Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Municipales 2026 en Martinique : un second tour révélateur des recompositions politiques locales

    mars 16, 2026

    En immersion : quand l’apnée devient un plaidoyer pour l’océan

    mars 16, 2026

    Les règles électorales du second tour des élections municipales

    mars 16, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » CHOSES DIVINES À LA MARTINIQUE, un point de vue de Roland TELL
    Actualité

    CHOSES DIVINES À LA MARTINIQUE, un point de vue de Roland TELL

    septembre 25, 2013Mise à jourseptembre 20, 2017Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp
    Pères et Mères de la Martinique d’autrefois avaient, pour ainsi dire, la théologie naturelle.

    En effet, celle-ci usait et abusait, dans les mots du discours, et dans les actes de la vie, des expressions « Si Dieu veut », « Grâce à Dieu », ayant pour finalité, n’est-ce pas ?- de demander au Créateur de les aider, en toutes circonstances, à passer toujours au-dessus de leur humaine condition. Tout se jouait dans le lien intime avec la déité, dans la mise en communication avec le Dieu bon, et tout puissant, pour accéder, autant que possible, à la vraie perfection. Dans son ensemble, la Martinique était pieuse, la foi la rendait bienheureuse, la Bible était son livre de lumière.

    De la sorte, la vertu morale était profondément enracinée en chaque famille, telle une force inflexible pour imposer partout les règles célestes du bien vivre. Le travail lui-même était un don de Dieu. Obstinés dans leurs sillons respectifs, hommes et femmes d’alors obéissaient à une nécessité de croissance, de progrès continu, en dépit des douleurs du monde, telle la guerre de 1939, et ses dures privations. Il y avait une sorte de prométhéisme – le dépassement de soi, vers la toute-puissance de la réussite sociale, toutes forces tendues vers le plus profitable avenir, du fait des pouvoirs infinis de Dieu. « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence contradictoires, que sont le rêve et la réalité ».

    Ces propos d’André Breton sont à même de résumer la volonté de dépassement créateur des parents d’alors, soucieux de conduire leur progéniture à la conquête de métiers supérieurs aux leurs. Combien de médecins, combien d’ingénieurs, combien d’avocats, combien de fonctionnaires, combien de journalistes, ont été ainsi les produits de la flamme fervente de leurs géniteurs, pendant les années 1960, 1970, 1980 ? L’amour parental et la foi en Dieu ont rendu possibles tous les surplus d’éducation familiale, comme tenir en échec les aspirations obscures de la difficile adolescence, et même les faiblesses d’apprendre à l’école, au collège, ou au lycée, vite réprimées d’ailleurs par des exigences supplémentaires, telles les répétitions, ou les leçons particulières, voire l’internat, ou la mise en pension.

    Alors, que se passe-t-il dans la Martinique d’aujourd’hui, où les journaux annoncent, presque tous les jours, la nouvelle de crimes gratuits, à partir de malédictions cocasses, tels des affrontements de mauvais regards, des paroles jetées en l’air, des exaltations d’orgueils puérils ? Ces actions, inexpliquées, inexplicables, n’ont d’attrait pour les médias, que parce qu’elles révèlent des forces primitives, des perversités naturelles, où les protagonistes sont à la fois assassins et bourreaux, comme tout récemment, lors d’une marche de voisinage, où l’hystérie usurpe la place du chagrin.

    En effet, une sorte de fraternité, nerveuse, agitée, désaccordée du deuil, basée sur la violence, avait encore quelque chose à tuer, par gestes barbares, inutiles. Des jeunes, en guerre spirituelle contre leur vie oisive, errant par les ténèbres et les sortilèges de la nuit martiniquaise, inventent le meurtre de jouissance, afin d’apprendre à être. Suggestions du Diable ? Châtiment de Dieu ? Dans tous les cas, ces actions homicides possèdent l’attirance du gouffre, pour leurs auteurs, certes, en pleine distorsion de leur personnalité. Sommes-nous là en présence de certaines exceptions de la vie humaine à la Martinique ? Leurs familles ont-elles reçu une nouvelle croyance vitale, dont la réalité serait : « Tout mérite de passer. » ?

    Pourtant, quelle pesante charge morale à porter, lors de la veillée funèbre, d’avoir à regarder, à travers la vitre du cercueil, les yeux ivres de douleur, la vie vaincue du fils de 20 ans ? Plus terribles encore les pensées de déchirement et de presque agonie, de ne pas l’avoir fait avancer vers plus de perfection personnelle, par plus d’éducation, et par plus d’enseignement ! En ces moments de mortel silence, et de mortelle lassitude, la croix du Christ est là, entre les doigts, afin de faire pénitence, en vue du rachat, enfin pour que la vie reprenne souffle, en toute humilité. Jeunes dans le cercueil, combien tranquilles pourtant vous reposez dans la mort ?

    Dites : que convient-il de graver sur vos tombes, pour satisfaire le désespoir de vos parents ? Ont-ils vraiment le droit d’interroger Dieu sur ce qui vous arrive ? Car leur destin leur a laissé du temps pour vous laisser faire, sans colère sainte, face à tous vos manquements, leur cœur plein de miel, comme signe de reconnaissance, alors même que la rage était votre morale. Où trouver la purification nécessaire ? Où réclamer vouloir d’éducation ? En allant toujours plus loin, avec ceux qui vous ressemblent dans la rue, dans le quartier – vos frères d’égalité, certes, pour se dépasser, tout comme autrefois, mais aujourd’hui, hélas !, les uns contre les autres, en proie aux démons du temps, sans la sécurité omniprésente de l’amour, de l’éducation, sans lumière du bien et du mal. Alors, pour conjurer le sort, police et justice, désormais vos anges gardiens, deviennent aussi importantes que le ciel et la terre. C’est déjà l’état de damnation, journellement vécu dans la vision béatifique des paradis artificiels, avant le grand voyage de l’enfer.

     

     

     

    ARTICLES SEMBLABLES

    Municipales 2026 en Martinique : un second tour révélateur des recompositions politiques locales

    mars 16, 2026

    En immersion : quand l’apnée devient un plaidoyer pour l’océan

    mars 16, 2026

    Les règles électorales du second tour des élections municipales

    mars 16, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    ABONNEZ-VOUS !
    A LIRE DANS ANTILLA CETTE SEMAINE…
    Actualités de la Caraïbe

    Anguilla enregistre son premier cas de transmission locale du virus du Nil occidental transmis par les moustiques

    Caraïbe mars 14, 2026

    Anguilla focus 11/03/2026Équipe de presse Anguilla a enregistré son premier cas de virus du Nil…

    Sainte-Lucie – Choiseul Jazz fait son retour : Amber Digby annoncée comme première tête d’affiche

    mars 13, 2026

    Le domaine .ai d’Anguilla enregistre une croissance record, ses revenus de février atteignant 32,8 millions de dollars EC.

    mars 13, 2026

    Coopération États-Unis-Caraïbes pour perturber le trafic illicite d’armes à feu

    mars 13, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.