Jeudi s’est tenu le MarketCom. L’occasion de réunir les acteurs locaux de la communication et du marketing autour d’une thématique en vogue, l’intelligence artificielle. Pour sa troisième édition, le salon s’est offert le palais des congrès de Madiana.
MarketCom, c’est 1000 visiteurs inscrits, des conférences et une quarantaine d’exposants. Parmi les exposants, un mini-véhicule flanqué de couleurs vives attire le regard. C’est le stand d’Ideo FWI. La boss, c’est Lou Ann Fernandez. L’entreprise sévit dans le grand format numérique et est spécialisée dans les enseignes, la signalétique le covering et les displays. Le mot d’ordre est la visibilité. Particulièrement lors de ce salon. « L’objectif d’Ideo sur le salon MarketCom, c’est d’asseoir notre présence, montrer à nos clients qu’on est là et toujours plus créatifs. »

Lou-Ann Fernandez explique également vouloir faire connaître de nouvelles techniques, de nouvelles solutions de communication. Le tout dans l’optique de démontrer que l’on peut aller plus loin que la simple impression. « L’impression, ce n’est plus juste qu’une feuille de papier, ça va beaucoup plus loin que ça. Depuis 5 ans, Ideo se développe non seulement en Martinique mais en Guadeloupe et Saint-Martin. Avec sa casquette d’imprimeur événementiel, l’entreprise connaît un rush pendant les grandes vacances. « Nous couvrons énormément d’événements qu’on couvre en termes de scénographie et de signalétique où on propose des choses un peu plus innovantes pour se faire remarquer différemment tout en gardant une harmonie dans les visuels. »

À l’image d’Ideo, MarketCom avait pour ambition de réunir d’un côté, les entreprises, les institutions, les associations qui ont des besoins en marketing et en communication et de l’autre, les experts, des fournisseurs de solutions. Alors que l’économie locale est chafouine, ce secteur de la communication et du marketing n’est-il pas le premier à en pâtir ? « Ce sont des secteurs qui se contractent à la moindre crise. Il n’en demeure pas moins qu’on a besoin de communiquer voire parfois plus pendant la crise notamment pour rassurer ses clients », explique Madly Schenin-King, gérante de l’entreprise Majorine et organisatrice du salon MarketCom. Elle concède toutefois que dans le territoire, les budgets se restreignent mais les bancs des écoles qui forment à ces métiers de la communication et du marketing ne désemplissent pas. « La tendance reste dynamique même si la conjoncture n’est pas forcément la meilleure. » Actualité oblige, le salon afin de s’ancrer dans l’air du temps a opéré un focus sur l’intelligence artificielle. « C’est une thématique en vogue. C’est une thématique qui transforme les métiers des communicants mais aussi celui de tout dirigeant. »

Jonathan Prophète, président d’empathie formation était présent au MarketCom. Créée il y a trois ans, l’entreprise propose de la formation en IA. « C’est un outil qui demande d’avoir des compétences pour l’utiliser. » Jonathan Prophète indique que l’IA peut poser des problèmes de sécurité et de confidentialité aux entreprises. « Ce salon est un moment de rencontre avec les professionnels du territoire où l’on peut parler d’innovation. De la même manière que l’on peut faire appel à un professionnel de la communication, nous avons aujourd’hui des outils qui nous permettent de faire notre communication nous-mêmes pour ceux qui n’ont pas forcément un budget pour faire appel des équipes marketing. »
Laurianne Nomel





