Le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a fait escale à Fort-de-France dans le cadre de la mission Jeanne-d’Arc. Avec plus de 600 marins à bord, ses 20 000 tonnes et ses 199 mètres de long, le bâtiment amphibie ne passe pas inaperçu.
Un mastodonte dans les eaux du port de Fort-de-France. Le porte-hélicoptères Dixmude a fait escale dans le territoire dans le cadre de la mission Jeanne-D’Arc, une mission de formation mais également opérationnelle. L’impressionnant bâtiment amphibie de 199 mètres de long et pesant 20 000 tonnes est l’un des trois que possède la marine nationale avec le Tonnerre et le Mistral. Il permet de soutenir des actions en mer et sur terre notamment grâce à son hôpital à bord dans le cadre d’un sinistre ou d’une catastrophe naturelle. Le bateau est basé sur l’interopérabilité entre la marine et d’autres forces nationales ou internationales.

Le Dixmude peut embarquer 600 personnes à son bord dont 156 élèves officiers de l’école navale qui conduisent leur école embarquée. À la fin de leur troisième année, les élèves sont mis en situation au cœur des opérations avant de rejoindre leurs unités. « Ce groupe que je commande se déploie dans nos zones d’opération habituelles et contribue à la protection de nos intérêts. »
La Martinique n’est pas une escale inhabituelle pour les porte-hélicoptères. « C’est un point d’appui important pour nous et dans une mission comme celle-ci, on a besoin de soutien et de quelques réparations. C’est l’endroit où on va retrouver les Forces armées aux Antilles. On va pouvoir s’entraîner ensemble », explique le capitaine de vaisseau Jocelyn Delrieu, à la tête du commandement du navire et de la mission Jeanne-D’Arc.

Une mission singulière pour les jeunes marins et jeunes officiers à bord puisqu’il s’agit d’une première pour eux. Jocelyn Delrieu souligne que les Antilles sont une zone de déploiement habituel de notre marine et de nos forces armées. « C’est une zone qu’ils seront très probablement amenés à retrouver dans les années qui viennent. » Parmi les presque 160 élèves officiers, on compte une quinzaine d’étrangers.
La Jeanne-d’Arc est une mission qui dure cinq mois. Le Dixmude a quitté Toulon en février pour prendre la route de l’océan Indien pour basculer en Atlantique en vue de travailler avec les forces brésiliennes. Après la Martinique, le Dixmude ira en Amérique du Nord puis il rentrera à Toulon.

Dans les eaux des Forces armées aux Antilles, c’est sous le commandement du contre-amiral Jean-Baptiste Soubrier, commandant des forces armées aux Antilles que passe le Dixmude. Pour le contre-amiral, le passage de la mission Jeanne D’Arc fait sens cette année tout particulièrement. La marine souffle ses quatre cents bougies. « Ce savoir-faire, depuis 400 ans, que les équipages se transmettent de génération en génération permet d’avoir une marine aujourd’hui qui navigue sur toutes les mers, qui est crédible, opérationnelle avec des marins compétents et dans tous les domaines de lutte. »
Laurianne Nomel





