The monde de l’édition est en ébullition depuis l’éviction du patron des éditions Grasset.
Les éditions Grasset qui ont acquis une notoriété mondiale dans les milieux du livre, ont été achetés il y a quelques années par le groupe Bolloré.
Cette éviction conduit plusieurs centaines d’auteurs à se mobiliser pour obtenir, par la loi, le bénéfice d’une clause de conscience identique à celle dont bénéficient les journalistes.
Au nom de cette clause de conscience, un journaliste peut démissionner de ses fonctions et recevoir une indemnité de départ s’il estime qu’un changement intervenu dans la ligne éditoriale du journal heurte ses convictions.
Ce débat est plus important qu’il n’y parait, et nous concerne tous.
Le propriétaire d’une entreprise, l’élu d’une collectivité, le gouvernement d’un Etat peuvent-is, doivent-ils accepter que des critiques graves soient portés publiquement contre l’entreprise, contre la collectivité, contre le gouvernement par des salariés, notamment des membres de l’encadrement?
Le désarroi actuel de la France et de quelques autres pays tels les Etats-Unis, l’Angleterre ou Israel tient largement à l’irresponsabilité d’une caste qui prétend défendre les plus humbles mais vit très confortablement sans jamais se demander comment on peut conjuguer dignité et SMIC à 1500 € ou RSA à 600€.
Dans une entreprise, c’est l’actionnaire preneur de risques qui doit avoir le dernier mot; dans une collectivité, c’est l’élu dont la politique doit être respectée; dans un Etat, c’est au gouvernement régulièrement porté au pouvoir que tous les fonctionnaires doivent la loyauté et diligence.
Le non -respect de ces règles élémentaires débouche sur l’anarchie et ne peut que menacer la démocratie elle-même.
Maurice Laouchez
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