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Lombrics vibrants, couteaux en excréments: les prix Ig-Nobel de 2020

Lombrics vibrants, couteaux en excréments: les prix Ig-Nobel de 2020
janvier 11
21:42 2021

Ne pas tirer de conclusions trop hâtives: ce qui ne semble pas sérieux peut tout à fait l’être. | Sippakorn yamkasikorn via Unsplash


Repéré sur Korii


Des recherches farfelues aux applications parfois très sérieuses.


Avec la crise sanitaire de 2020, la recherche scientifique a retrouvé sa place, sérieuse et centrale, dans la marche du monde. Elle compte pourtant toujours son lot de quêtes farfelues.

Parmi celles-ci: étudier les vagissements d’alligators dans une chambre remplie d’hélium (vagir permettrait aux femelles d’indiquer leur taille aux mâles), fabriquer des couteaux en excréments gelés pour tester leur efficacité (elle est en tout cas mauvaise dans un environnement à 10°C), déterminer s’il est possible d’identifier les personnalités narcissiques grâce à leurs sourcils (oui), etc.

Ce sont ces résultats, «des exploits qui font rire, puis réfléchir», que les prix Ig-Nobelrécompensent chaque année depuis 1991, dans une cérémonie parodique des célèbres prix Nobel.

Comme la plupart des évènements publics, elle a cette année eu lieu en ligne et s’est adaptée en mêlant conférences Zoom, vidéo-opéras pré-enregistrées, effets spéciaux kitschs et monologues complètement décalés.

Avec la crise sanitaire de 2020, la recherche scientifique a retrouvé sa place, sérieuse et centrale, dans la marche du monde. Elle compte pourtant toujours son lot de quêtes farfelues.

Parmi celles-ci: étudier les vagissements d’alligators dans une chambre remplie d’hélium (vagir permettrait aux femelles d’indiquer leur taille aux mâles), fabriquer des couteaux en excréments gelés pour tester leur efficacité (elle est en tout cas mauvaise dans un environnement à 10°C), déterminer s’il est possible d’identifier les personnalités narcissiques grâce à leurs sourcils (oui), etc.

Ce sont ces résultats, «des exploits qui font rire, puis réfléchir», que les prix Ig-Nobel récompensent chaque année depuis 1991, dans une cérémonie parodique des célèbres prix Nobel.

Comme la plupart des évènements publics, elle a cette année eu lieu en ligne et s’est adaptée en mêlant conférences Zoom, vidéo-opéras pré-enregistrées, effets spéciaux kitschs et monologues complètement décalés.

Vers vibrants et bruits de mastication

Parmi les gagnant·es cette année, Ivan Maksymov et Andriy Pototsky dans la catégorie Physique. Les deux chercheurs de l’université technologique de Swinburne en Australie ont voulu savoir si les vagues de Faraday –un phénomène qui donne une forme spécifique aux vibrations de l’eau passé certaines fréquences– pouvaient aussi affecter les organismes vivants.

Ils ont pour cela fait vibrer des vers de terre à haute fréquence en les plaçant sur des plaques en Teflon –les lombrics sont des cobayes idéaux car leur cavité corporelle est remplie de liquide, et il est facile de s’en procurer.

Résultat: comme pour l’eau, le liquide organique qui compose le ver-de-terre a opéré une transition aux ondes de Faraday. Une observation qui «pourrait être utilisée pour développer de nouvelles techniques pour sonder et contrôler les processus biophysiques [comme la propagation des impulsions nerveuses] à l’intérieur d’un corps vivant», selon les chercheurs.

Dans la catégorie médecine, c’est une équipe néerlandaise qui a remporté le prix. Son sujet d’étude porte sur les personnes réagissant de manière disproportionnée (par la violence, la colère, l’agression) à des bruits de mastication ou de respiration. Leur étude clinique, portant sur 42 patient·es, a montré que le phénomène qualifié anecdotiquement de misophonia, ou haine du son, devrait être requalifié en trouble psychiatrique discret.

Le prix de la Paix, particulièrement délicieux, a été remis aux gouvernements d’Inde et du Pakistan, pour avoir «envoyé leurs diplomates sonner subrepticement à la porte des autres au milieu de la nuit, puis s’enfuir avant que quelqu’un n’ait pu répondre à la porte». Une histoire vraie et apparemment plus fréquente qu’on ne le pense entre hauts fonctionnaires, selon un ancien diplomate indien interviewé par The Guardian.


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