Paris réclame la libération de Fariba Adelkhah en Iran

Paris réclame la libération de Fariba Adelkhah en Iran
La photo: LaFranco-iranienne de 60 ans est une anthropologue de renom. MAXPPP
Publié le 17/05/2020

Cette chercheuse emblématique a été condamnée à six ans de prison. La France a fermement condamné samedi la peine de six ans de prison prononcée par l’Iran à l’encontre de Fariba Adelkhah et réclamé la libération immédiate de l’anthropologue franco-iranienne détenue depuis juin 2019 dans la République islamique.

Une peine « politique »

Selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, cette peine « n’est fondée sur aucun élément sérieux ou fait établi et revêt donc un caractère politique ». « Nous exhortons les autorités iraniennes à libérer immédiatement Mme Adelkhah », a-t-il insisté.

Directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences-Po à Paris, Fariba Adelkhah, qui est âgée de 60 ans, avait été arrêtée en juin 2019 avec un autre chercheur français, son compagnon Roland Marchal. Celui-ci a été libéré en mars dernier, en échange de la libération par la France de l’ingénieur iranien Jalal Ruhollahnejad, dont les États-Unis réclamaient l’extradition pour infraction au régime de sanctions imposé par Washington à la République islamique.

Des dizaines de ressortissants iraniens possédant la double nationalité ont été ainsi arrêtés par les gardiens de la Révolution ces dernières années, la plupart pour des accusations d’espionnage.

L’Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité de Fariba Adelkhah, avait abandonné en janvier les charges initiales d’espionnage, mais l’avait maintenue en détention pour atteinte à la sûreté nationale. « Le régime lui a laissé entendre qu’elle pourrait être libérée sous conditions si elle renonçait à ses recherches et peut-être même à sa nationalité iranienne en étant expulsée vers la France et privée de passeport, ce à quoi elle se refuse avec détermination car ce serait reconnaître sa culpabilité », explique le coordinateur de son comité de soutien en France, Jean-François Bayart.

« Elle entend bien continuer à faire son métier de chercheuse en Iran et c’est apparemment ce qui lui est reproché », a-t-il précisé au micro de franceinfo, en affichant son inquiétude : Fariba Adelkhah « est affaiblie par sa longue grève de la faim qui naturellement fait d’elle une victime toute désignée du coronavirus si celui-ci rentre dans les murs de la prison » d’Evin à Téhéran, où elle est détenue.

MIDI LIBRE

 


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