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Quand Facebook, Instagram, WhatsApp tombent en panne, la planète s’arrête de tourner et Mark Zuckerberg est incapable de donner une explication

octobre 06
06:50 2021
Temps de lecture : 4 minutes
Cette photo prise à Moscou le 5 octobre 2021 montre les logos de Facebook, de WhatsApp et d’Instagram sur un écran de smartphone.
Cette photo prise à Moscou le 5 octobre 2021 montre les logos de Facebook, de WhatsApp et d'Instagram sur un écran de smartphone.
©Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

ATLANTICO BUSINESS

Aucune explication. Le patron de Facebook a pourtant perdu 6 milliards de dollars dans la journée, mais il s’en moque. Le monde s’est arrêté de tourner, plus de 3 milliards d’humains ont été privés de communication et ça ne trouble personne…

Vingt-quatre heures plus tard, la seule chose dont on soit à peu près sûr, c’est que Mark Zuckerberg, patron du groupe Facebook, a perdu entre 6 et 10 milliards de dollars en bourse à cause de la chute de l’action. Il a donc payé cher cette panne mais tout se passe comme s’il s’en foutait… Et vraisemblablement, il doit s’en moquer.

Cette panne gigantesque ne semble d’ailleurs pas émouvoir les élites mondiales puisque,

 24 heures plus tard, personne ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé. Et c’est à peine croyable. Quand les plus grands réseaux sociaux de la planète se sont arrêtés de fonctionner, ce sont plus de 3 milliards d’êtres humains qui, dans le monde, se sont retrouvés sourds et muets, isolés – certains paniqués.

Cet arrêt de communication a touché les réseaux sociaux de Facebook et Instagram, ainsi que les applications de messagerie, Messenger et WhatsApp. Toutes ces plateformes totalisent plus de 3 milliards et demi d’utilisateurs actifs par mois.

L’impact mondial est donc retentissant. La panne a duré 6 heures, une durée et une ampleur sans précédent, et les choses sont revenues progressivement dans l’ordre au cours de la nuit.

La première conséquence financière de ce disfonctionnement a touché les marchés boursiers de New-York. Le titre de Facebook a perdu près de 10 %. Ce qui, pour son principal actionnaire, qui détient une bonne partie de sa fortune en titres, représente une perte aux environs de 8 milliards de dollars.

On passera sur les dégâts provoqués chez les utilisateurs, parce qu’ils sont très difficiles à évaluer. Les particuliers sont rares à monétiser leurs pratiques quotidiennes, mais les entreprises, elles, se sont trouvées dans l’impossibilité d’accéder à certains de leurs clients ou leurs salariés. Facebook ou Instagram sont des réseaux sociaux sur lesquels beaucoup font du business. Il y a beaucoup de publicité et beaucoup de marketing sur les réseaux sociaux, et Facebook monétise son espace très cher.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la capitalisation boursière de Facebook est aussi lourde, la plaçant dans le top 5 des entreprises mondiales les plus chères, avec Amazon, Alphabet – le holding de Google, Apple ou Microsoft.

Facebook et les autres GAFAM sont devenues indispensables à des milliards d’humains pour l’équilibre de leurs liens sociaux, pour leur éducation, leur santé et leurs approvisionnements.

Le plus incroyable dans cette affaire est que personne chez Facebook n’ait pu expliquer le pourquoi de cette panne. Le communiqué officiel parle de la réinitialisation de serveurs qui aurait entrainé un bug généralisé, mais personne n’a compris ce qui s’était passe réellement.

Une panne ? Possible mais laquelle ? Une cyber attaque ? Evidemment, tous les services secrets se sont inquiétés parce que c’est peut-être l’hypothèse la plus probable, mais de qui ? Et pourquoi ? Des spécialistes ont remarqué des changements inhabituels sur les chemins informatiques d’accès aux réseaux de Facebook juste avant la panne, sans pour autant savoir d’où cela provenait.

Cette affaire est loin d’être terminée, parce qu’elle va obliger les entreprises et les Etats à s’interroger très sérieusement sur la responsabilité de telles organisations. Hors conséquence sanitaire, cette panne mondiale d’un réseau se révèle finalement d’une ampleur plus conséquente qu’une panne géante d’électricité à New York ou même en France. C’est arrivé. Et ce qui est arrivé sur les réseaux électriques aux États-Unis comme en France a provoqué des enquêtes approfondies sur les causes et les responsabilités et entrainé des décisions de contrôles et de changements dans des directions importantes.

La panne sur Facebook a d’ailleurs eu des répercussions sur le fonctionnement d’Amazon et de Google qui ont été eux aussi chahutés en bourse, parce qu’ils ne semblent pas à l’abri d’une telle crise.

Dans un contexte où Facebook se retrouve face à une lanceuse d’alerte, ancienne employée, qui accuse le groupe de préférer les profits au détriment de la sureté de ces applications, l’affaire tombe on ne peut plus mal. Mais les utilisateurs n’ont pour l’instant jamais fui les services proposés, comme le démontre la courbe des utilisateurs actifs par mois, qui n’a jamais cessé de croitre.

Cette affaire met en évidence le rôle pas ordinaire de ces entreprises mondiales. On a souvent craint leur surpuissance et leur capacité à peser sur le fonctionnement de la démocratie, on sait désormais qu’ils seraient capables de paralyser complètement la vie sur toute une partie du globe.


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