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    Home » Charles Cyrille : Au cœur de la quête martiniquaise vers la reconnaissance UNESCO
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    Charles Cyrille : Au cœur de la quête martiniquaise vers la reconnaissance UNESCO

    septembre 16, 2023Aucun commentaire
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    L’engagement d’un homme pour la communauté agricole du Nord

    Charles Cyrille est Président de l’association des agriculteurs du Prêcheur et agriculteur en biodynamie dans le berceau de la zone concernée par l’inscription au patrimoine de l’UNESCO. Il est également conseiller municipal au Prêcheur, délégué au PNRM et président de la commission de la biodiversité. Il nous livre son point de vue sur la démarche de reconnaissance au patrimoine mondial de l’UNESCO du territoire du nord de la Martinique, mettant en avant les enjeux environnementaux et économiques qui y sont associés.

    Un homme d’engagement, une vision novatrice du développement

    Antilla : Quel a été votre rôle dans le processus de candidature à l’UNESCO ?

    Charles Cyrille : Le PNRM porte le dossier pour la CTM, mon rôle est de défendre les intérêts des agriculteurs. Il s’agit d’un processus participatif, on nous a expliqué l’importance de la protection de l’environnement, de la biodiversité et le potentiel de développement pour nos exploitations. En effet, avec la perspective d’une augmentation potentielle de 40% du tourisme, cela signifie autant de produits agricoles à fournir pour les restaurateurs, ainsi que pour les agriculteurs qui proposent des hébergements.

    A :Etes-vous favorable à cette démarche ?

    CC : J’y suis très favorable car c’est une reconnaissance de la Martinique à l’échelle mondiale. Cela promet un rayonnement international et une reconnaissance de notre capacité à préserver notre bien, notre écosystème, notre biodiversité à travers les âges.

    A :Qu’est-ce qui selon vous a justifié cette démarche ?

    CC : La particularité de la biodiversité unique de la Martinique dans la Caraïbe en fait un hotspot mondial. On y trouve des espèces endogènes qui ne se trouvent nulle part ailleurs. Des espèces qui sont au cœur du bien et qui n’existent même pas ailleurs en Martinique. Ce qui est fantastique dans ce bien c’est qu’il y a toute la biodiversité de la Caraïbe et de la Martinique concentrée ici. C’est quelque chose d’unique !

    A : Les Volcans et forêts de la Montagne Pelée et des Pitons du nord de la Martinique se situent sur la partie la plus récente de la Martinique, peut-être celle qui a conservé le mieux sa biodiversité originelle, c’est aussi celle qui a été le moins exploitée sur le plan du développement. Est-ce la raison de sa bonne préservation ?

    CC : Il ne faut pas oublier qu’avant l’éruption de la Montagne pelée en 1902, le nord était le cœur économique de la Martinique, c’était la partie la plus peuplée.   Les gens du nord ont toujours connu la valeur de leurs terres qui sont très fertiles, il y a une richesse dans ce sol volcanique qui a permis de développer une agriculture abondante. Le nord est le grenier de la Martinique. Et puis, il y a entre Prêcheur et Grand Rivière le seul continuum forestier naturel de la Caraïbe qui compte beaucoup dans la préservation du bien.

    A : Cette reconnaissance mondiale, pourrait-elle mettre en péril la pureté et le caractère sauvage du bien, qui ont permis de maintenir cette biodiversité exceptionnelle?

    CC : Je ne le crois pas. Le tourisme généré par les sites de l’UNESCO est un tourisme responsable. Les visiteurs sont avant tout des militants engagés dans la préservation du patrimoine. Ce qui me préoccupe davantage, ce sont les Martiniquais qui jettent leurs déchets dans les forêts, car cela pourrait nuire à notre reconnaissance.

    A : Qu’est-ce qui vous a amené à vous investir dans ce projet ?

    CC : Je suis agriculteur avant tout. Mon engagement découle de mon approche en biodynamie, axée sur la préservation du vivant. Je fabrique mes engrais et mes pesticides moi-même avec les plantes que nous avons ici.  C’est une volonté de produire autrement pour parvenir à l’autonomie alimentaire de la Martinique. La perte de mon père due à la maladie de Parkinson, liée à l’utilisation de désherbants chimiques, a renforcé ma détermination à militer pour une production agricole respectueuse de la santé. Je crois qu’il faut qu’on vive tout en préservant ce que nous avons et nous ne connaissons pas la richesse de ce que nous possédons.

    A : Etes-vous optimiste pour le 17 septembre ?

    CC : Nous avons déjà gain de cause ! La France n’aurait jamais présenté notre dossier à l’UNESCO s’il n’était pas satisfaisant. Il a 100% de chance d’aboutir !

    Propos recueillis par Nathalie Laulé

     

     

     

     

     

     

     

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