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Annie Ernaux : Prix Nobel de littérature, la presse européenne salue sa récompense…

Annie Ernaux : Prix Nobel de littérature, la presse européenne salue sa récompense…
octobre 07
13:12 2022

La romancière française Annie Ernaux a reçu le Prix Nobel de littérature, jeudi 6 octobre. Une consécration de l’écrivaine de l’intime et du monde social applaudie par les journaux européens.

C’est une Française qui fait la Une de nombreux journaux européens ce vendredi 7 octobre. En recevant le Prix Nobel de littérature la veille, Annie Ernaux semble avoir conquis la presse étrangère. Une récompense « cent fois méritée« , commente ainsi Le Soir. « Chapeau« , s’exclame même en français Der Standard en Autriche, qui la qualifie de « superstar« .

Des louanges aux allures d’évidence mais qui n’ont pas empêché l’écrivaine de se déclarer « très surprise » à la télévision suédoise SVTpeu après l’annonce. « C’est une grande responsabilité qu’on me donne« , a-t-elle poursuivi.

Annie Ernaux travaille « de la même manière sur des objets ‘considérés comme indignes de la littérature’, tels l’avortement, le RER, les supermarchés, et sur d’autres, tenus pour plus ‘nobles’ : le temps, la mémoire, l’oubli« , comme le décrit Le Monde. L’Académie suédoise a ainsi décidé de décerner « le plus haut prix littéraire à l’une des grandes représentantes de l’autofiction européenne, auteur d’une œuvre située entre récit et sociologie, féminisme et engagement social« , résume El País.

« Née Annie Duchesne le 1er septembre 1940 dans un milieu modeste, elle a commencé comme professeur de lettres, avant de se lancer dans l’écriture en 1974 avec Les armoires vides« , raconte Le Soir. « Un monologue intérieur violent, où sourdent la colère et l’ambivalence, tandis [que la narratrice] vit un avortement« , dépeint Le Monde. « En 1984, elle reçoit le Prix Renaudot pour La place » [Le Soir], dans lequel elle relate ses souvenirs d’enfance morcelés. « Suivent une vingtaine de titres, souvent autobiographiques, dont le plus connu est sans doute Les Années, en 2008« , indique le quotidien belge.

Toute son « œuvre […] ne pratique l’autobiographie (terme qu’elle récuse, cependant) que pour dire une histoire, des sensations, des émotions communes » [Le Monde]. « En cinq décennies d’écriture, […] Annie Ernaux n’a cessé de voyager dans ce zigzag entre ce qui se vit aux frontières de l’intimité la plus radicale et ce qui se passe dans l’espace ‘social’« , abordant les questions de son temps [Diário de Notícias].

Car elle « écrit sur la classe sociale, la classe ouvrière et le rôle des femmes avec une approche sociologique« , souligne le quotidien finlandais Helsingin Sanomat. « La sélection d’Ernaux comme lauréate du prix Nobel envoie le message que l’autofiction peut avoir un poids universel lorsqu’elle parvient à atteindre une réalité partagée« , insiste le journal.

Bien qu’elle ait un engagement politique partisan, ses livres « ne sauraient être lus comme des tracts » [Le Monde]. « Sa sympathie pour la gauche de l’échiquier politique se soumet à un contrôle strict de la qualité littéraire dans l’écriture » [El País]. Décrite comme « une icône féministe » par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, elle écrit sans « trahir les siens, le milieu dont elle venait » [Les Inrockuptibles]. Le quotidien transalpin La Stampa retient ainsi son combat pour la contraception et le droit à l’avortement. Ce sont « la matrice de la liberté des femmes« , a-t-elle souligné peu après l’annonce de sa récompense.

Prix Nobel de la paix

Annie Ernaux devient donc la dix-septième femme à recevoir ce prix, et la première en ce qui concerne l’Hexagone. « On s’est demandé si l’Académie suédoise allait éventuellement faire un geste face à la guerre d’agression russe contre l’Ukraine et récompenser un écrivain ukrainien comme Iouri Andrukhovytch ou Serhiy Zhadan« , note la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’actualité n’a toutefois pas échappé à l’institution suédoise. Ce vendredi 7 octobre, « le prix Nobel de la paix a été décerné à Oslo […] à un trio de représentants des sociétés civiles en Europe de l’Est, le militant biélorusse Alès Bialiatski, l’ONG russe Memorial et le Centre ukrainien pour les libertés civiles« , annonce L’Obs. « Un prix hautement symbolique en pleine guerre en Ukraine« , commente l’hebdomadaire. « Alès Bialiatski est un militant politique connu pour son travail à la tête du Centre des droits de l’homme Viasna, la principale organisation de défense des droits de l’homme en Biélorussie« , rapporte notamment RFI.


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