Air Caraïbes, la compagnie française profitable

Air Caraïbes, la compagnie française profitable

En 2018, Air Caraïbes a vu ses ventes bondir. Elle lancera en décembre le premier A350-1000 en France.

Une nouvelle fois, le petit groupe français Air Caraïbes, qui a donné naissance il y a trois ans à French Bee, une low-cost long-courrier, fait la preuve que le pavillon français sait engranger des profits. Même quand le dollar et le prix du pétrole ne sont pas favorables, ce qui a été le cas en 2018.

Désormais baptisée Groupe Dubreuil Aéro, la filiale aérienne du groupe Dubreuil, présent dans la distribution automobile, de machines agricoles, de matériel de BTP…, se donne ainsi les moyens d’investir dans une flotte dernier cri. Première compagnie française à faire voler l’A350, Air Caraïbes sera fin décembre la première à faire voler sa version longue, l’A350 1000. Une fierté pour Jean-Paul Dubreuil, pilote et fondateur de la compagnie.

En 2018, le nombre de passagers long-courrier d’Air Caraïbes a progressé de 11,5%, à 1,26 million de voyageurs. Sur ses lignes phares vers les Antilles, Paris Pointe-à-Pitre et Paris Fort-de-France, la compagnie voit ses parts de marché progresser régulièrement, au détriment d’Air France, le leader. Air Caraïbes a atteint 38% sur la ligne vers la Martinique et 36% sur celle desservant la Guadeloupe. D’après les calculs des dirigeants du groupe, Air Caraïbes est même devenu numéro un sur la Martinique devant Air France. Elle compte aussi un réseau régional précieux dans les Caraïbes, «proche de l’équilibre», souligne Patrick Malval, président du directoire d’Air Caraïbes.

L’année 2019 devrait être meilleure. Air Caraïbes se renforcera sur Cayenne, Saint Martin et Cuba qu’elle dessert en partage de code avec Corsair.

Le chiffre d’affaires a progressé de 10,5%, à 482 millions d’euros. Mais le résultat opérationnel a baissé passant de 25,3 à 19,6 millions d’euros. L’année 2019 devrait être meilleure. Air Caraïbes se renforcera sur Cayenne, Saint Martin et Cuba qu’elle dessert en partage de code avec Corsair. Le 16 décembre, son premier A350-1000 se rendra dans les Antilles. Il comptera 429 sièges répartis sur trois classes, soit 40 de plus que sur l’A350-900. L’avion lui permettra d’accroître ses recettes tout en réduisant ses coûts.

La sœur cadette, French Bee, qui dessert La Réunion, San Francisco et Tahiti, a fait voler 396.000 passagers l’an passé et en vise 100.000 de plus en 2019. «C’est la voie de l’avenir, estime Marc Rochet, le directeur général de Dubreuil Aéro, au sujet du low-cost long-courrier. Pour réussir sur ce segment, il faut être extrêmement rigoureux, être vigilant sur tous les points. La moindre faute, le moindre détail ne pardonne pas», dit-il. On songe aux difficultés rencontrées par Wow Air, la compagnie islandaise qui a fait faillite fin mars. Avec French Bee, les dirigeants de Dubreuil Aéro disent vouloir avancer pas à pas, en apprenant sur ce marché bien particulier.

Le chiffre d’affaires de French Bee a doublé en 2018 en passant à 196 millions d’euros. En revanche, la petite compagnie qui comprend deux classes, premium et éco, n’a dégagé que 100.000 euros de résultat opérationnel. D’ici à 2022, French Bee doublera sa flotte en passant de trois A350 à six, dont deux A350-1000 livrés en 2021 et 2022.

Source : http://info.economie.lefigaro.fr/

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