Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Subscribe

    Get the latest creative news from ANTILLA on art, design, and business

    Current Trends

    Pawol’s Initil’s de Henri Luc Pied. Chose promise…

    August 15, 2026

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    August 15, 2026

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    August 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Sections
      • Editorial by Henri PIED
      • Ecology / Environment
      • Art/Culture
      • Caribbean
      • Companies
      • Gdc's Perspective
      • Heritage
      • Politics
      • Health
      • Sports
      • Opinion Pieces
    • Our Files
      • Great Figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Key Issues
        • Sargassum
        • Rum
        • High Cost of Living
        • The Press in Martinique
      • Profile or Investigation
    • About
      • About Us
      • Media Kit
    • Contact
    • Change language to Français
    annonces
    SUBSCRIPTION
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » EXHIBITION. Interview with Dayneris Brito: «This exhibition is a gift of beauty, spirituality, and memory»
    News Art/Culture

    EXHIBITION. Interview with Dayneris Brito: «This exhibition is a gift of beauty, spirituality, and memory»

    July 7, 2025Updated:July 7, 2025No Comments
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Dayneris Brito, commissaire associée de l’exposition « La vie devrait être belle », travaille pour la Fondation Brownstone à Paris, aux côtés du commissaire d’exposition Gilbert Brownstone. À l’occasion du vernissage à la Fondation Clément, elle nous livre son regard sur l’œuvre de Manuel Mendive, sur les liens profonds entre Cuba et la Martinique, et sur l’importance de faire dialoguer les cultures caribéennes à travers l’art.

    Vous êtes commissaire associée de cette exposition. Quel est son sens profond selon vous ?
    Cette exposition s’intitule La vie devrait être belle, ce qui, à première vue, peut sembler naïf ou idéaliste. Et pourtant, c’est une affirmation profondément philosophique, presque politique, dans le contexte actuel. Le titre est tiré d’une réflexion de l’artiste : malgré les douleurs, les pertes, les exils, la vie contient encore des graines de beauté, et il faut apprendre à les reconnaître dans les choses simples, dans la nature, dans les gestes humains, dans la spiritualité.

    Ce message de beauté est essentiel aujourd’hui. Nous vivons dans un monde saturé de conflits, d’injustices, de souffrances. L’œuvre de Mendive nous invite à ralentir, à respirer, à regarder. À renouer avec ce que nous avons de plus profond. En cela, cette exposition est un cadeau. Elle n’impose rien. Elle propose un chemin, libre, ouvert, spirituel.

    Quel rôle joue la Fondation Clément dans la réalisation de ce projet ?
    Un rôle absolument central. La Fondation Clément est aujourd’hui l’un des rares lieux dans la Caraïbe à avoir une telle capacité d’accueil, d’accompagnement, de diffusion de la création contemporaine, en particulier celle qui vient d’autres îles. Cela fait plusieurs années que Gilbert Brownstone collabore avec eux, notamment pour faire découvrir les scènes cubaines. Mais cette exposition est unique, par son ampleur et sa profondeur.

    La Fondation a permis non seulement l’accueil physique de cette exposition — ce qui est déjà énorme — mais elle l’a aussi pensée en lien avec le public martiniquais. L’équipe a été exceptionnelle de professionnalisme et de sensibilité. Ils ont compris que l’œuvre de Mendive, au-delà de sa dimension esthétique, parle de l’identité, de la créolisation, des racines communes entre les peuples de la Caraïbe.

    Pourquoi Manuel Mendive ? Qu’apporte-t-il de particulier à la Martinique ?
    Mendive est un artiste immense. C’est un pilier de la scène artistique cubaine contemporaine. Il est né dans les années 1940, a étudié à l’École nationale des arts plastiques dans les années 60, au lendemain de la révolution, et a très vite pris ses distances avec l’enseignement académique européen, pour explorer une esthétique profondément ancrée dans la culture cubaine, africaine, spirituelle.

    Il est sans doute l’un des premiers artistes cubains à avoir intégré de façon aussi cohérente et puissante la spiritualité afro-cubaine — notamment la Santería — dans son travail. Mais son message dépasse Cuba. Il parle d’un monde habité, peuplé de forces invisibles, d’ancêtres, de divinités métisses, qui vivent en nous. C’est un panthéisme poétique, charnel, visuel, dans lequel la Martinique peut se reconnaître.

    Cette exposition a-t-elle été pensée spécifiquement pour la Martinique ?
    Oui, entièrement. Ce n’est pas une exposition itinérante, ni une reprise d’un projet existant. Elle a été conçue pour la Fondation Clément, dans son architecture, pour son public. Nous avons réuni des œuvres très rares : certaines viennent du musée national des Beaux-Arts de La Havane, mais beaucoup proviennent directement de la collection privée de l’artiste, de sa maison, de ses archives.

    Il y a ici des pièces des années 60, 70, jusqu’à aujourd’hui. Toutes les périodes, tous les médiums : peinture, sculpture, performance, dessins… C’est une exposition totale, presque muséale, mais vivante. On peut parler d’une rétrospective immersive, mais aussi d’un moment de grâce, car Mendive a confié ici une part très intime de lui-même.

    A droite Gilbert Brownstone

    Quelles émotions cette exposition cherche-t-elle à faire naître ?
    L’émotion d’abord. Ensuite la mémoire. Puis, peut-être, une forme de reconnaissance. Je crois que les Martiniquais, en voyant cette exposition, peuvent se dire : « cet art me parle, il est étranger mais familier ». Car nous partageons des racines communes : l’Afrique, l’exil, la spiritualité, les mélanges. Mendive ne peint pas un folklore, il peint des vérités cachées. Et quand il place une divinité, ce n’est pas une icône, c’est un souffle, une force.

    Cette exposition nous invite à regarder au-delà du visible. À accepter que le monde ne soit pas que matière, mais aussi esprit, rêve, intuition. En cela, elle est profondément caribéenne, profondément humaniste. C’est un voyage intérieur, une traversée. Une expérience.

    Enfin, quel serait le message que vous aimeriez transmettre au public martiniquais ?
    Prenez le temps. Laissez les œuvres vous parler. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise interprétation. Il y a ce que vous ressentez. Ce que vous êtes prêts à entendre. La vie devrait être belle n’est pas un ordre, c’est une prière douce. Et grâce à la générosité de Manuel Mendive, la Martinique accueille un messager de paix, de beauté et de liberté. C’est un honneur rare. Il faut en profiter.

    Interview by Philippe PIED

    Related Posts

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    August 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    August 13, 2026

    André Prosper : « Aujourd’hui, nous sommes dans la sauvegarde de l’élevage bovin martiniquais »

    August 13, 2026
    Add A Comment

    Comments are closed.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Caribbean News
    Caribbean

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    August 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Saint Lucia Officially Launches a 1,000 EC$ Allowance for Newborns

    August 4, 2026

    OECO delegates review Sargassum management strategies following their mission to French territories

    August 2, 2026
    SUBSCRIBE TO OUR CHANNEL!
    Post Your Legal Notices

    Subscribe

    Get the latest news from Antilla Martinique.

    Thank you! Your request has been received.

    View legal notices
    View our back issues
    Our Different Sections
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. All rights reserved. Programmed by ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • LEGAL NOTICE
    • LEGAL NOTICES
    • ABOUT ANTILLA

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.