Après plusieurs semaines de mobilisation des lycéens martiniquais contre leurs conditions d’études, la rectrice Cécile Laloux a présenté mardi un plan d’actions pour l’académie. Au programme : des jeunes associés à la construction et au suivi des réponses, et une priorité donnée à la continuité des cours, avec un remplacement des enseignants absents plus rapide, dès le 3 novembre.
Mardi, au lendemain du premier jour des vacances scolaires de la Toussaint, la rectrice de l’académie, Cécile Laloux, a annoncé un plan d’actions. Depuis le 1er octobre, les lycéens martiniquais avaient fait entendre leur voix contre leurs conditions d’études rejoignant ainsi le mouvement national des lycéens. Si la colère est la même, les revendications diffèrent dans le territoire. Dans les mesures proposées par l’académie « nos jeunes sont pleinement associés à la fois comme porteurs de propositions, ils sont autour de la table pour construire les réponses, ils sont également associés dans le suivi de la mise en œuvre de ces réponses ».
Le bâti scolaire concentre la grogne des lycéens martiniquais, représentant un peu plus de 76% des préoccupations contre 51% dans l’Hexagone.
Des remplacements d’enseignants plus rapides
Au cœur du plan d’actions de la rectrice, assurer la continuité des cours, une des préoccupations des lycéens lorsqu’un enseignant est absent. « Nous avons à travailler sur ce potentiel de remplacement », explique la rectrice. Il y a 94 personnels remplaçants dans l’académie. Pour permettre un remplacement plus rapide, le rectorat veut mettre en place un signalement plus rapide. « La construction d’un réponse de remplacement sera donc plus rapide. »

Cécile Laloux précise que dès la rentrée des vacances de la Toussaint, le 3 novembre, des mesures visant à valoriser le potentiel de remplacement de l’académie. « Je veux qu’au-delà du 3 novembre, nous ayons d’autres jalons temporels qui nous permettent d’apporter des réponses complémentaires. » Janvier 2027, avril 2027, rentrée 2027, Cécile Laloux détaille le calendrier de son plan d’amélioration.
« J’ai dû recruter un contractuel hors académie »
Elle reconnaît qu’il y a des écarts entre les besoins en remplacement et les ressources de remplacement. « Dans une trajectoire pluriannuelle, il nous faudra travailler à faire évoluer nos ressources de remplacement pour qu’elles correspondent mieux à nos besoins. » Cet écart se distingue particulièrement dans les disciplines rares ou celles de l’enseignement professionnel. « Nous avons peu de candidatures sur les offres d’emploi que nous publions. » La rectrice poursuit expliquant qu’il ne s’agit pas d’une question de moyens. « Quand on a un besoin on recrute. Je n’ai pas de limites de moyens mais ma limite ce sont les personnes qui candidatent. » Elle illustre son propos : « En philosophie, j’ai énormément de mal à recruter des contractuels parce que nous n’avons pas de formation universitaire en philosophie dans l’académie. J’ai dû recruter un contractuel hors de l’académie. »
Laurianne Nomel




