Source: St. Lucia Times
La décision de la confédération fait suite à une réunion d’urgence de ses membres, au cours de laquelle les délégués ont critiqué la gestion de la proposition par la FIFA, notamment ce qu’ils ont décrit comme un délai d’approbation artificiellement court et l’absence d’examen par les organes décisionnels compétents de l’instance dirigeante.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fixé à la mi-septembre la date limite pour que les 211 fédérations membres de l’instance dirigeante mondiale approuvent un plan prévoyant un investissement de 20 millions de dollars dans les programmes de développement de chaque fédération nationale. La condition serait la vente de participations minoritaires dans les droits commerciaux de la Coupe du Monde de la FIFA à des investisseurs en capital-investissement.
Mercredi, l’UEFA et la CONCACAF ont toutes deux exprimé leur mécontentement face au manque de consultation avant que la FIFA ne soumette sa proposition à leurs membres. Ces deux confédérations représentent un total de 96 fédérations nationales.
Outre-Atlantique, à l’issue d’une réunion d’urgence, la Concacaf a rejeté catégoriquement le projet. L’organisation dirigée par Victor Montagliani n’a pas mâché ses mots concernant le manque total de transparence administrative.
« Au cours de la réunion, les membres ont exprimé de profondes inquiétudes quant au manque de procédure régulière entourant la proposition, au délai artificiellement court imposé et à l’absence de tout examen ou approbation par les instances dirigeantes compétentes de la FIFA », a déclaré la Concacaf dans un communiqué publié jeudi.
La confédération a rejeté d’emblée la justification financière du recours à des capitaux privés externes, notamment au vu du succès financier retentissant de la Coupe du monde de la FIFA, organisée sur trois territoires de la Concacaf.
« La nécessité d’investissements en capital-investissement pour financer les programmes FIFA Forward, nouveaux et existants, après la Coupe du monde de la FIFA la plus rentable de l’histoire, a été remise en question. »
La Concacaf a conclu en déclarant avoir rejeté la proposition FIFA Forward Enterprise ; a chargé le vice-président de la FIFA, Montagliani, et les membres du Conseil de la FIFA, dont Randy Harris de la Barbade, d’engager la FIFA pour déterminer comment les réserves existantes peuvent contribuer à augmenter le financement du développement ; et a chargé les membres du Conseil d’enjoindre Infantino de veiller à ce que toute question respecte les procédures de gouvernance appropriées, conformément aux statuts de la FIFA.





