Quelles adaptations locales des mesures gouvernementales pour le deconfinement ?

Quelles adaptations locales des mesures gouvernementales pour le deconfinement ?

Quelles adaptations locales des mesures gouvernementales ?
(Source:Contact Entreprises.)
Jusqu’où pourra t-on territorialiser les mesures annoncées par le Premier ministre ? Le préfet entrebâille une porte. Nos élus s’y engouffreront-ils ?

Dans son discours devant les députés sur les mesures gouvernementales de déconfinement à partir du 11 mai, le Premier ministre a laissé la porte ouverte à une « territorialisation » des mesures proposées. En clair, il appartient aux préfets avec les élus locaux d’adapter certaines décisions à partir d’un dénominateur commun.Et ce point de calcul, c’est la réalité sanitaire du territoire concerné au matin du 11 mai prochain.

Aussi, Stanislas Cazelles, le préfet de Martinique, s’est appuyé largement sur cette ouverture des possibles pour tenter de décliner ce que sera la Martinique, le 11 mai prochain.

Il y a pour cela deux grandes hypothèses.

La première concerne une dégradation de la situation sanitaire actuelle. C’est-à-dire, une augmentation du nombre de cas de personnes contaminées par le Covid-19.
Dans ce cas, le drapeau rouge qu’a agité le Premier ministre pour les territoires à risque sera de mise.
Et donc, toutes les mesures limitant le déconfinement, voire de maintien du confinement
seront appliquées.

Objectif : passer au vert

Dans l’hypothèse plus optimiste mais aujourd’hui réaliste au regard de la limitation de la propagation du virus sur notre île, le plan vert du Premier ministre pourra se développer et peut-être même pour certaines spécificités, aller au-delà.
Donc, le premier objectif pour Stanislas Cazelles, c’est de « passer au vert » d’ici le 11 mai et donc d’approcher au mieux le graal de zéro circulation du virus. Pour cela, il lance un appel au respect des mesures actuelles de confinement qui, au regard des statistiques sanitaires, sont relativement efficaces sur notre territoire. L’idée étant de ne pas tout gâcher par des excès inconsidérés.

Et ces excès, il entend les éviter autant aujourd’hui, qu’à partir du 11 mai prochain. D’où, comme l’a fait le Premier ministre, d’appuyer son vocabulaire sur le concept de la « progressivité ».

Par exemple, si plusieurs commerces pourront ouvrir le 11 mai avec un respect des
règles sanitaires, d’autres comme les bars ou restaurants, resteront fermés au moins
jusqu’au 1er juin. Il en sera de même des plages.

Aux élus de prendre la main.

Toujours sur cette base d’adaptabilité en fonction de l’état de santé du territoire face au
virus, le préfet souhaite qu’un certain nombre de décisions soient prises en accord avec
les élus locaux. Ce sera notamment le cas sur la décision ou non de maintenir la
fermeture des commerces à 19 heures ou encore, de faire perdurer le couvre-feu entre
20 heures et 5 heures du matin.

La question du retour à l’école devrait aussi faire partie de cette concertation. Mais,
compte tenu des positions relativement tranchées de certains élus locaux et
particulièrement du président Alfred Marie-Jeanne, à la CTM, Stanislas Cazelles, botte
plutôt en touche. Il se contente de noter laconiquement qu’il appartient aux élus de
prendre leurs responsabilités.

D’une manière générale, le représentant de l’État, laisse cependant entendre que le
déconfinement de la Martinique appartient aux Martiniquais.

Sur le plan sanitaire et du civisme, il a parfaitement raison. Sur le plan des décisions
politiques possibles et ce, dans le cadre des règles fixées par le gouvernement, il reste
encore à nos élus à nous le prouver.

Des masques « comme une brosse à dent »

C’est sans doute, sur cette question que l’optimisme du préfet Stanislas Cazelles, est le plus affirmé. « L’objectif est qu’un mois après le déconfinement, les Martiniquais pourront se procurer un masque grand public comme ils achètent une brosse à dent… »
En plus, ce masque appelé à devenir d’usage courant, le préfet l’envisage quasiment comme un produit d’intérêt local dans la mesure où selon lui, les besoins de la population pourraient en grande partie être supportés sans l’apport de l’importation.
Il préconise que l’autoproduction de masques soit encouragée au niveau des. collectivités, des entreprises etc.
Quoi qu’il en soit, trois grands canaux de fournitures se dessinent :
– la distribution des masques sanitaires destinés aux professionnels de santé continuera à être gérée par les services de l’État (ARS) ;
– les masques à destination des publics vulnérables le seront par l’État et les collectivités locales (CCAS par exemple) ;
– les masques grand public seront eux, disponibles dans les pharmacies et les commerces de toutes catégories


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