January 2006 marked the official start of the CARICOM Single Market after its launch in Kingston, Jamaica. Then, we were hopeful that the Caribbean would see the benefits of the free movement of goods, labour, capital and services across the region.
Late 2025 brought a welcomed development when Barbados, Belize, Dominica and St. Vincent and the Grenadines became the four Member States to implement free movement. However, 20 years later, there has been no remarkable growth of intra-regional trade. The cause of this could be as a result of the endless barriers, boundaries and borders that prevent genuine movement. There’s a popular saying in the world of International Trade that goes “Countries do not trade, but people do”. Simple but profound, it catalyses us to pause and think about what exactly is my role in increasing intra-regional trade?
Your role is simple…you have the power of choice, and you have the power of demand as the consumer. As an introduction to Caribbean Integration and Intra-regional trade, I challenge my students to pick a Caribbean country that is not their own, research ten manufactured products and read the labels especially the ingredients. As simple as this exercise is, it is to introduce my students to the top manufactured goods in a country, as well as the potential for exports within the region. It warmed my heart when the announcement was made that Guyana Shop will be exporting watermelons to Barbados. Now, after 20 years of the launch of the CSM, regional goods are moving more frequently.
Guyana investment opportunities
Un voyage à Georgetown mène immanquablement au marché public animé de Bourda, où l’on trouve des fruits de saison, et à la Guyana Shop, nichée à l’angle des rues Alexander et Robb. Cette boutique regorge de centaines de produits locaux qui devraient figurer dans tous les foyers caribéens. Parmi mes préférés, on compte le bœuf poivré Ashdel’s (prêt à consommer, en boîte), la truite salée Basdeo’s et les chips de plantain au cheddar Ventriz, une création originale. À l’approche du Salon national de l’agriculture (Agrofest) à la Barbade, j’ai hâte de visiter les stands et d’échanger avec les entreprises sur leurs produits, leurs emballages et leur parcours entrepreneurial, notamment leur volonté d’exporter vers le marché barbadien. Grâce à cette connaissance approfondie des produits, je pourrai désormais les commander par leur nom et la quantité souhaitée. Soyons honnêtes, c’est seulement en voyant les produits, en les achetant et en les goûtant, que l’on réalise l’existence d’alternatives viables aux produits importés de l’extérieur de la région, comme le poisson salé et les en-cas.
En général, les produits caribéens dépendent de leurs citoyens et de la diaspora pour pénétrer les marchés. Cependant, il est impératif d’enrayer le déclin du commerce caribéen et d’engager un dialogue constructif sur ces produits, en les nommant clairement. Nous devons élaborer des stratégies précises pour pénétrer les marchés régionaux en nous adressant directement aux consommateurs, en leur proposant des produits et des campagnes marketing efficaces. L’adoption des produits régionaux au sein de la CARICOM soulève une question cruciale : comment les nouveaux produits arrivent-ils de marchés extérieurs ? Nous les accueillons à bras ouverts. Pourtant, lorsqu’il s’agit de produits régionaux, les exigences sont considérablement plus élevées. On a l’impression que les produits extra-régionaux sont considérés comme supérieurs aux nôtres. Par exemple, l’année dernière, le lait reconstitué du Guyana a fait l’objet d’un examen minutieux sur deux marchés de la CARICOM. On peut se demander si les États membres appliquent le même niveau d’exigence aux produits provenant de marchés extra-régionaux.
Face à l’incertitude qui règne dans le commerce mondial, notamment sur le marché américain, les Caraïbes doivent redoubler d’efforts et accroître stratégiquement leur commerce intérieur, en privilégiant les échanges Sud-Sud. Toutefois, le développement du commerce intrarégional n’est pas la seule solution ; il est indispensable d’améliorer considérablement nos infrastructures, de mettre en place des routes commerciales régulières et fiables, d’harmoniser nos politiques commerciales et d’investir dans la création de chaînes d’approvisionnement régionales pour les principales industries caribéennes proposant des produits de niche. Il est également essentiel que nos produits soient conformes aux normes internationales reconnues afin de garantir leur accès aux marchés.
Mais pour que les Caribéens connaissent ces produits, il faut qu’ils aillent les découvrir par eux-mêmes. Et que dire du potentiel du tourisme culinaire et communautaire dans les îles de Grenade, de Trinité-et-Tobago, de la Jamaïque ou de Sainte-Lucie ! Cependant, des améliorations logistiques majeures sont indispensables pour le transport des personnes, que ce soit par voie aérienne ou maritime. C’est pourquoi la dynamique de la libre circulation ne peut se limiter à quatre États membres. La pleine liberté de circulation dans tous les États membres de la CARICOM est ce qui ouvrira véritablement la voie à une collaboration, des investissements, des échanges commerciaux et des liens entre les populations renforcés dans toute la région.