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l’édito de Gdc – Je voudrais vous poser une question

l’édito de Gdc – Je voudrais vous poser une question
mai 06
13:40 2022

Un Haïtien qui fuit la misère de son pays n’est-il pas plus proche et pas seulement géographiquement de nous qu’un Ukrainien ?

Un Sainte-Lucien dont par beau temps on peut voir les toits des maisons et qui parle la même langue que nous n’est-il pas plus proche de nous qu’un Ukrainien ?

Et ce raisonnement vaut pour nos sœurs et frères de la Dominique, pour tout l’archipel des Antilles…

Et pourtant voyez ce que la France refuse à notre famille naturelle, ces proches du bassin caribéen et plus loin, au-delà de la Méditerranée, pour en même temps offrir un pont d’or aux martyrs ukrainiens. Mais attention !

Que l’on ne se trompe pas sur nos paroles : nous applaudissons à deux mains les efforts importants de la France, de l’Europe à l’égard de nos frères caucasiens-ukrainiens, frères… en humanité !

Nous espérons impatiemment qu’un même traitement soit un jour consenti à notre diaspora, aux damnés de la terre.

S’il est un principe fondamental qu’il est conseillé de respecter en matière de pédagogie parentale c’est bien celui de l’exemplarité.

L’adage pernicieux : « fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais », est fortement déconseillé.

Un bon chef d’entreprise doit arriver tous les jours au travail avant les personnes qu’il emploie pour donner l’exemple.

Il est demandé à nos dirigeants de déclarer leur patrimoine avant d’entrer en fonction et d’éviter toute prise illégale d’intérêt à l’occasion d’affaires qu’ils pourraient connaître dans l’exercice de leurs fonctions.

Mais en matière internationale cela ne compte plus, ces préceptes sont abandonnés au profit d’une ‘Real politik’ que nous qualifierons en pesant nos mots de « nauséabonde ».

Plus précisément, s’agissant de l’ambiguïté qu’il y a de déclarer inadmissible la guerre engagée par la Russie en Ukraine, et parallèlement continuer à se fournir auprès d’elle de matières premières considérées comme vitales pour la seule raison du meilleur prix obtenu auprès de l’envahisseur.

Autre exemple, conséquence de la première anomalie : maintenir un système de paiement international pour faciliter les transactions portant sur ces mêmes matières qualifiées d’indispensables en dépit des règles éthiques et morales alors foulées du pied…

«Sa ki bon pou kan-na, bon pour zoi», dit notre adage populaire. Il conviendrait peut-être de faire jouer ce principe de morale dans les relations internationales…

C’est peut-être là, la leçon à retenir de la catastrophe provoquée par l’envahissement inattendu de l’Ukraine par le Tsar Vladimir Poutine..

Gérard Dorwling-Carter.


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2 Commentaires

  1. Alex Scholastique
    Alex Scholastique mai 10, 20:16

    Je ne comprends pas que GDC puisse faire un tel article après une élection ou les électeurs Martiniquais ont voté en majorité pour Le Pen. Il est facile et confortable de dire que c’est le rejet de Macron, la gestion de la crise covid, etc.. Personne n’ose poser la question par peur d’être qualifié de raciste ou de fasciste. Et si en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique la question de l’immigration posait également problème. Pas un problème de race ou d’origine. Un problème social et économique. Personnellement cela me pose problème de penser à la souffrance de toutes ces personnes qui risquent leur vie qui sont exploitées qui doivent subir les pires humiliations pour ensuite envoyer tout ce qu’ils peuvent comme argent chez eux et vivre misérable. Qu’y est pire ? Le gouvernement Français qui veut freiner l’immigration ou le Martiniquais qui demande 400 Euros pour conduire quelqu’un de Prêcheur à Fort de France ou celui qui fait préparer son terrain pour planter des légumes par un Haïtien en lui donnant la moitié de ce qu’il aurait donné à un Martiniquais et ainsi de suite. Le succès de Le Pen c’est selon probablement également cet aspect des choses. Traiter moi de tous les noms que vous voulez pour rester dans votre confort cela m’est égal. Et comparez des malheurs c’est abject. Les Haïtiens souffrent. Les Ukrainiens également. Si nous voulons nous faire remarquer par notre humanité cherchons des solutions pour aider les uns et les autres. Utilisez l’argumentation du pont d’or imaginé mais certainement pas réel fait aux Ukrainiens est assez dommage. Paolo Karl est bien plus courageux et bien plus intègre intellectuellement selon moi dans son analyse.

    Répondre
  2. PAOLO Karl
    PAOLO Karl mai 08, 14:27

    Le conflit en Ukraine mené par la Russie, pour autant inacceptable qu’il soit, était tout sauf imprévisible. Les ingrédients en étaient patiemment réunis depuis 2014 voir depuis 2004. Suite aux bombardements réalisés par l’armée ukrainienne à l’instigation du président ukrainien, Pietro Porochenko, le nombre de victimes dans le Donbass documenté par l’OSCE entre 2014 et 2021 s’élève à 30 000 et tout indique qu’une intervention importante était en préparation. Il est vrai que pour le gouvernement ukrainien, les séparatistes russophones du Donbass sont des terroristes. Alors pourquoi prendre des gants?
    Il est exact que si les frontières sont largement ouvertes pour l’accueil des réfugiés ukrainien, ce qui est une excellente chose, elles sont bien plus étanches à l’endroit d’autres peuples, originaires d’Afrique du Nord comme de l’Afrique sub-saharienne, il est vrai non européens.
    C’est donc le cas en ce qui concerne ceux qui viennent des pays de la caraïbes.
    Mais attention!!! Si immigration il y a, ne devrait-elle pas être organisée plutôt que de l’être par des contrebandiers, marchands de chaire humaine, qui nuitamment, déposent de pauvres hères sur nos rivages. Sait-on par exemple qu’il est demandé 400,00€ pour transporter un immigrant clandestin du Prêcheur à Fort-de-France? Qui vit de ce traffic? Sait-on que des reconnaissances de paternité d’enfants nés hors de Martinique, se négocient à des tarifs de plusieurs centaines d’euros.
    Dans ce domaine, le laisser-faire peut aboutir à des situations dangereuses, comme en Guyane, où un rejet quasiment xenophobe s’exprime au sein de la population guyanaise. En Martinique, dans certains lieu où des communautés d’émigrés se sont implantées, on commence à entendre la même musique.

    Répondre

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