De nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran samedi 28 février, au lendemain du déclenchement de l’opération militaire américaine « Fureur épique » contre l’Iran. Des images satellites montrent de la fumée s’élevant près du complexe du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Frappes et ripostes en chaîne
L’armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes visant des lanceurs de missiles et des systèmes de défense aérienne dans le centre de l’Iran.
Dans le sud du pays, deux quartiers de Bouchehr — ville abritant notamment une centrale nucléaire — ont été visés par des missiles, selon l’agence Fars.
D’autres explosions ont été signalées près de Garmdareh (au nord) et à Qom, ville sainte située au sud de Téhéran.
En réaction, l’Iran a mené des frappes dans la région : la Jordanie affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques et abattu des drones, sans faire état de victimes humaines.
Réactions européennes et appel à la retenue
L’Union européenne a exprimé sa vive inquiétude. Ursula von der Leyen a qualifié la situation de « très préoccupante », tandis que les Vingt-Sept ont entamé le retrait de leur personnel non essentiel de la région.
L’UE appelle toutes les parties à « la plus grande retenue » et insiste sur la protection des civils et la sécurité nucléaire. La mission navale européenne Aspides, en mer Rouge, est en alerte maximale.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé l’Iran à cesser « immédiatement » ses frappes militaires et à revenir à une solution négociée.
Mobilisation de l’ONU
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit tenir une réunion d’urgence à 22 heures (heure de Paris) afin d’examiner la situation au Moyen-Orient.
Synthèse
La séquence militaire s’intensifie rapidement, avec des frappes croisées, des interceptions régionales et une inquiétude croissante concernant les installations sensibles, notamment nucléaires. La communauté internationale appelle à la désescalade, tandis que la région entre dans une phase d’extrême tension stratégique.