Ce mardi, Virginie Averous a officiellement pris ses fonctions de sous-préfète de l’arrondissement de la Trinité, lors d’une cérémonie de dépôt de gerbe en présence d’une large représentation d’élus, de forces de l’ordre et de la population. Arrivée de Marseille où elle suivait le plan présidentiel « Marseille en grand », cette sous-préfète expérimentée découvre la Martinique pour la première fois. Elle arrive avec une feuille de route claire et un enthousiasme affiché.
Virginie Averous n’avait jamais mis les pieds en Martinique avant ce 1er septembre. C’est donc une découverte totale qui s’amorce pour la nouvelle sous-préfète de l’arrondissement de la Trinité, qui arrive directement de Marseille où elle exerçait depuis quatre ans en tant que sous-préfète chargée du suivi du plan Marseille en grand, sous l’autorité du préfet des Bouches-du-Rhône.
Son profil n’est pas celui d’une novice en outre-mer. Avant Marseille, elle a passé cinq ans à Mayotte. « Les régions ne se ressemblent pas, mais j’ai déjà cette expérience », dit-elle. La cérémonie d’installation, avec le conseil municipal au complet, le sénateur, le député suppléant, les forces de l’ordre et de nombreux porte-drapeaux, lui a donné une première mesure de ce que représente la fonction. « C’est la première cérémonie d’installation que je réalise. Je suis très honorée, très fière, et très heureuse. »
Un arrondissement aux défis multiples
Avant d’arriver, Virginie Averous s’est renseignée. Elle connaît déjà les grands enjeux de cet arrondissement côtier sur la façade atlantique : les sargasses, le déclin démographique, les défis de développement économique. « Je pense qu’il y a plein de choses à faire », résume-t-elle sobrement. Sa méthode : être sur le terrain, à l’écoute des élus, et faire confiance aux équipes de la sous-préfecture.

Le préfet lui a d’ores et déjà fixé une priorité : les sargasses. « C’est un dossier qui va beaucoup m’occuper. C’est un défi pour les populations qui y sont soumises, mais aussi un défi économique et écologique. Je dois comprendre techniquement le sujet et identifier les leviers à activer. » Les rendez-vous s’enchaîneront rapidement : la maire de la Trinité dès le lendemain, puis l’ensemble des maires de l’arrondissement, les présidents de Cap Nord et de la CTM. « Je vais aller chez chacun d’eux pour qu’ils me fassent découvrir leur commune et leurs sujets. Je suis vraiment là à leur écoute. »
Sur la durée de sa mission qui s’inscrit dans un contexte de proche échéance présidentielle, elle répond avec humour : « J’ai eu un préfet qui disait que nous sommes là jusqu’au mercredi suivant. » Virginie Averous conclut : « Il faut prendre le temps de s’ancrer pour voir les résultats de son action. »
Laurianne Nomel





