Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Ary Chalus condamné pour détournement de fonds publics

    septembre 30, 2026

    Décès de Monsieur Gabriel SERVILLE, Président de la Collectivité Territoriale de Guyane

    septembre 30, 2026

    Les aides prolongées face à la hausse des carburants

    septembre 30, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » MIDEM 2026 : Accorder le tempo de la Martinique au rythme du monde
    Repère

    MIDEM 2026 : Accorder le tempo de la Martinique au rythme du monde

    mars 5, 2026Mise à jourmars 7, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

     

    En février dernier, l’association BPM Martinique (Balan Pou Mizik) annonçait son

    déplacement à la 60e édition du MIDEM à Cannes. Ce choix n’était ni symbolique ni

    protocolaire. Il répondait à une conviction simple : dans l’industrie musicale mondiale, tout est une question de tempo.

    Le MIDEM, dans son appellation Marché International du Disque et de l’Édition Musicale, porte en lui une trace historique. Créé en 1967, le MIDEM est l’un des plus anciens rendez-vous professionnels mondiaux dédiés à la musique.

    Pendant des décennies, le MIDEM fut “the place to be” pour les producteurs de disques, directeurs de labels, éditeurs etc… C’est à Cannes que se vendaient les albums, que se négociaient les licences internationales et que se construisaient les carrières mondiales autour d’un catalogue. À l’époque du vinyle puis du CD, le disque était le centre de gravité économique et le MIDEM en était le cœur stratégique.

    Or, aujourd’hui, le disque physique n’est plus le centre de gravité économique de l’industrie musicale. Le streaming domine, les droits voisins se recomposent, la data est devenue stratégique, le live pèse davantage que la vente de supports.

    Aujourd’hui, le MIDEM s’est repositionné comme une plateforme stratégique où se

    croisent directeurs de labels et de producteur de spectacles, plateformes numériques, investisseurs, juristes, managers, artistes et décideurs publics mais surtout des artistes, des créateurs.

    On y parle intelligence artificielle, export, data, streaming, live, financement, propriété intellectuelle. On y observe les mutations en cours. On y anticipe les prochaines ruptures.

    Le MIDEM 2026 en chiffres c’est :

    4 000+ professionnels internationaux (B2B)

    12 000+ participants au MIDEM Live

    3 jours de conférences et rencontres

    Le véritable enjeu : l’accès au savoir et aux réseaux

    Ce que révèle le MIDEM 2026, ce n’est pas seulement l’évolution des tendances. C’est l’importance cruciale de l’accès aux réseaux professionnels.

    Durant ces journées, des responsables de plateformes comme YouTube, TikTok ou Spotify ont partagé des données, des stratégies de visibilité, des analyses d’algorithmes. Des juristes ont détaillé les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Des producteurs ont expliqué leurs stratégies d’export vers l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique latine.

    Dans un monde où les décisions se prennent à la croisée de la data, du droit et du

    marketing numérique, le talent seul ne suffit plus. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est l’accès à l’information stratégique.

    Quid de la Martinique au MIDEM ?

    La présence de la Martinique dans l’histoire du MIDEM s’est matérialisée au début des années deux-mille avec l’association du Comité Martiniquais de la Musique.

    Une délégation d’une dizaine de professionnels et d’acteurs de la musique Martiniquais s’était déplacée pour représenter la Martinique et ses productions à Cannes pendant près de 3 jours.

    Qu’en est-il de 2026 ?

    La Martinique était représentée en autres par l’artiste Maureen, célèbre chanteuse

    martiniquaise de Shatta qui était conviée pour une masterclass YouTube intitulée

    «vidéoclip, identité, innovation et grand écrans»

    Sinon, pas de délégation structurée, pas d’artistes martiniquais programmés. Peu ou pas de producteurs, managers ou éditeurs identifiés.

    Cette situation n’est pas propre au MIDEM. Elle se répète régulièrement dans d’autres rendez-vous majeurs comme le MaMA Music & Convention à Paris ou les Biennales Internationales du Spectacle à Nantes.

    Que faut-il y voir ? un manque de moyens ? d’informations ? d’intérêt ? de vision ? de

    structuration ? Ou simplement un décalage dans la compréhension des enjeux

    contemporains ?

    Car aujourd’hui, dans l’industrie musicale mondiale, l’invisibilité a un coût. Si les artistes, producteurs et managers et tout autres professionnels martiniquais ne participent pas à ces espaces d’échange, ils évoluent avec un décalage structurel. Non pas par manque de créativité, mais par manque d’exposition aux dynamiques globales.

    Se déplacer… mais aussi faire venir

    La réponse n’est pas uniquement de voyager. Certes, il est indispensable que des

    délégations martiniquaises participent à ces grands rendez-vous internationaux, mais il est

    tout aussi stratégique de faire venir l’expertise en Martinique

    Il ne s’agit pas de reproduire le MIDEM mais il s’agirait d’adapter les contenus et

    thématiques de ces salons pros à notre insularité, aux spécificités qui sont les nôtres, à

    notre positionnement caribéen et diasporique.Créer ces espaces, c’est réduire l’écart, c’est transformer la périphérie en plateforme

    stratégique.

    Pourquoi ne pas imaginer, sur notre territoire :

    Des rencontres professionnelles adaptées à nos réalités économiques ;

    Des ateliers pratiques sur la monétisation digitale ;

    Des conférences sur l’intelligence artificielle et les droits d’auteur ;

    Des sessions de formation sur l’export caribéen et diasporique ;

    Des espaces de networking entre acteurs locaux et intervenants internationaux.

    La jeunesse : une urgence stratégique

    L’enjeu est encore plus crucial pour les nouvelles générations.

    De jeunes artistes, managers, producteurs martiniquais émergent chaque année, maîtrisant

    les codes visuels, les réseaux sociaux, les tendances musicales.

    Mais combien ont déjà échangé avec un juriste spécialisé en droit musical ? Combien

    comprennent réellement les mécanismes de répartition des revenus sur les plateformes ?

    Combien savent structurer un catalogue, négocier un contrat ou optimiser leur présence

    algorithmique ?

    Comment demander à un jeune professionnel de la musique d’être compétitif à l’échelle

    mondiale s’il n’a jamais rencontré un responsable de plateforme ou un export manager ?

    L’accès précoce à l’information, au mentorat et aux réseaux doit devenir une priorité

    stratégique.

    Intelligence artificielle et export : accélérateurs ou

    facteurs d’exclusion ?

    Sur la question de l’export, des exemples comme celui de la South Korea démontrent

    qu’une stratégie coordonnée entre acteurs publics et privés peut transformer une scène

    locale en puissance mondiale.

    La France dispose d’outils structurants comme le Centre national de la musique pour

    accompagner l’internationalisation. Encore faut-il que les territoires s’en saisissent

    pleinement.

    La Martinique a du talent.A-t-elle une stratégie export lisible et coordonnée ?

    De l’observation à l’action

    Le MIDEM 2026 n’était pas simplement un salon professionnel. Il a agi comme un

    révélateur. Il a montré que l’industrie musicale mondiale avance vite. Les discussions ont

    montré que les territoires qui anticipent ces transformations prennent une longueur

    d’avance. Ceux qui les ignorent risquent d’être marginalisés et a l’écart du tempo mondial.

    Il a confirmé que l’accès aux réseaux est déterminant. Il a souligné que l’intelligence

    artificielle et la data redessinent les rapports de force.

    Sur la question de l’export, des exemples comme celui de la South Korea démontrent

    qu’une stratégie coordonnée entre acteurs publics et privés peut transformer une scène

    locale en puissance mondiale.

    Face à cela, la Martinique a un choix, subir les transformations en périphérie ou organiser

    les conditions de sa participation active.

    Créer des rendez-vous professionnels sur le territoire, structurer des délégations à

    l’international, identifier et valoriser les compétences locales, former la jeunesse aux réalités

    économiques du secteur.

    L’enjeu dépasse la culture, il est économique, éducatif et stratégique.

    La Martinique a du talent. La question est désormais simple :

    Veut-elle peser dans l’industrie musicale mondiale ou se contenter d’y exister.
    Thomas Boutant. 

    ARTICLES SEMBLABLES

    Notions de droit et de finances publiques pour comprendre l’endettement de la CTM

    septembre 20, 2026

    Trois lycées et la crise financière de la Région Martinique sous Camille Darsières

    septembre 19, 2026

    L’octroi de mer, une taxe colonialiste à remplacer. Par Maurice Laouchez

    septembre 19, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    mercredi 30
    septembre
    74,8 %
    année 2024
    En 2024, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a vendu les trois quarts de ses exportations à ses voisins caribéens.
    42,6 M$ vers la Caricom
    56,9 M$ exportations totales
    L’île n’exporte que 11 % de la valeur de ce qu’elle importe.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Où acheter en Martinique ? Les prix du logement commune par commune
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Plus de 800 délégués de 40 pays pour la Semaine caribéenne de l’agriculture en Jamaïque

    Le très honorable Dr Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïqu Plus de 800 délégués de 40 pays se réuniront en Jamaïque, du 27 septembre…

    L’IA pourrait stimuler l’économie latino-américaine et caribéenne de 5,1 % en dix ans, mais les salaires pourraient baisser, selon la BID.

    septembre 26, 2026

    Les pays des Caraïbes élaborent un plan d’action pour inciter le Royaume-Uni à réparer les préjudices liés à l’esclavage.

    septembre 26, 2026

    Déclaration du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM | Visite en Haïti, du 2 au 9 septembre 2026

    septembre 26, 2026

    L’OPS et la CARPHA réunissent 10 pays et territoires des Caraïbes afin d’harmoniser la surveillance des virus respiratoires dans la région.

    septembre 26, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.