ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

 Le fil info

Déconfinement : « Pas de raison que l’Etat continue à payer l’intégralité des salaires » en chômage partiel, estime Muriel Pénicaud

Déconfinement : « Pas de raison que l’Etat continue à payer l’intégralité des salaires » en chômage partiel, estime Muriel Pénicaud
mai 14
20:00 2020
Temps de lecture : 2 minutes

Deconfinement : « Pas de raison que l’Etat continue à payer l’intégralité des salaires » en chômage partiel, estime Muriel Pénicaud

CORONAVIRUS Les salariés au chômage partiel bénéficient actuellement d’une garantie de 84 % du salaire net (100 % au niveau du Smic), que l’Etat et l’assurance chômage remboursent intégralement aux employeurs

20 Minutes avec AFP

« Aujourd’hui, il y a 12,2 millions de salariés qui sont couverts par le chômage partiel », soit « six emplois sur dix du secteur privé », a déclaré Muriel Pénicaud sur LCI, en assurant que ce dispositif avait permis d’éviter une vague de licenciements massifs.

Un montant « modeste dans un premier temps mais progressif »

Mais « aujourd’hui, les conditions de la reprise sont là. Donc il n’y a pas tellement de raison que ce soit l’Etat qui continue à payer l’intégralité des salaires de 12 millions de salariés en France », a poursuivi la ministre sur LCI. « C’est pour ça qu’on va définir je pense dans la semaine quelle est la part de salaire que paiera l’entreprise », a-t-elle précisé, en indiquant que ce montant n’était « pas encore décidé ». « Ce sera modeste dans un premier temps mais progressif », a-t-elle néanmoins promis.

Les salariés du privé mis au chômage partiel par leur entreprise bénéficient actuellement d’une garantie de 84 % du salaire net (100 % au niveau du Smic), que l’Etat et l’assurance chômage remboursent intégralement aux employeurs dans la limite de 4,5 Smic. En raison du déconfinement, le gouvernement a toutefois prévu que les entreprises contribuent dans des « proportions raisonnables » aux salaires des employés maintenus au chômage partiel, après le 1er juin – l’objectif étant d’inciter à la reprise d’activité.

La question du temps de travail

Le chômage partiel restera néanmoins pris en charge « à taux plein » dans certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration, qui ne sont pas autorisés à reprendre leur activité. Interrogée par l’hebdomadaire Entreprise et carrières sur la nécessité d’augmenter le temps de travail comme l’a préconisé l’institut Montaigne, la ministre a répété que « le droit du travail comprend déjà suffisamment de dispositions comme l’annualisation du temps de travail ou le recours aux heures supplémentaires ».

« Je serai contente le jour où la question de la durée du travail se posera vraiment… Dans une crise, il faut se focaliser sur les sujets prioritaires », a-t-elle ajouté. La possibilité ouverte par une ordonnance du 25 mars de déroger à la durée du travail (passant de 48 à 60 heures hebdomadaires, notamment) n’a pas été traduite par un décret, faute d’en avoir eu besoin « pour l’instant » dans un secteur en particulier, avait expliqué la ministre le 22 avril aux députés. Ces dérogations peuvent aller jusqu’au 31 décembre, selon le texte de l’ordonnance qui les prévoit


Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /homepages/39/d698375107/htdocs/backup2311/wp-content/themes/legatus-theme/includes/single/post-tags.php on line 5
Partager

Articles semblables

0 Commentaires

Aucun commentaire encore!

Il n'y a aucun commentaire pour le moment, voulez-vous en ajouter un?

Ecrivez un commentaire

Ecrivez un commentaire

Laissez votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :