ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

 Le fil info

Covid-19 : la vaccination des adolescents pourrait commencer « courant juin », selon Alain Fischer

Covid-19 : la vaccination des adolescents pourrait commencer « courant juin », selon Alain Fischer
mai 23
22:17 2021
Temps de lecture : 4 minutes

Alain Fischer, le « M. Vaccin » nommé par le gouvernement a, en revanche, écarté l’idée d’une vaccination pour les enfants de moins de 12 ans, pour le moment.

Le Monde

La vaccination contre le Covid-19 poursuit sa montée en régime en France. Quelque 22,5 millions de personnes – soit plus du tiers de la population totale et 43 % de la population majeure – ont eu au moins une injection, et 9,6 millions ont eu les deux – 14 % de la population totale et 18 % de la population majeure –, selon le ministère de la santé, vendredi 21 mai.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : la baisse des indicateurs épidémiques en France incite les personnels de santé à un optimisme prudent
  • Les adolescents « très vite » éligibles

La campagne pourrait même bénéficier aux adolescents très prochainement. Au lendemain de l’accélération du calendrier de la vaccination en France, avec un élargissement à tous les adultes dès le 31 mai – au lieu du 15 juin –, le président du conseil d’orientation sur la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a déclaré vendredi 21 mai sur BFM-TV que les 16-18 ans pourraient également être « très vite » éligibles à la vaccination. « Courant juin, cela sera faisable », a-t-il estimé.

Pour l’instant, les seuls mineurs qui peuvent se faire vacciner contre le Covid en France sont ceux de 16 à 18 ans atteints de certaines maladies graves (environ 10 000 à 20 000 personnes selon les autorités) ou proches de personnes immunodéprimées.

Sur les quatre vaccins validés par l’agence européenne des médicaments – les deux vaccins à ARN messager de Pfizer-BioNTech et de Moderna, ainsi que les vaccins d’AstraZeneca et de Janssen, filiale de Johnson & Johnson – seul celui de Pfizer et BioNTech est pour l’instant autorisé à partir de 16 ans (pour les mineurs atteints de maladies graves), les autres étant, pour l’instant, réservés aux adultes. Une vaste étude clinique est en cours afin d’évaluer sa sécurité et son efficacité chez les 12-16 ans, et les agences sanitaires européennes et américaines étudient un éventuel élargissement à cette tranche d’âge de l’autorisation de mise sur le marché.

En revanche, faute de données disponibles concernant la sécurité et l’efficacité de la vaccination des enfants de moins de 12 ans, celle-ci n’est « pas à l’ordre du jour » et ne devrait pas être envisageable « avant le début de 2022 », selon M. Fischer, qui a souligné que les essais cliniques relatifs à cette population commençaient à peine.

  • Un quartier de Bordeaux bientôt vacciné après la découverte d’un variant

Les autorités sanitaires ont demandé, vendredi, « d’anticiper la vaccination des plus de 18 ans sans conditions » dans le quartier de Bacalan et les limitrophes, dans le nord de Bordeaux, « si possible dans le week-end ou au pire en début de semaine prochaine », a expliqué Patrick Dehail, le conseiller médical et scientifique de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, après la découverte d’un cluster de quelques dizaines de personnes testées positives à un variant « très rare ».

« Il s’agit d’un variant déjà identifié au niveau national mais très rare jusqu’à présent, a-t-il précisé.C’est un Variant of concern” [VoC], soit préoccupant, comme par exemple les variants anglais et indien. Sa souche est anglaise mais avec une mutation. Il est connu, il a aussi été vu en Ile-de-France », a ajouté le professeur Dehail.

Le cluster s’élève à au moins 46 personnes, sans compter le retour des résultats de la première journée du dépistage massif lancé vendredi. Aucun de ces cas positifs n’a été vacciné et « aucun n’a été hospitalisé, ils ont les symptômes habituels ou pas de symptômes », d’après le directeur médical de l’ARS.

  • Très forte réduction du risque d’hospitalisation pour les plus de 75 ans qui sont vaccinés

La première étude en vie réelle en France, rendue publique vendredi, montre que la vaccination réduit de 87 % le risque de formes graves de Covid-19 chez les plus de 75 ans dès sept jours après l’injection de la deuxième dose.

L’étude d’Epi-Phare associée avec l’Assurance maladie et l’Agence du médicament (ANSM), a porté sur plus de quatre millions de Français âgés de plus de 75 ans. Sur ces 4 millions, quelque 1,4 million ont été vaccinés (entre le 27 décembre 2020 et le 24 février 2021). Au moment de l’étude, les vaccinations dans ces catégories d’âge se faisaient avec des vaccins à ARNm. Parmi les vaccinés étudiés, 92 % l’ont été avec le vaccin de Pfizer-BioNTech, précise l’étude.

L’efficacité, c’est-à-dire la réduction du risque d’être hospitalisé pour Covid, est meilleure chez les moins âgés : elle est de 91 % chez les 75-84 ans et de 81 % chez les 85 ans et plus

 
Des chiffres toujours en baisse

Deux jours après la levée de certaines restrictions et l’ouverture des terrasses, cinémas et musées, le nombre de malades du Covid-19 à l’hôpital en France, services de réanimation inclus, a continué à baisser, vendredi 21 mai.

Repassé mercredi au-dessous de 4 000, le nombre de personnes en soins critiques s’établit à 3 631 vendredi, contre 3 769 jeudi. Elles étaient encore 4 352 il y a une semaine et près de 6 000 il y a un mois, selon les chiffres quotidiens de l’agence Santé publique France. Ce chiffre s’était maintenu aux alentours de 5 900 à 6 000 lors de la deuxième quinzaine d’avril, soit le pic de la troisième vague, avant de redescendre nettement depuis le début de mai.

De même, le nombre total de malades du Covid-19 hospitalisés est de 20 209, contre 20 750 jeudi, 23 406 il y a une semaine et 31 000 il y a mois. Il faut remonter au 27 octobre pour trouver un total inférieur à 20 000.

Le nombre de nouveaux décès à l’hôpital s’élève à 111, portant le total de morts à 108 466 depuis mars 2020, au début de l’épidémie.

Le nombre de nouveaux cas de contamination confirmés depuis la veille est de 12 800, avec un taux de positivité des tests à 4 %. Depuis jeudi, Santé publique France a toutefois changé de technique de calcul, en éliminant des doublons dans les cas recensés, d’où une baisse en trompe-l’œil du nombre de cas, du taux d’incidence et du taux de positivité des tests par rapport aux jours précédents.

Malgré ce changement, on observe « des courbes proches et des tendances similaires sans conséquence sur la dynamique de l’épidémie, son suivi et son interprétation », avait insisté Santé publique France jeudi.


Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /homepages/39/d698375107/htdocs/backup2311/wp-content/themes/legatus-theme/includes/single/post-tags.php on line 5
Partager

Articles semblables

0 Commentaires

Aucun commentaire encore!

Il n'y a aucun commentaire pour le moment, voulez-vous en ajouter un?

Ecrivez un commentaire

Ecrivez un commentaire

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :