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Plénière CTM: Discours de Serge Letchimy suite aux différentes réactions concernant le plan de relance 2022-2024

Plénière CTM: Discours de Serge Letchimy suite aux différentes réactions  concernant le plan de relance 2022-2024
février 14
12:55 2022

« (…) Je prends la parole maintenant parce qu’on est en plein débat sur le plan de relance et ça me semble utile de répondre à quelques préoccupations et quelques demandes.

Je voudrais tout d’abord remercier les commissions d’avoir analysé dans un délai quelquefois contraint. On s’excuse parce que c’est quand même un chantier lourd, difficile, compliqué qui s’est présenté à nous et je remercie aussi l’administration d’avoir fait un travail assez exceptionnel pour synthétiser et résumer. Je remercie aussi les commissions d’avoir unanimement donné un avis favorable, ça nous encourage et malgré les différences de points de vue qu’on peut avoir, malgré les contradictions, malgré les oppositions, ça me touche beaucoup que l’ensemble des commissions aient pu formuler un avis favorable avec bien sûr des propositions très concrètes. Je voudrais intervenir et c’est ma responsabilité, sur la question de la méthode. C’est important, plusieurs élus etaussi le président du CESECEM ont indiqué que concernant la méthode, avec des mots plus policés, le président du CESECEM a indiqué que ça s’apparente plus à un projet de mandature qu’à un plan de relance ; avec un ton un peu plus provocateur et quelquefois désobligeant j’ai entendu des expressions d’indication, c’est un vœu pieux, c’est de la politique il ne faut pas en tenir compte, mais je voudrais dire au président du CESECEM et aux élus qui ont fait ces observations que c’est vraiment un projet de mandature puisque c’est dans notre programme. Nous avons inscrit dans notre mandature deux temps. Compte-tenu de la situation de la Martinique, la situation dans laquelle on a trouvé le pays qui était à l’arrêt en matière de politique d’investissement, on a décidé de découpler la mission en ayant un temps de plan de relance 2022, 2023, 2024. Bien sûr la mandature arrive à terme trois ans après, nous déroulerons parallèlement les actions que nous devons mener dans le cadre de notre mandature. Sur le plan de développement de la Martinique, sur tous les plans que vous avez indiqué. D’ailleurs vous avez fait beaucoup de propositions que nous partageons ; en même temps ce qui est paradoxal, c’est que vous souhaitez que vos propositions rentrent dans le plan de relance, il y a une contradiction. Soit vous dites que ce n’est pas un plan de relance mais un plan de mandature et vous nous laissez accélérer le temps et le processus d’investissement, c’est ça l’objectif. Soit vous nous demandez de faire tout en nous reprochant que c’est un plan de mandature et en essayant de mettre tout dedans. J’ai entendu plein d’interventions où on veut mettre tout  dedans. C’est quoi pour nous l’accélération du temps M. le président du CESECEM ? C’est que nous considérons qu’il fallait absolument changer de rythme, de braquet et d’ampleur sur une série de projets que nous pourrions épuiser en stratégie d’investissement à tous les niveaux : le numérique, le digital, l’investissement eau, l’assainissement, routes, culture, etc. en accélérant le processus ; et nous nous sommes permis contrairement à ce que j’ai entendu à utiliser aussi des chantiers démarrés. Bien entendu on n’a pas remis en cause certaines de ces opérations qui sont en cours ; soit des dispositifs ça me semblait important, soit des projets annoncés, on n’a jamais remis en cause le projet de protection du littoral du Carbet. Pour prendre un exemple, est-ce qu’on l’a inscrit dans le plan de relance ou est-ce qu’on l’a inscrit dans le plan d’investissement global ? Pour les six ans de mandature, on fera un choix ensemble, on n’a pas exclus cela. Il y a des chantiers nouveaux qui étaient abandonnés, non mis en œuvre. Je prends le chantier de liaison Carrère – Brasserie Lorraine qui était en chantier qui avait été esquissé au départ, je ne vais pas reprendre ici publiquement que certains collègues actuels m’ont formulé d’un projet qu’on avait lancé quand on avait la responsabilité de la Région, qui  disaient : « j’avais déjà engagé ça, on l’a arrêté pour des raisons que je ne comprends pas », je l’ai relancé, bien sûr ça a été arrêté de nouveau. Je considère honnêtement que sur le plan méthodologique il nous appartient de faire des projets nouveaux et ça fait partie des projets nouveaux. Bien sûr il y aura débat, je ne vais pas citer de noms, il y aura des débats intéressants sur la question de la préservation des terres agricoles. Il y a aussi des procédures qui sont obligatoires sur ce qu’on appelle des conséquences écologiques liées au développement durable ; il y a des études qui ont été réalisées concernant le trafic des privilégiés pour relier le nord atlantique au sud. On fera le projet, on respectera toutes les étapes sur le plan écologique, juridique, financier et surtout juridique marché public et autres, c’est d’ailleurs lancé. Si les conclusions sont totalement négatives on n’est pas fou pour aller faire ça, si les conclusions sont positives je vous assure qu’on mettra en œuvre ce projet et je réaliserai.

M. le président je veux vraiment qu’on continue de manière apaisée. Vous menez vos débats de manière apaisée, c’est bien je ne pense pas intervenir plus que ça à part le budget ce qui vous paraît logique et normal, je ne voudrais pas qu’on fasse des expressions d’une grande subtilité. On demande du respect et en même temps on ne procure pas du respect. La liaison Brasserie Lorraine – Carrère, ce n’est pas une diagonale du fou. Si on veut prospérer dans ces expressions là en disant que c’est la diagonale du fou subtilement en lâchant à droite, à gauche quelques petites insultes, attention ! Il faut mesurer ses propos, parce que j’aurais pu qualifier à l’aise, mais vraiment à l’aise le fameux viaduc sur Fond Lahaye prévu, je ne sais pas qui veut faire ça maintenant. D’ailleurs je vais interroger le maire de Schœlcher pour savoir comment on peut faire un viaduc de cette importance avec une masse financière qui va dépasser les 100.000.000 euros et que, en réalisant un ouvrage qui va tuer Fond Lahaye ; moi je ne suis pas partisan, mais si globalement on vote pour je vais suivre mais je ne suis pas partisan de ça, du tout. Je trouve que le meilleur moyen pour le collègue qui s’est exprimé en parlant de la diagonale du fou, je ne le ferai jamais à son égard parce que je le respecte. Ça, c’est un ouvrage qu’il faut absolument revisiter, on est en discussion, je ne suis pas favorable, je pense qu’il faut protéger Fond Lahaye, il ne faut pas faire passer un pont de je ne sais pas quelle distance, de 800 mètres quelque chose d’énorme qui va ramener tout le monde vers les autres carrefours et ça ne va pas régler le problème. C’est plutôt du transport maritime qu’il faut mettre en œuvre, c’est plutôt une organisation des déplacements doux qu’il faut mettre en œuvre ; c’est plutôt des alternances au transport dans le nord caraïbe plutôt que d’aller réaliser un ouvrage de cette nature. Là, j’ai été choqué par les expressions que j’ai entendues et c’est extrêmement blessant.

Concernant la question de la méthode, aussi. Est-ce qu’il fallait faire un plan de relance que j’ai connu, moi ? S’il y a eu des plans de relance, c’est nous qui l’avions fait. Le dernier plan de relance, c’est nous qui l’avons fait. Il y a eu des plans de relance ; la collectivité régionale avait un plan de relance qui avait fait beaucoup de bien au pays, d’ailleurs c’est Catherine Conconne qui en assurait la responsabilité et nous avons décidé de relancer la machine. C’est notre droit, nous sommes élus. Nous décidons de relancer la machine… 

On nous dit : attention c’est un catalogue. Ce  n’est pas un catalogue puisque vous venez de dire que ce n’est pas chiffré. Si c’est pas chiffré dans les moindres détails, l’autre de la Région on avait précisé les détails, on avait fait un vrai plan et on était fier d’assumer, il s’agissait d’actions extrêmement précises. Là, on ouvre un débat de discussion dans le cadre du plan de relance, on cadre l’orientation notamment sur l’eau et nous disons qu’il faut atteindre tel objectif. L’eau 250 à 300.000.000 d’euro d’investissement pour permettre de relancer l’investissement sur des infrastructures détériorées depuis trente ans ; et puis, permettre aux martiniquais d’avoir de l’eau. On  a commencé par Séguineau, mais ce n’est pas que ça. On veut aussi l’autorité unique de l’eau, on veut proposer le prix unique de l’eau, on veut aussi avoir le prix social de l’eau. La  question qu’on peut se poser c’est qu’est-ce qu’on a fait ces vingt, trente dernières années ? Je ne suis pas du genre à poser ça de manière critique, mais une méthode choisie c’est d’ouvrir un cadre ; dans ce cadre là chaque commission, j’insiste auprès du président de la commission du développement durable, aura des propositions concrètes à faire quand il parle de décarboniser la flotte de la Ctm. Je suis d’accord avec lui, ça fait partie d’un élément, d’un volet qui consiste l’habitation énergétique, ça me semble essentiel. Si vous voulez qu’on liste tout, c’est à ce moment là que ça va être un catalogue. On a ouvert une trame et vous avez peur du débat ? Je veux que pendant deux ans, trois ans, on ait un débat très précis et extraordinaire. Je précise M. le président que c’est parce que j’ai constaté qu’il y avait un risque assez important que je n’ai pas voulu, que nous n’avons pas voulu avoir un catalogue ou des catalogues. C’est pour cela que je suis très surpris d’entendre cette expression là. Le CCT, le contrat de convergence et de transformation qui a été mis en place et voté par certains ; et la cour territoriale de relance pour la refondation est de 860.000.000 euros, ces interlocuteurs à mon avis n’ont pas consulté ceux qui allaient dans le sens de la responsabilité de ces projets, puisque mes chers collègues je ne cite pas de noms, M. le président de la CESECEM vous devriez savoir que sur les 860.000.000 euros programmés, c’était des chiffres d’affichage très intéressants, pour dire qu’on a 860.000.000 euros, é kisa 860.000.000 euro tala ba ? On a 460.000.000 euros non consommés, je vais même plus loin, non programmés. Ce n’est même pas la consommation, c’est  la programmation. 460.000.000 ; ça montre bien qu’on ne voulait pas tomber dans le piège d’une programmation un peu politique, etc. sans pour cela que ça puisse être réalisé. Et j’insiste, le délai limite de programmation de projets c’est fin décembre 2022. On a 460.000.000 euros si on ne veut pas perdre l’argent, à programmer. Dieu merci plan de relance tala rivé ! Parce que ce sont des projets hyper concrets que nous allons bien sûr mettre en œuvre progressivement en réutilisant (personne n’a posé la question : comment vous financez ça ?) ; bien sûr on travaille énormément pour  être au rendez-vous de la réutilisation de certaines opérations…

Voilà M. le président globalement ce que je voulais dire. Je vais quand même terminer par quelques réponses aux questions qui ont été présentées.

D’abord sur la question de la compétence, il y a un élu qui n’a pas cessé de s’exprimer, j’aurais préféré que cet élu qui est mon collègue ait peut-être un peu le langage que j’ai entendu à la fin, qu’apporter une contribution et ne pas tomber dans la critique systématique, c’est plus constructif. Sur la  question de la compétence, en gros, en 2022 je ne sais pas qui peut parler comme ça. Certains ont dit qu’on était autonomistes et qu’on a refus la loi NOTRe. La notion de compétence de la loi NOTRe je sens qu’il y a des gens qui y sont très attachés, moi je ne mâche pas la loi, n’écrase pas la loi, je ne méprise pas la loi parce que je suis au sein d’une République, il faut accepter la loi, mais si on veut m’enfermer dans les compétences et me faire dire aux martiniquais : ne bouge pas du tout parce que la question de la santé c’est l’affaire de l’Etat on ne fait absolument rien, ne comptez pas sur moi, ni je pense sur nos élus qui sont dans la majorité, nous sommes très déterminés à ne pas outrepasser nos compétences, mais nous impliquer dans la restauration et la construction des hôpitaux c’est une obligation morale. Tous les élus s’impliquent, se battent pour qu’on puisse reconstruire l’hôpital de Trinité, l’hôpital de la Meynard qui est un désastre en soi aujourd’hui, où on est vraiment dans un bâtiment très délabré ; l’hôpital Emma Ventura où les grands-mères sont en train de mourir dans des conditions atroces parce que le bâtiment est en très mauvais état. On peut être spectateur et de dire : nous apportons une petite contribution et c’est terminé, non pas du tout, je n’ai pas cette mentalité-là. Je m’impliquerai pour la reconstruction des hôpitaux et j’irai plus loin, et mon équipe est d’accord là-dessus à être co-pilote, – on ne se substitue pas aux compétences des autres – pour la reconstruction de l’hôpital de la Meynard et d’Emma Ventura. Nous allons accompagner le CHU et l’ARS dans la reconstruction des autres hôpitaux dont Trinité, dans cet esprit, etc. Nous allons nous impliquer et dans bien d’autres domaines on le fera aussi. C’était important pour moi de le dire.

Une réponse rapide, une élue a parlé du GIP Titrement, je la remercie parce que c’est un sujet très important, j’ai entendu : nous avons créé le GIP Titrement, ce n’est pas vrai, vous avez initié un processus qui n’avait pas abouti. J’en veux pour preuve la dernière lettre du président Marie-Jeanne, le 11 juin 2021, qui écrit au ministre de l’outre-mer pour dire : attention, nous ne pouvons pas mettre le GIP Titrement sur pied pour telle ou telle raison. Je voulais clarifier, ce n’est pas une critique chère collègue, vous n’avez pas créé, vous avez simplement pris l’initiative du GIP Titrement que je salue. Voilà chère collègue que je n’arrête pas, mécaniquement parce que ça porte le nom d’Alfred Marie-Jeanne ; je ne ferai jamais cela. Tous les projets que je juge utiles et bons pour le pays, que ça porte le nom de Claude Lise, Alfred Marie-Jeanne ou de Daniel Marie-Sainte, je me permets de le dire, je continuerai. Par contre là où je vois qu’il y a un problème, je me permettrai de l’arrêter. Ce projet sera mis en œuvre.

Concernant le TCSP il y aura des réponses techniques mais je tiens à dire que c’est très facile de dire qu’on a lancé des études, bien sûr on n’a rien arrêté. Le seul problème c’est qu’il va falloir choisir collectivement avec les EPCI et avec les maires, la tranche, parce que celui qui va faire croire au peuple martiniquais qu’on pourra à la fois réaliser vers le Robert, à la fois vers Rivière-Salée et Sainte-Luce et à la fois vers Schoelcher trompe la population. Je le dis clairement qu’on pourra faire une tranche et continuer les études pour que l’équipe qui prendra le relais bientôt soit en mesure de pouvoir continuer, pour pouvoir faire d’autres opérations qui me semblent extrêmement importantes à ce niveau-là.

Je voudrais répondre à M. le maire de Rivière-Pilote, oui nous travaillons beaucoup ensemble, mais comme tu as dit qu’il n’y a pas de réponse de la Ctm, je tiens à ce qu’il y ait une réponse de la Ctm concernant la demande pour la voiture de la famille nombreuse. Je ne sais pas si c’est la solution d’apporter, de faire  une acquisition financée, nous étudierons le dossier, ça a été envoyé, j’ai reçu il y a trois jours une lettre de M. le maire, on étudie les possibilités, mais comme dans le règlement de la Collectivité territoriale il n’y a pas de dispositif d’aide pour achat de voiture et comme je respecte les procédures qui sont en cours il nous faudra absolument travailler pour trouver une solution de soutien, mais je doute qu’on puisse financer directement ce genre de chose là. Je comprends la situation et je peux te dire qu’on y travaille directement.

Dernière chose, c’est concernant le projet EMEA, nous avons tranché et indiqué qu’on voulait faire un conservatoire, je n’ai jamais dit que je voulais faire un conservatoire national. Nous sommes en discussion et je sais de quoi je parle avec l’Etat de telle sorte qu’on puisse trouver des solutions pour avoir un conservatoire réellement mondial, c’est très important pour nous, mais à dimension aussi fortement identité martiniquaise. Nous négocions juridiquement parce qu’on n’est pas planté dans le décor de la loi et on ne veut absolument pas louper cette occasion de conjuguer la qualité des traditions de la culture et de l’identité locale dans son émergence de créativité avec la possibilité de s’ouvrir au monde. Je fais les deux, vous avez décidé de faire une seule partie, ce n’est pas notre stratégie. C’est dans ce cadre-là que nous disons que ce conservatoire aura une dimension martiniquaise très forte, c’est la mission qu’on a confié à Ronald Tulle en tant que préfigurateur. En même temps, nous ouvrirons parce que nous considérons que notre musique doit être aussi ouverte au monde y compris dans sa dimension technique et sa dimension éducative. Nous négocions avec l’Etat un statut particulier pour ce conservatoire, j’espère qu’on gagnera cette bataille là et qu’on pourra réaliser cette opération.

M. le président je vous remercie de m’avoir donné la parole.

J’espère m’être exprimé dans le moindre détail, ce que je tenais à faire sur la méthode. Je voudrais rendre hommage à tous les élus qui ont travaillé surtout à l’administration de la Collectivité territoriale où il y a d’excellentes personnes et qui ont fait un travail nuit et jour pour vous permettre, pour me permettre, pour nous permettre d’avoir un maximum d’éléments et de faire des propositions très concrètes au peuple martiniquais. Je souhaite véritablement que l’idée de vœux pieux ne soit pas exprimée de cette manière-là, c’est-à-dire le projet porté par les responsables politiques qui sont élus par le peuple. On devrait mieux partager ces engagements politiques que de les critiquer, mais je considère aussi que les critiques positives et techniques, pas des critiques violentes, sont les bienvenues dans cette bataille que nous menons pour le peuple martiniquais. »


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