UNE COUPE DE FOOTBALL DANS UN MONDE EN FEU?
Les dirigeants du football mondial devaient-ils entrer en conflit avec l’un des trois pays organisateurs, à savoir les Etats-Unis, pour cause de crimes de guerres et de racisme?
Pendant 39 jours, 48 équipes nationales vont s’affronter au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique.
Le pays présent avec la plus faible population est l’île antillaise de Curaçao, qui compte 150.000 habitants.
Même si les deux pays les plus peuplés de la planète, l’Inde et la Chine, n’ont pas pu obtenir leur qualification, l’enjeu est incontestablement planétaire.
Dès lors la décision de maintenir ou d’annuler les matchs joués sur un territoire où sévit un président qui ne cache pas son bellicisme et son racisme était attendue avec intérêt par tous.
L’enjeu n’est pas seulement politique, il est aussi économique, et psychologique compte tenu des sommes en jeu, autour de 10 milliards de dollars, et de la popularité de ce sport dans le monde entier.
Mais l’enjeu est surtout un enjeu de civilisation.
Les activités sportives et culturelles, au-delà des tensions liées à toute compétition, ont l’énorme mérite de réunir les Hommes de toutes origines dans l’expression de ce qu’ils portent de plus grand, de plus beau et de plus authentique.
Au contraire de la politique, dont la vocation initiale est aussi de réunir les Hommes, mais où la recherche du pouvoir l’emporte trop souvent sur tout le reste.
Se dérober face aux facéties d’un triste sire, même président , eût été donner la victoire au vice sur la vertu.
Oui, les dirigeants de la Fédération internationale du football ont eu raison de maintenir, contre vents et marées, les 104 matchs de plaisir et d’émotions promis pour les prochaines semaines.
Maurice Laouchez
MANMAY, AN NOU GADÉ DOUVAN





