Coronavirus : Créé à Montpellier, le premier test virologique salivaire va être commercialisé en juin

Coronavirus : Créé à Montpellier, le premier test virologique salivaire va être commercialisé en juin

TESTS VIROLOGIQUES Le premier test virologique salivaire baptisé EasyCov a été créé et développé par un consortium d’entreprises et chercheurs français, basés pour l’essentiel à Montpellier

Jérôme Diesnis20Minutes.fr
  • EasyCov est un test salivaire « qui répond à beaucoup d’attentes : urgence, sûreté, simplicité, économie, mobilité » selon ses concepteurs. En moins d’une heure, par un simple prélèvement salivaire, un sujet sait s’il est atteint du Covid-19.
  • Le laboratoire de recherche du CNRS Sys2Diag et les entreprises Skillcell et Vogo font partie du consortium français à l’origine de la création et du développement de ce test.
  • L’armée a accompagné son élaboration en commandant des milliers de tests. La Région a contribué à financer son développement pour 437.000 euros.

Chercheur au CNRS, Franck Molina en est persuadé. « Une étape décisive a été franchie (…) Je suis convaincu que ce test de dépistage salivaire, EasyCov, marquera une véritable rupture dans la lutte contre le Covid-19. »

Alors que les scientifiques du monde entier s’activent à trouver une parade au coronavirus, l’annonce de la création d’un test salivaire fiable, facile à réaliser et au verdict rapide (moins d’une heure) pour savoir si le sujet est atteint par le Covid-19, est une avancée considérable. Et il place la France et Montpellier au cœur de la recherche mondiale.

Des essais cliniques réalisés au CHU de Montpellier

Le consortium à l’origine de ce test salivaire de dépistage est formé par la société de biotechnologie Skillcell, du laboratoire de recherche du CNRS Sys2Diag, situé dans la préfecture de l’Hérault, et de la société Vogo, elle aussi basée à Montpellier. Les premiers essais cliniques réalisés par le CHU de Montpellier auprès de180 personnes (patients et soignants) ont donné des résultats satisfaisants. Suffisamment pour lancer sa commercialisation en juin, une fois obtenu le label CE. Le test devrait être fabriqué par la société alsacienne Firalis et vendu 20 euros (hors taxes).

EasyCov analyse en moins d’une heure un prélèvement salivaire sous la langue du patient. Après un passage dans deux tubes chauffés à 65 °C, le résultat se traduit par une couleur différente, selon que l’on soit positif ou négatif au Covid-19. « Il s’agit d’une innovation forte qui a été conçue, développée en France et qui sera également produite sur le territoire. Le développement a été réalisé grâce à une diversité de compétences locales qui ont contribué à en faire une solution complète qui répond à beaucoup d’attentes : urgence, sûreté, simplicité, économie, mobilité… », souligne le PDG de Skillcell, Alexandra Prieux.

Implication du ministère des armées

Cette innovation a reçu un fort soutien des politiques publiques. Elle fait partie des projets retenus par l’armée pour faire émerger des solutions « directement mobilisables » dans la lutte contre l’épidémie. L‘Agence de l’innovation de défense avait reçu 2.580 projets après son appel à la mi-mars. Seuls une trentaine ont été sélectionnés. « L’objectif portait essentiellement sur le « dérisquage » de l’innovation et non de financer l’industrialisation », explique Florence Parly, ministre des Armées.

EasyCov a obtenu un financement de 437.000 euros. La région s’apprête à voter, vendredi, en commission permanente, un soutien de 236.839 euros au laboratoire Sys2Diag et à l’Institut de recherche en infectiologie de Montpellier. Vogo de son côté va bénéficier d’une aide de 200.000 euros.

Vogo, un acteur plus connu dans le monde du sport professionnel

L’entreprise est plus connue pour ses solutions de replay dans les enceintes sportives. Sa technologie lui a permis d’intégrer ce consortium. Elle doit sécuriser et automatiser l’analyse des résultats par la lecture colorimétrique du test. « Il a tous les atouts pour accompagner le déconfinement des populations, favoriser la reprise progressive de l’économie du sport et (…) des activités événementielles à forte densité humaine », estime son cofondateur Christophe Carniel.

Vogo avait plongé en bourse, mi-mars, lors de l’arrêt de toutes les compétitions professionnelles. Après l’annonce de sa participation à ce test, sa valeur a retrouvé son cours de début d’année.


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