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Newsletter du GRS

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décembre 25
00:44 2020
Temps de lecture : 3 minutes

CHLORDÉCONE: L’INLASSABLE COMBAT.


Samedi 12 décembre, la ville de Trinité a été le théâtre d’une nouvelle manifestation de Lyannaj Pou Dépolyé Matinik et des organisations solidaires. Cet aprèsmidilà, sur la grande place centrale du bourg en entente avec la municipalité représentée par madame Telle, quelques dizaines de camarades venuEs des quatre coins de l’île, occupaient l’espace sur fond de mer et de ciel bleu bercé par les alizés. Cadre enchanteur pour évoquer une fois de plus le grave dossier qui depuis près de trois ans, et en particulier depuis un fameux forum social, a refait surface dans les consciences, les conversations, les réunions, les mobilisations, les campagnes médiatiques, les interpellations de l’État avec la participation inégale mais indiscutable d’un certain nombre d’éluEs amenéEs par l’initiative du mouvement social à se retrouver côte à côte. 
Après une manifestation de rue qui frappa les passants mais aurait sans doute rencontré un public plus large le matin, les oratrices et orateurs ont tour à tour évoqué l’histoire de la mobilisation (jusqu’aux 31 associations engagées, aux plus de soixante personnels de santé, aux plus de 70 artistes, toutes et tous nommés et applaudiEs par l’assistance, les différents aspects du combat (agriculture, ouvrierEs agricoles, santé, environnement, pêche..) sans oublier le volet judiciaire à propos duquel il a été question d’un tribunal citoyen international déjà en préparation et dont on entendra parler de plus en plus. 
Auparavant les 10 exigences de la lutte avaient été épinglées sur la sous-préfecture comme le 7 novembre précédent à la préfecture à Fort de France.

Avant les prochaines mobilisations de rues, une nouvelle rencontre de toutes les forces impliquées dans le combat des ouvrierEs agricoles se tiendra le mercredi 6 janvier 2021 à la maison des syndicats à 18h. Pour bien commencer l’année aux côtés de victimes emblématiques de ce crime colonial d’État

HÔTEL BATELIÈRE : SALARIÉS EN COLÈRE
Le rassemblement des salariéEs de l’hôtel n’a pas pour seule motivation la prime de fin d’année objet d’un jé makak de la direction, mais un ensemble de méthodes de direction, d’incapacité de prendre les bonnes décisions faute de consulter sérieusement les instances du personnel. Le plus grave est le mépris qui apparaît dans la conviction des chefs que le bon cadre, le bon chef est nécessairement venu du froid comme le directeur lui-même. Cela n’a pas d’autre nom que le racisme. Inutile de dire que sa pé ké pasé ! 

MONTÉE DE TENSION EN KANAKY ET NÉCESSAIRE SOLIDARITÉ ANTICOLONIALISTE


La discrétion des médias sur la poussée de fièvre qui affecte la Kanaky impose de ne pas saisir l’importance des enjeux. Et pourtant ! La question posée est simple : l’ usine de Nickel qui est au cœur du conflit vatelle tomber aux mains d’une multinationale classique ou celles d’une structure associant une province contrôlée par les indépendantistes Kanaks et une société privée sud coréenne ? Les politiciens caldoches et leurs alliés sont vent debout contre cette dernière hypothèse. On voit ainsi que le débat sur l’avenir du territoire n’est pas seulement un conflit sur les institutions et la question du « statut » d’indépendance ou pas. Ce débat en recoupe logiquement un autre : qui doit contrôler les richesses du pays ?

La nervosité violente des ennemis de l’indépendance, les Caldoches pour l’essentiel, est attisée par leur compréhension d’un falt électoral clair : les progrès des indépendantistes au dernier référendum suggèrent l’espoir d’une victoire à la prochaine échéance.

L’affrontement actuel a une signification évidente pour toutes les dernières colonies de la France dont nous-mêmes. Sous des formes diverses, le même problème se pose: qui doit contrôler les ressources des pays en question ? L’essence du colonialisme est de toujours chercher moyen d’accroître sa puissance sur le dos des peuples. La tâche de ceux-ci est de défendre leur droit au développement pour assurer leur avenir.

Nous sommes donc évidemment du côté des Kanaks et de leurs organisations :les historiques comme le FLNKS et les plus récentes comme le syndicat USTKE  et son bras politique le Parti Travailliste qui affichent nettement leurspréoccupations sociales.

Le communiqué publié par le GRS et la pose de banderoles exprimant notre solidarité avec le peuple kanak sont la manifestation d’une vigilance contre lesvieux démons du colonialisme français dont nous sommes bien placéEs pour connaître la malfaisance tardigrade. 

TAN WOBÈ.1943 ET DÉC 59 : 2 ÉVÈNEMENTS À LIER ET À REVISITER

Seize ans séparent ces deux révoltes.  Juin 1943 : les Martiniquais/es en dissidencesubliment leur « patriotisme français ». Décembre 1959 : ils s’insurgent de la part d’échec de l’assimilation. Cette année, on a beaucoup parlé des processus de mobilisation populaire de ces deux moments. Les militantEs  ont besoin de cette réflexion pour les processus à venir. Révolution Socialiste apportera sa pierre à cette tâche. Le trajet de Frantz Fanon entre ces deux dates est très signifiant.


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