Cinq mois plus tard, c’est chose faite. Les 350 collégiens de l’établissement de Pontaléry au Robert retrouvent leur site ce mardi pour la rentrée 2026-2027. La baisse des concentrations de gaz sulfureux mesurée par l’ARS et le GIP sargasses, conjuguée aux actions de ramassage et de collecte menées autour du collège, a rendu possible ce retour. La vigilance reste cependant de mise.
Les sargasses rythment la vie des riverains, des touristes et des collégiens de Robert III. En effet, l’établissement scolaire avait fermé à cause des émanations des sargasses importunant les élèves et les équipes pédagogiques. Aujourd’hui, le bâtiment situé à Pontaléry au Robert est en mesure d’accueillir du public. La Ville a déployé ses moyens techniques afin d’assurer l’ouverture du collège. « Les services ont assuré l’enlèvement régulier des sargasses et engagé des actions destinées à prévenir ou à limiter leur échouage, contribuant ainsi à l’amélioration de la situation aux abords du collège », explique la CTM.
Les 350 élèves feront leur rentrée ce mardi au collège de Robert III. « Cette rentrée sur site est rendue possible par l’évolution favorable des mesures liées aux émanations de sargasses et par les actions coordonnées menées depuis plusieurs mois autour du collège », précise la CTM. L’ARS et le GIP sargasses ont noté des baisses des concentrations de gaz émanant des sargasses en décomposition. « Le dispositif de surveillance restera néanmoins pleinement mobilisé afin de suivre l’évolution de la situation et d’adapter, si nécessaire, les conditions d’accueil au sein de l’établissement », souligne la CTM.
Après cinq mois, retour à Robert III
À la rentrée des vacances de Pâques 2026, les collégiens avaient été délocalisés et accueillis au collège Paul-Symphor au bourg du Robert, établissement moins exposé aux sargasses. La CTM avait d’ailleurs insisté, cette fusion des deux collèges robertins n’était que provisoire. « Il ne s’agit pas de vider Robert III et ne jamais revenir. Il s’agit de tout faire pour revenir. Nous avons des actions de ramassage en mer, des stockages de sargasses avec des barrages », avait alors assuré Serge Letchimy, président du conseil exécutif de la CTM. C’est chose faite. Cinq mois plus tard, la solution provisoire du déménagement de Robert III n’est plus.
Toutefois, la CTM reste prudente sur l’évolution de la situation. « Au-delà de la rentrée, les mesures, les échanges et les actions de prévention se poursuivront. L’ensemble des partenaires demeure mobilisé autour d’une priorité commune : garantir durablement aux élèves et aux personnels les meilleures conditions d’accueil, d’enseignement et de travail. »
Laurianne Nomel





