Après le panier grande distribution, le panier rentrée scolaire et le panier bricolage, un nouveau BQP sera lancé à partir du 15 juillet. Il concerne les pièces et les services automobiles.
L’État souhaitait étendre le Bouclier qualité prix « qui était un peu vieillissant » selon les mots du préfet Étienne Desplanques. Pour y parvenir, la Martinique s’est inspirée de ce qui se fait dans l’Océan Indien, chez les Réunionnais. En effet, ces derniers ont déjà mis en place un BQP relatif à l’automobile. « C’est une attente forte de nos concitoyens pour qui l’automobile est un poste qui pèse lourd dans le budget des ménages », note Étienne Desplanques. La mise en place de ce Bouclier qualité prix automobile a été bien plus complexe que la mise en place des autres paniers à prix plafonnés. « Les produits automobiles sont très différents en fonction des types de véhicules. Il a fallu travailler sur les véhicules diesel, les véhicules essence. » Cela n’a pas représenté la seule difficulté. Il aura fallu définir un pool représentatif des véhicules circulant en Martinique. 12 modèles de voitures ont été sélectionnés. Elles représentent 25% du parc automobile du territoire. « Même si c’est complexe, nous sommes allés au bout de la négociation. J’ai conscience que le résultat est perfectible.»

Parmi les signataires de ce BQP appliqué à l’automobile, les grandes surfaces, Autoquick, Saci, Autobam, Norauto, Midas et Feu vert ainsi que trois stations essences. Les concessionnaires ne font pas encore partie du pacte de plafonnement des prix.
« Dans un monde où la vie chère est un sujet pour toutes les familles, Norauto se devait de participer à ce projet. C’est avec satisfaction qu’on arrive à proposer des paniers tarifaires pour qu’ils puissent en profiter et pallier dans une certaine mesure la vie chère », explique Jean-Pierre Colonneau, directeur du centre Norauto. Treize rencontres entre les signataires auront été nécessaires afin de parvenir à un accord satisfaisant toutes les parties sur la tarification des prestations et des services.

Le préfet insiste : « C’est un accord qui vise à modérer les prix. On se fixe une limite par panier de produits et de service. L’enseigne s’engage à respecter ce prix plafond. Cela permet de modérer l’inflation des produits. » Tout comme le BQP de la grande distribution, le BQP automobile fonctionne par panier. Par exemple, le panier de produits (huile moteur, lave-glace, liquide de frein et liquide de refroidissement) pour un véhicule s’élèvera à 98 euros. Pour les pièces détachées (batterie, balais essuie-glace, ampoule, plaquette de frein, disque de frein, filtre carburant, filtre huile, filtre habitacle et bougie), il s’agira de 509 euros pour une essence et 540 euros pour un diesel.
Note : les 12 véhicules concernés : Clio, C3, Sandero, Corsa, Duster, Berlingo, Kangoo, Picanto, Polo, Twingo, Ibiza et Fiesta.
Laurianne Nomel





