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Source: Émission À Contretemps sur ZITATA TV
En tant que président de l’association Tous Créoles,
j’ai récemment sollicité un grand écrivain martiniquais
pour présenter son dernier ouvrage
dans le cadre de nos cafés littéraires.La réponse n’a pas été un débat.
Pas une divergence argumentée.
Mais des injures.
Mon confrère Edmond-Mariette et moi-,
qui avions exercé notre métier d’avocat
dans une affaire sensible, celle du CEREGMIA, le laboratoire
Pas une divergence argumentée.
Mais des injures.
qui avions exercé notre métier d’avocat
dans une affaire sensible, celle du CEREGMIA, le laboratoire
Économique de l’université
avons été traités de « crapules » par cet auteur de niveau mondialCe mot a traversé mon corps.
Un frisson.
Colère.
Rancœur.
Rancune.
Pendant un instant, j’ai senti monter la tentation
de répondre sur le même registre.
Puis je me suis arrêté.
Et je suis retombé sur ces mots :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis. »
Aimer ses ennemis,
ce n’est pas approuver l’injustice.
Ce n’est pas renoncer à se défendre.
Ce n’est pas accepter l’injure.
C’est refuser que l’injure vous transforme.
Dans notre société martiniquaise déjà fracturée,
où le débat devient trop vite disqualification morale,
nous avons une responsabilité.
Nous pouvons être en désaccord.
Profondément.
Mais nous ne devons pas nous déshumaniser.
Exercer la défense,
c’est exercer un métier noble.
C’est défendre un principe :
le droit pour chacun d’être entendu.
On peut contester une position.
On ne devrait jamais insulter une personne.
La colère est humaine.
La dignité est un choix.
Et c’est ce choix que j’ai décidé de faire.
Un frisson.
Colère.
Rancœur.
Rancune.
de répondre sur le même registre.
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis. »
ce n’est pas approuver l’injustice.
Ce n’est pas renoncer à se défendre.
Ce n’est pas accepter l’injure.
où le débat devient trop vite disqualification morale,
nous avons une responsabilité.
Profondément.
c’est exercer un métier noble.
C’est défendre un principe :
le droit pour chacun d’être entendu.
On ne devrait jamais insulter une personne.
La dignité est un choix.
GDC





