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Antilles : plutôt que de parler d’autonomie, rétablissons déjà l’ordre républicain ! Signons l’appel au Président de la République !

novembre 27
20:22 2021

Ceci est une pétition mise en circulation à la suite d’un bout de phrase lancé à la va-vite par le ministre Lecornu, comme pour rappeler aux Antilles leurs « réalités. » Cela à bien fonctionné ! Aux habitants apeurés par cette annonce de prendre les choses en mains pour arrêter la chienlit qui se répand –  Fort le ministre ! Gdc

Monsieur le Président de la République,

Nous, citoyens français, ultra-marins et métropolitains, vous appelons à un sursaut pour reprendre en main la situation qui mine les Antilles et redonner espoir à leurs populations !

Depuis quinze jours, en fait depuis juillet dernier, sur fond de recrudescence de la pandémie de la Covid, la violence monte inexorablement en Guadeloupe et en Martinique : nous en sommes arrivés à un point de quasi-rupture. Les habitants se sentent en danger et vivent dans un véritable climat de guerre civile.

Des armes ont été volées, les réserves des douanes ont été pillées. L’insurrection semble organisée. Des émeutiers bloquent les routes, rançonnent les citoyens, pillent les commerces, brûlent les magasins, tirent sur les policiers, agressent les médecins et les empêchent d’aller soigner leurs patients. Des entraves illicites à la vie normale déguisées en grève générale (aucun salarié d’entreprises privées n’est en grève actuellement) ont été déclenchées la semaine dernière.

La situation pandémique reste extrêmement tendue sur place et les soignants, notamment dans les hôpitaux, sont exténués. Certes, l’annonce hier du report au 31 décembre de l’obligation vaccinale des soignants en Guadeloupe peut se comprendre. Mais le faible taux de vaccination fait craindre le jour où une nouvelle vague de la Covid déferlera sur les Antilles. Doit-on rappeler que la Covid ne fait pas dans la décentralisation. Le virus ne connaît ni les frontières ni les régimes dérogatoires à toute politique de santé publique digne de ce nom. Dans le monde entier, les gens se vaccinent ou aimeraient bien avoir accès au vaccin. Ce dernier n’empêche pas d’ailleurs d’utiliser des plantes et des médecines naturelles, complémentaires des remèdes issus de la recherche scientifique.

Monsieur le Président de la République, l’envoi de forces de l’ordre il y a quinze jours ainsi que votre prise de parole informelle lundi 22 novembre en marge d’une visite à Amiens, appelant au calme, et la réception d’élus ultra-marins par le Premier Ministre le même jour n’ont, hélas, pas calmé la situation.

Et voici que, prenant tout le monde de cours, le gouvernement se dit désormais « prêt » à ouvrir le débat sur l’autonomie de la Guadeloupe. Telle est l’une des annonces de Sébastien Lecornu, Ministre des Outre-mer, dans une adresse aux Guadeloupéens (la Martinique n’est-elle pas aussi en ébullition ?) prononcée dans le journal télévisé de Guadeloupe 1ère et relayée sur Internetvendredi 26 novembre au soir.

Monsieur le Président de la République, cette évocation de l’autonomie est perçue comme une concession inacceptable aux factieux ! Elle peut être interprétée comme une volonté de recul voire de retrait de l’État.

Cette idée de l’autonomie de la Guadeloupe aurait été formulée « en creux par certains élus locaux », au ministre des Outre-mer, selon ses propres dires. Pourquoi donner un tel crédit à des propos qui ne reflètent en rien l’opinion majoritaire des populations françaises des Antilles ?

Car, et c’est le plus rageant, cette chienlit qui paralyse les Antilles Françaises est provoquée par quelques ultras, radicaux et ultra-minoritaires, qui ne représentent en rien ce que pense l’immense majorité des Martiniquais et des Guadeloupéens. Les Antillais ne veulent pas plus d’autonomie, ils veulent de l’ordre, des emplois et des solutions à leurs problèmes du quotidien.

 

Et maintenant ?

Monsieur le Président de la République, l’autonomie n’est vraiment pas le sujet ni la réponse aux problèmes des Antilles ! La Martinique et la Guadeloupe disposent déjà d’une grande part d’autonomie. Les collectivités qui exercent le pouvoir local disposent de compétences qu’elles ont déjà du mal à assumer pleinement. Telle est la vérité !

La priorité, c’est de rétablir l’ordre, de faire lever les barrages, d’arrêter et de juger les malfrats qui sèment la terreur et bloquent les Antilles.

La priorité, c’est que l’État et les collectivités locales permettent à l’immense majorité des médecins et soignants ultra-marins qui appellent leurs coreligionnaires à se faire vacciner de poursuivre leurs efforts d’explication, de pédagogie et de prévention.

La priorité, c’est enfin, une fois la sécurité rétablie, d’ouvrir le dialogue avec les forces vives des Antilles autour d’une annonce claire, ambitieuse, apaisante que l’État et les collectivités locales pourraient porter ensemble.

Annoncer la création de mille emplois aidés dans le secteur non marchand, tel que l’a fait le ministre des Outre-mer, ne suffira pas à calmer la colère qui secoue les Antilles.

Mieux, nous proposons que l’État convoque un Grenelle des Antilles françaises qui réunirait, à Fort-de-France et Pointe-à-Pitre en même temps, toutes les parties prenantes pour affecter des moyens exceptionnels (tous les fonds du plan de relance post-Covid n’ont pas encore été employés) aux urgences les plus vitales des Antilles : la santé, l’eau, l’emploi des jeunes, le tourisme.

De même que les 87% des soignants vaccinés aux Antilles devraient peser plus dans vos décisions que les 13% qui ont refusé de se faire vacciner, de même arrêtons de tendre l’oreille à ceux qui, par la violence ou dans l’ombre, voudraient nous faire croire que les Antillais ne veulent plus de la France. C’est faux !

Ce qui se passe aux Antilles concerne tous les Français et particulièrement tous les Outre-mer : la Guyane, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie qui doit se prononcer une dernière fois sur son destin national le 12 décembre.

Le Général de Gaulle, lorsqu’il se rendit à Fort-de-France en 1962, eut cette parole émouvante et toujours valable aujourd’hui : « Mon Dieu, que vous êtes Français ! »

 

Monsieur le Président, à vous de jouer !

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