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Aux Etats-Unis, Emmanuel Macron veut défendre l’industrie européenne face au protectionnisme américain

Aux Etats-Unis, Emmanuel Macron veut défendre l’industrie européenne face au protectionnisme américain
novembre 30
13:11 2022

Lu pour vous sur la superbe newsletter de www.touteleurope.eu. En visite à Washington mercredi 30 novembre, le président français devrait évoquer avec son homologue Joe Biden les mesures protectionnistes prises par le gouvernement américain. Sur le Vieux Continent, plusieurs dirigeants plaident en retour pour la mise en place d’un « Buy European Act ».


Photo de couvetrture : Emmanuel Macron et Joe Biden (ici en juin 2021 lors d’une réunion du G7) devraient également évoquer les questions climatiques ainsi que l’aide à l’Ukraine – Crédits : The White House.


« Pour la deuxième fois depuis son accession à la présidence de la France, Emmanuel Macron est reçu à la Maison-Blanche« , entame Le Point. Mercredi 30 novembre, le dirigeant français rencontre Joe Biden à Washington, dans un contexte difficile. Déjà, « à l’automne 2021, l’annonce par la présidence américaine de l’alliance Aukus avec l’Australie et le Royaume-Uni avait suscité la colère de l’Elysée, privant la France d’un mégacontrat de sous-marins à plusieurs milliards« , rappelle La Tribune.

« Un an après cet épisode orageux, la tension est loin d’être retombée« , estime le journal économique. « ‘L’ami de l’Amérique’ le sera-t-il éternellement ?« , s’interroge ainsi le HuffPost. Le media explique que la « belle entente franco-américaine » pourrait pâtir de certaines divergences. Le but de cette rencontre est toutefois en premier lieu « de s’afficher en nations ‘amies’ dans un monde ‘de plus en plus polarisé’« , considère Karim Emile Bitar, spécialiste de la politique étrangère américaine interrogé par le HuffPost. Mais malgré cette unité transatlantique, le site d’information indique que le « protectionnisme américain » constitue une « pomme de discorde » entre les deux alliés.

Craintes sur le Vieux Continent

« Alors qu’un nombre croissant d’entreprises cherchent à fuir les coûts énergétiques prohibitifs de l’Europe, il est à craindre que l’attrait des énormes subventions américaines n’accélère l’exode industriel« , avertit The Guardian dans un éditorial.

Au cœur de ces inquiétudes : « la loi IRA (Inflation Reduction Act), entrée en vigueur en août dernier » aux Etats-Unis, affirme L’Express. Celle-ci « permettra, à partir de janvier, d’accorder près de 370 milliards de dollars de subventions et d’allégements fiscaux aux entreprises américaines participant à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone » [The Guardian].

De « généreuses subventions » à destination des énergies renouvelables, des batteries ou véhicules électriques « à condition qu’ils soient ‘made in America’« , note Le Point. Selon l’Elysée, le président français estime que le texte « va dans la bonne voie, au profit de la transition écologique« , mais qu’il comporte « des mesures protectionnistes qui posent de forts enjeux aux industriels européens » [Le Point].

Ce qui amène L’Express à se poser la question suivante : « Emmanuel Macron a-t-il l’avenir de l’Europe entre ses mains ?« . Le chef de l’Etat « compte obtenir de son homologue américain Joe Biden des exemptions pour les industriels européens pénalisés par [la] législation américaine« , poursuit le magazine.

Riposte européenne

Pour The Guardian, « il est peu probable que des changements majeurs soient apportés à l’IRA et, en tout état de cause, la direction à prendre est claire« . Mais les Européens ont déjà une piste de réponse. « Nous avons besoin d’un Buy European Act, comme les Américains« , avançait le mois dernier Emmanuel Macron [The Guardian].

Un appel qui a trouvé un écho particulier dans les propos tenus mardi 29 novembre par le vice-chancelier allemand. « Nous avons besoin d’un cadre législatif européen qui nous permette de subventionner la production des mêmes biens climatiquement neutres au sein de l’UE« , a ainsi déclaré Robert Habeck [Les Echos]. Ce dernier a également précisé que Berlin, Paris, mais également les fonctionnaires européens travaillaient « en étroite collaboration » sur ce sujet, souligne Politico. L’objectif ? « Elaborer des mesures qui pourraient inclure l’obligation pour les fabricants européens d’utiliser des produits ou des technologies d’origine nationale afin de pouvoir bénéficier de subventions publiques européennes » [Politico].

Présent aux côtés de Robert Habeck dans la capitale allemande, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton « est allé dans son sens« , font savoir Les Echos. « Nous ne pouvons pas rester inactifs et nous ne le serons pas« , a clamé ce dernier.

Source – https://www.touteleurope.eu/


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