Le mardi 20 octobre a été marqué par la poursuite des actions ciblées du RPPRAC, l’instauration d’un couvre-feu et de nouveaux incidents pendant la nuit du 20 au 21. Voici le point à partir des informations publiées mercredi matin, jusqu’à 6 h 27, heure de Martinique.
Mardi : une mobilisation ciblant les enseignes de GBH
Une trentaine de militants se sont regroupés peu avant 15 heures devant Decathlon et Mr.Bricolage, à Acajou au Lamentin, puis ont bloqué leurs entrées. Cette action prolongeait celle menée lundi devant Carrefour Dillon. Ce décompte concerne ce rassemblement précis, pas l’ensemble des personnes mobilisées sur l’île.
Le préfet avait interdit les rassemblements, manifestations et cortèges de 13 heures à 20 heures à Fort-de-France, au Lamentin et à Ducos, en invoquant les violences des nuits précédentes.
Les perturbations ont également affecté les déplacements : les BHNS du TCSP ont été annoncés à l’arrêt mardi jusqu’à nouvel ordre, en raison de la situation à Sainte-Thérèse. Plusieurs axes restaient entravés au matin, notamment dans le Centre.
Un couvre-feu dans six communes
Un couvre-feu a été instauré de 22 heures à 5 heures, pour deux nuits à compter de mardi soir, à Fort-de-France, Schœlcher, au Lamentin, à Saint-Joseph, à Ducos et au Robert. Il concerne les majeurs comme les mineurs.
La nuit du 20 au 21 : incendies et nouveaux barrages
Au Lamentin, à Centre Auto, place d’Armes : huit voitures calcinées et trois autres partiellement touchées.
À Fort-de-France : des affrontements signalés à Sainte-Thérèse et un incendie aux Terres-Sainville.
Sur les routes : des barrages ou obstacles signalés notamment aux Trois-Îlets, à Rivière-Salée, à Redoute, à Jeanne-d’Arc, au Gros-Morne et à Sainte-Luce.
Mercredi au petit matin, des débris gênaient encore fortement la circulation près du rond-point du CHU et de Brasserie Lorraine ; à Pelletier, une seule voie était praticable vers Fort-de-France. Ces indications constituent une photographie du début de matinée.
À Ducos, trois adolescents blessés par balle : lien non établi avec les troubles
Vers 21 h 30 mardi, trois adolescents de 16 à 17 ans ont été blessés par balle dans une résidence proche du stade et transportés au CHU. Un des blessés a été pris en charge en urgence absolue. Les circonstances restent indéterminées et aucun lien avec les violences urbaines n’est établi à ce stade.
La mobilisation observée mardi devant les magasins demeure donc limitée en nombre, tandis que les perturbations nocturnes touchent plusieurs communes. Les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer l’ensemble des violences au RPPRAC.




