Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Subscribe

    Get the latest creative news from ANTILLA on art, design, and business

    Current Trends

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    August 15, 2026

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    August 14, 2026

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    August 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Sections
      • Editorial by Henri PIED
      • Ecology / Environment
      • Art/Culture
      • Caribbean
      • Companies
      • Gdc's Perspective
      • Heritage
      • Politics
      • Health
      • Sports
      • Opinion Pieces
    • Our Files
      • Great Figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Key Issues
        • Sargassum
        • Rum
        • High Cost of Living
        • The Press in Martinique
      • Profile or Investigation
    • About
      • About Us
      • Media Kit
    • Contact
    • Change language to Français
    annonces
    SUBSCRIPTION
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » How the Pandemic Shows Us the Importance of the Common Good
    Opinion Pieces

    How the Pandemic Shows Us the Importance of the Common Good

    May 17, 2020No Comments
    Facebook LinkedIn WhatsApp
    «Cogito, ergo sum», je pense donc je suis, disait Descartes. Essayons de renverser la sentence: au temps du coronavirus, je suis, donc je pense. Le philosophe français entendait démontrer que la possibilité de penser, et de se penser, comme personne, établissait une certitude absolue, un principe fondamental de l’existence humaine. Si nous existons comme êtres pensants, si nous avons cette capacité de penser, alors les potentialités de l’esprit peuvent être mises à profit pour le bien individuel. Et si l’on fait entrer en jeu l’éthique, la responsabilité, l’impératif kantiend’agir pour le bien, les capacités de l’esprit devraient de la même façon être orientées vers le bien collectif.€
    La photo : Installation Bien commun de Victoria Klotz. | Isère-Domaine de Vizille via Wikimedia

    La santé comme idée supérieure du bien commun

    La pandémie que nous affrontons nous éclaire sur bien des points communs entre Descartes et Kant –qu’on pardonne cette synthèse lycéenne et universitaire succincte. Désormais, les notions de bien individuel et de bien collectif nous apparaissent de moins en moins distantes l’une de l’autre. Nous continuons certes à nous penser comme individus singuliers, mais nous existons de moins en moins comme individus séparés des autres. D’une certaine façon, le confinement nous a rapproché·es, nous partageons un destin commun, nous nous «voyons» davantage en groupe (sur les réseaux sociaux), nous dialoguons (grâce aux réseaux sociaux) à distance, et nous accomplissons certaines tâches, même les plus banales comme les courses, avec un rituel de gestes et de précautions communes. Le masque obligatoire nous protège, tout en mettant à égalité toutes nos expressions .

    Dans la vie normale, chaque société est régulée par des normes et des lois que nous sommes tenu·es de respecter, mais l’épidémie a étendu ces règles à nos libertés individuelles et de mouvement, et ce sans la moindre exception. C’est si vrai que l’on en vient à débattre de libertés constitutionnelles en gardant à l’esprit une idée supérieure du bien commun: la santé.

    La globalisation des marchés va plus que jamais de pair avec la globalisation du risque et, en partie, avec la globalisation des décisions politiques. Chaque gouvernement a agi selon des évaluations autonomes, mais les indications des experts et des organisations internationales comme l’OMS et la pression informée des opinions publiques ont imposé des décisions très similaires, par des mécanismes collectifs d’imitation, comme on a pu le voir dans le cas des zones rouges appliquées de la Chine jusqu’à l’Australie.

    Survivance globale

    À la différence des épidémies passées, tragiques mais tout de même circonscrites, le coronavirus a revêtu les caractéristiques de la pandémie, il a globalisé le risque, avec des conséquences économiques, sociales et sanitaires mondiales. Le virus n’est en rien démocratique si nous observons les classes sociales les plus frappées, les millions de nouveaux pauvres, la différente capacité de réponse des structures sanitaires de pays à pays et de région à région à l’intérieur d’un même pays. Démocratique, il l’est en revanche comme urgence globale, en ce qu’il a substantiellement abattu toute frontière entre bien individuel et bien collectif.

    Jusqu’à ce que l’on entende parler de changement climatique, nous ne ressentions pas la peur quotidienne de mourir. En ce temps de coronavirus, santé individuelle et santé collective ont perdu leur distance, leur frontière, leur pouvoir discrétionnaire: l’environnement, la nature, l’utilisation des ressources pour nous protéger des risques, la nécessité et la responsabilité de penser un modèle de développement durable ne sont plus des sujets de congrès ou de cercles culturels restreints, réservés à certain·es activisteLa Renaissance est la phase suivante d’une humanité diminuée d’un tiers. On avait bien, à cette époque, développé la capacité de se reconstruire.

    Ils sont devenus l’enjeu de toute l’humanité. Impossible donc de ne plus se penser comme collectivité. Pas seulement pour des raisons éthiques, kantiennes ou spirituelles, («Personne ne se sauve seul» a dit le pape François), mais pour des raisons de survivance globale.

    À l’époque de la peste de Florence, Boccace écrit le Decameron, imaginant que des dizaines de jeunes gens et jeunes filles se cloîtrent dans une demeure pour fuir l’épidémie et rêver au monde futur. La Renaissance est la phase suivante d’une humanité diminuée d’un tiers. On avait bien, à cette époque, développé la capacité de se reconstruire. Donc, de se repenser.

    Se penser comme humanité

    Aujourd’hui, comme les jeunes gens de Boccace, nous nous confinons en pensant à l’avenir.

    «Je suis, donc je pense» signifie penser l’homme globalisé et son développement humain, avoir la conscience que santé, instruction, environnement et ressources naturelles sont des biens collectifs et que les maux doivent être tout autant collectivement répartis, même si peut changer la hiérarchie de qui en paie pour un temps le prix le plus élevé.

    C’est bien cela le nouvel impératif économique, le côté positif et humanitaire qui peut émerger de la pandémie. La santé n’est plus pensable comme bien individuel, mais comme bien collectif, puisque tout le monde paie les conséquences de la maladie, indépendamment du fait d’être contagieux, guéris ou en sécurité. Et comme on l’a vu, les distinctions entre comportements individuels ou collectifs n’ont plus de sens, dans le fait que chaque comportement individuel peut conditionner la santé d’autres personnes de façon exponentielle.

    «Je suis donc je pense» signifie donc que désormais nous sommes et nous nous pensons comme humanité

    Related Posts

    «What if the real change were a shift in Martinican political culture?» By Franck A

    August 11, 2026

    BACCHA FESTIVAL: A Resounding Success—When the Facts Speak for Themselves!

    August 10, 2026

    French West Indies: Is “Europeanization” the New Horizon?

    August 10, 2026
    Add A Comment

    Comments are closed.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Caribbean News
    Caribbean

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    August 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Saint Lucia Officially Launches a 1,000 EC$ Allowance for Newborns

    August 4, 2026

    OECO delegates review Sargassum management strategies following their mission to French territories

    August 2, 2026
    SUBSCRIBE TO OUR CHANNEL!
    Post Your Legal Notices

    Subscribe

    Get the latest news from Antilla Martinique.

    Thank you! Your request has been received.

    View legal notices
    View our back issues
    Our Different Sections
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. All rights reserved. Programmed by ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • LEGAL NOTICE
    • LEGAL NOTICES
    • ABOUT ANTILLA

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.