Le 21 avril 1944, les Françaises obtiennent enfin le droit de vote et d’éligibilité. En Guadeloupe comme en Martinique, ce droit devient réalité politique dès 1945. Mais derrière cette conquête se cache une histoire plus longue, portée par des figures féminines majeures, souvent invisibilisées.
1944-1945 : l’entrée des femmes dans la citoyenneté politique
L’ordonnance du 21 avril 1944 accorde enfin aux femmes le droit de vote. Le 29 avril 1945, en Guadeloupe et en Martinique, elles participent pour la première fois aux élections municipales.
Guadeloupe : des pionnières de l’engagement politique
Gerty Archimède incarne cette entrée des femmes dans les institutions. Eugénie Éboué-Tell devient l’une des premières parlementaires. Albertine Baclet ouvre la voie municipale, tandis que Lucette Michaux-Chevry marque durablement la vie politique.
Martinique : des passeuses d’idées avant les élues
Paulette Nardal et Jane Nardal jouent un rôle fondamental dans l’émergence d’une conscience politique féminine, préparant les femmes à exercer leurs droits civiques.
Une entrée tardive dans les institutions
Jenny Dulys-Petit et Claire Tunorfé-Lesdéma marquent l’entrée des femmes au conseil général. Josette Manin devient en 2011 la première femme à présider cette institution. Luce Lemaistre ouvre la voie municipale dès 1949.
Du droit de vote à l’égalité réelle
Malgré les avancées, les femmes restent sous-représentées dans les postes de pouvoir. La parité a permis des progrès, mais l’égalité réelle reste un horizon.
Conclusion
Voter est un acte de mémoire et de continuité. Pour les femmes des Antilles, c’est prolonger un combat historique pour l’égalité.





