et le niveau auquel il faut encore agir. Leur problème n’est plus seulement exposé devant une salle : il est entré dans la négociation d’un texte. C’est une étape, pas encore une victoire commerciale, mais c’est déjà une prise sur la décision.

    Ce que les filières ont déjà construit

    À la tribune de l’assemblée générale d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla
    À la tribune de l’assemblée générale d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla

    Dans la salle, les représentants de l’élevage ramènent le débat à ce qui existe. Olivier Robert, qui intervient pour les filières animales réunionnaises, rappelle qu’elles se sont construites avec des outils européens adaptés à leurs réalités. Le représentant des filières animales guadeloupéennes dit, lui aussi, ce que le POSEI a permis : maintenir et développer la production locale. Ils ne parlent pas d’un projet encore hypothétique, mais d’une organisation économique que leurs territoires risqueraient de fragiliser.

    À cette inquiétude, Éric Sargiacomo apporte une autre réponse opérationnelle. Il entend reprendre dans la réforme des marchés agricoles le dispositif de cotisations interprofessionnelles utilisé à La Réunion, avec la possibilité de l’étendre à d’autres territoires. Ces cotisations interprofessionnelles étendues, ou CIE, permettent de faire contribuer les acteurs d’un marché, y compris les importateurs, à des actions en faveur des producteurs locaux. Le principe est explicité dans les travaux parlementaires français consacrés à leur mise en œuvre.

    Pour le député, ces outils et le POSEI sont complémentaires. Il faut pouvoir conserver ce qui fonctionne, le sécuriser et le rendre utile ailleurs, sans remplacer un soutien par un autre. La réponse est moins spectaculaire qu’une annonce de milliards, mais elle touche à la capacité des professionnels à financer et organiser leur développement.

    Sur le doublement du POSEI, en revanche, Éric Sargiacomo refuse de promettre l’improbable. Il ne croit pas pouvoir l’obtenir dans les négociations présentes, mais maintient l’objectif d’une augmentation. Cette franchise compte aussi : une organisation qui défend les producteurs a besoin de savoir ce que ses interlocuteurs peuvent réellement soutenir, et où se situent les obstacles.

    « Ce n’est pas un cadeau, encore une fois. C’est une nécessité pour l’Europe. »Éric Sargiacomo, à propos du soutien aux territoires ultrapériphériques.

    Sauver le POSEI, mais lequel ?

    Benoît Lombrière, délégué général d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla
    Benoît Lombrière, délégué général d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla

    Benoît Lombrière a posé trois exigences qui empêchent de se satisfaire trop vite : un POSEI autonome, conservant toutes ses composantes et doté de moyens revalorisés. Un règlement peut garder son nom tout en perdant les dispositions qui le rendent efficace. Une enveloppe peut être maintenue et permettre moins de choses, lorsque les coûts augmentent.

    C’est pourquoi Eurodom ne demande pas seulement que le sigle réapparaisse. Il faut préserver l’instrument lui-même et sa capacité d’action. Benoît Lombrière rappelle que le budget européen n’a pas été revalorisé depuis 2010 et que les États ont dû accroître leurs compléments nationaux. Derrière cette discussion juridique et financière se trouve une question simple : le soutien de demain permettra-t-il encore aux filières de faire leur travail ?

    Une équipe qui prépare le terrain

    Ces échanges ne commencent pas avec l’ouverture des micros. Isabelle Le Callennec rappelle l’appel signé l’année précédente pour maintenir les régions ultrapériphériques au cœur du prochain budget européen. La rencontre organisée par Eurodom avait déjà servi à formaliser un engagement. Un an plus tard, la députée revient avec des textes à examiner et des propositions de travail. Cette continuité donne à l’assemblée une autre portée qu’un rendez-vous annuel : elle permet de demander où en sont les engagements pris.

    L’équipe d’Eurodom expose, de son côté, des demandes suffisamment précises pour être reprises par les élus. Benoît Lombrière distingue les garanties nécessaires à l’agriculture et les adaptations attendues pour la pêche. Perrine Orosco-Le Fournis relie les règles sur le carbone, les aides d’État, les échanges commerciaux et la protection de la production locale. Gérard Bally rappelle l’exigence politique qui les rassemble. Il faut pouvoir parler d’un même dossier avec un producteur, un parlementaire ou la Commission, sans perdre en route ce qui importe au premier.

    Raffaele Fitto reconnaît d’ailleurs l’utilité de cette expertise de terrain. La nouvelle stratégie européenne pour les régions ultrapériphériques et le paquet réglementaire qui l’accompagne ont été préparés, explique-t-il, avec les régions, les États, les entreprises et leurs partenaires. Il les remercie pour leurs contributions et demande que ce dialogue se poursuive. Ruddy Blonbou, représentant de la Conférence des présidents des régions ultrapériphériques, décrit lui aussi le résultat d’une mobilisation collective et d’un dialogue permanent avec le monde économique.

    Le résultat est collectif, comme le sont les moyens d’y parvenir. Aux professionnels, aux régions, aux États et aux parlementaires revient leur part de l’effort. Dans cet ensemble, plusieurs interventions mettent en lumière la contribution d’Eurodom : réunir les acteurs, entretenir leur coopération et faire passer leurs demandes dans les négociations. Jérémy Decerle salue précisément cette capacité à rassembler des forces qui, sans cela, pourraient défendre séparément les mêmes intérêts.

    « Pas que pour se retrouver et se faire plaisir, mais justement pour réfléchir, proposer. »Jérémy Decerle, sur la capacité de rassemblement d’Eurodom.

    Carbone et octroi de mer : des avancées à mesurer précisément

    Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, lors de son message vidéo à la conférence d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla
    Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen, lors de son message vidéo à la conférence d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla

    Sur le carbone aux frontières, Younous Omarjee annonce une étape importante : le Parlement européen a voté en faveur d’une disposition d’exemption pour les RUP. Il relie explicitement ce dossier aux coûts de production et à la vie chère. La position obtenue doit toutefois encore être défendue dans la négociation avec les autres institutions. Un soutien parlementaire est acquis, pas encore l’issue définitive.

    Sur l’octroi de mer, Perrine Orosco-Le Fournis souligne la proposition de prolonger jusqu’en 2030 le régime européen permettant des différentiels de taxation au bénéfice de la production locale. Pour les entreprises, cette visibilité est importante. Il s’agit d’une proposition à faire aboutir, et non de l’annonce d’un dispositif définitivement adopté.

    Ces deux dossiers montrent que défendre la production ne consiste pas uniquement à réclamer des crédits. Cela peut aussi vouloir dire éviter un coût supplémentaire ou préserver une règle qui tient compte des conditions locales.

    Une annexe peut décider du sort d’un projet

    Isabelle Le Callennec a apporté un document qui ne ferait probablement pas la une d’un journal : l’annexe d’un règlement sur la performance des financements européens. Elle y voit pourtant un enjeu déterminant. Les catégories de projets, les critères et les pourcentages qui y figurent peuvent peser sur l’accès aux fonds. Obtenir une enveloppe ne suffit donc pas si, ensuite, les projets du territoire ne remplissent pas les bonnes cases.

    Sa réponse aux professionnels est une invitation à travailler ensemble sur ce document, puis à déposer des amendements. Elle insiste sur la valeur des informations qu’ils lui transmettent. L’exercice dit beaucoup du métier d’Eurodom : derrière une grande revendication, il faut pouvoir repérer la disposition précise qui bloque, réunir les arguments et trouver l’élu en mesure de la faire évoluer.

    « Je suis prête à faire ce travail-là avec vous. »Isabelle Le Callennec.

    Pour la pêche, la députée propose également de rapprocher les possibilités d’organisation du secteur de celles dont bénéficie l’agriculture. C’est exactement la difficulté exposée par Benoît Lombrière : des professionnels dispersés ne peuvent pas affronter les importations dans les mêmes conditions qu’une filière organisée. Eurodom demande donc un outil spécifique pour la pêche, mais aussi des règles permettant aux pêcheurs de mieux se structurer.

    Narvay Quintero, responsable de l’agriculture et de la pêche au gouvernement des Canaries, apporte à cette demande l’expérience de son territoire. Il décrit les difficultés rencontrées depuis l’intégration des soutiens à la pêche dans un cadre plus général et défend la modernisation des bateaux pour améliorer la sécurité et les conditions de travail. Une revendication portée dans plusieurs régions devient ainsi un dossier commun, étayé par plusieurs expériences.

    Une entreprise martiniquaise dans le débat industriel européen

    Le propos de Perrine Orosco-Le Fournis est tout aussi concret : à quoi sert de soutenir une production si une autre politique vient accentuer son désavantage ? Elle demande de la cohérence entre les aides accordées, les normes imposées et les conditions faites aux produits importés. Elle défend aussi une préférence locale, pour que l’ambition européenne de produire davantage bénéficie réellement aux entreprises ultramarines et à l’emploi dans les territoires.

    Christophe Grudler répond en prenant l’exemple de la Martinique. Dans les travaux sur le texte européen consacré à l’accélération industrielle, il indique avoir introduit la possibilité de mieux prendre en compte la production locale. Une collectivité martiniquaise qui passe un marché doit pouvoir trouver, dans ce cadre en discussion, davantage de moyens de solliciter les entreprises de son territoire. Le député s’engage à défendre cette orientation dans le texte final. Ce n’est donc pas encore un droit nouveau annoncé aux acheteurs publics, mais une modification portée dans la négociation.

    « Il n’y a pas forcément un surcoût quand on choisit local. »Christophe Grudler.

    Le député cite un autre exemple, moins attendu : l’humidité de la biomasse à La Réunion. Une norme construite à partir des conditions continentales peut mal correspondre aux réalités tropicales. Pour lui, ces différences doivent trouver leur place dans les amendements et les compromis, texte après texte. Voilà ce que peut signifier, très matériellement, la reconnaissance des spécificités ultramarines.

    Thibault Lechat-Vega, vice-président de la Collectivité territoriale de Guyane, pousse le raisonnement : déclarer les petites entreprises éligibles à un fonds ne leur donne pas automatiquement les moyens de rivaliser avec les mieux équipées. Il réclame des appels à projets adaptés, de l’accompagnement, du préfinancement et des règles proportionnées à leur taille. Il reconnaît aussi un progrès : entendre des élus non ultramarins parler spontanément d’un « réflexe RUP » montre que la répétition des échanges a fait évoluer les regards.

    Ne plus être obligés de revenir après coup

    Sérgio Gonçalves, député européen (à gauche), et Sandro Gozi (au centre), à la tribune de la conférence d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla
    Sérgio Gonçalves, député européen (à gauche), et Sandro Gozi (au centre), à la tribune de la conférence d’Eurodom, à Bruxelles, le 13 octobre 2026. Photo Antilla

    Sandro Gozi propose de donner à ce réflexe une méthode : un « test 349 », en référence à l’article du traité qui fonde les adaptations propres aux régions ultrapériphériques. Avant de présenter une mesure économique ou industrielle, il faudrait examiner ses effets sur les entreprises et les marchés de ces territoires. La prise en compte de l’Outre-mer interviendrait au début du travail, plutôt qu’au moment où ses représentants découvrent une difficulté et demandent une correction.

    « Il faut passer d’une logique de réparation en aval à une logique d’anticipation et de compétitivité. »Sandro Gozi.

    L’ambition dépasse la défense d’un programme. Elle vise à changer une habitude européenne : ne plus concevoir les règles comme si toutes les entreprises travaillaient dans le même environnement. Sandro Gozi y associe un changement de regard sur des régions qu’il invite à considérer comme « ultra-centrales » dans une Europe soucieuse de sa présence mondiale. Préserver l’agriculture et la pêche, mais aussi ouvrir davantage de perspectives industrielles, énergétiques et commerciales, fait partie de cette même démarche.

    Travailler ensemble ne signifie pas penser pareil

    Sur le prochain budget européen, Carla Tavares et Elsi Katainen ne défendent pas la même approche. La première refuse que les nouvelles priorités se financent au détriment de l’agriculture et de la cohésion. La seconde insiste sur les contraintes financières des États et l’efficacité de la dépense. Mais Elsi Katainen met, elle aussi, en garde contre la disparition des financements dédiés dans les enveloppes nationales et contre l’effacement du rôle des régions.

    C’est dans cet espace qu’Eurodom doit travailler : trouver des appuis chez des interlocuteurs qui n’ont ni la même géographie ni les mêmes convictions. Jérémy Decerle le dit en évoquant précisément la députée finlandaise : la pertinence des arguments peut faire d’elle une alliée. L’unité utile se construit dossier par dossier, elle ne suppose pas l’unanimité sur toute la politique européenne.

    Tenir les dossiers, tenir les engagements

    Pour Jérémy Decerle, la prochaine étape exige une meilleure coordination entre les ministères, les élus européens, les responsables régionaux et les filières. Il appelle à identifier des chefs de file et estime qu’Eurodom peut pousser chacun à s’organiser. Younous Omarjee souligne, de son côté, que le soutien parlementaire aux RUP s’est élargi, jusqu’à convaincre des députés autrefois réticents. Le travail accompli produit aussi cela : des alliés plus nombreux pour les prochaines décisions.

    Les professionnels ont entendu des réponses, identifié des possibilités d’action et mesuré les résistances. Eurodom a mis en relation des expériences qui se renforcent et des élus capables de les porter dans les textes. Les négociations restent ouvertes, mais elles ne se résument plus, pour ceux qui étaient réunis, à une mécanique lointaine dont il faudrait attendre le résultat.

    C’est là que la conclusion de Gérard Bally retrouve son sens. Reconnaître le travail accompli n’oblige pas à taire ce qui manque encore. Entretenir le dialogue avec la Commission n’interdit pas de la contester fermement. Il demande que les progrès obtenus ne détournent pas l’attention de ce qui reste menacé.

    Au fond, ces travaux posent une question qui parle bien au-delà des spécialistes de l’Europe : quelles activités voulons-nous pouvoir continuer à exercer, et développer, chez nous ? Produire des aliments, transformer des matières premières, investir, embaucher. C’est à cette échelle que les règles discutées à Bruxelles prennent leur sens. Le travail d’Eurodom consiste à ne pas laisser cette question se décider sans les territoires concernés.

    Pour prolonger : la conclusion de Gérard Bally.

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