Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Subscribe

    Get the latest creative news from ANTILLA on art, design, and business

    Current Trends

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    August 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Évolution institutionnelle : l’accord entre l’État et la Martinique publié au Journal officiel

    August 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Sections
      • Editorial by Henri PIED
      • Ecology / Environment
      • Art/Culture
      • Caribbean
      • Companies
      • Gdc's Perspective
      • Heritage
      • Politics
      • Health
      • Sports
      • Opinion Pieces
    • Our Files
      • Great Figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Key Issues
        • Sargassum
        • Rum
        • High Cost of Living
        • The Press in Martinique
      • Profile or Investigation
    • About
      • About Us
      • Media Kit
    • Contact
    • Change language to Français
    annonces
    SUBSCRIPTION
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Pourquoi le changement de titre des «Dix petits nègres» indigne tant la France? ( Publié le 06/10/2020.)
    Opinion Pieces

    Pourquoi le changement de titre des «Dix petits nègres» indigne tant la France? ( Publié le 06/10/2020.)

    October 5, 2020No Comments
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Illustration :Couverture du roman policier Ils étaient dix, d’Agatha Christie. | Le livre de poche


    Rokhaya Diallo —

    James Prichard a fait rebaptiser le plus fameux roman de son arrière-grand-mère Agatha Christie en «Ils étaient dix». Une œuvre qui n’en est pourtant pas à une variation de titre près.

    «Absurde», «monstrueux» voire «misérable»… quelle est donc cette terrible nouvelle qui a soulevé tant de protestations en cette veille de rentrée 2020? Pour susciter une telle vague d’indignations, il a suffi que James Prichard, arrière-petit-fils de la papesse du polar Agatha Christie, annonce sa décision de rebaptiser Dix petits nègres, son plus fameux roman, d’un nouveau titre (Ils étaient dix) afin d’en ôter la dimension raciste, susceptible selon les termes de Prichard de «blesser». Une révolution? Pas vraiment.

    Le livre paru au Royaume-Uni en 1938 sous le titre de Ten Little Niggers a été publié aux États-Unis en 1940 sans que jamais le mot raciste «nègre» n’apparaisse, les éditeurs locaux ayant opté pour And Then There Were None(«Et soudain il n’en resta aucun») avec l’assentiment d’Agatha Christie. Celle-ci avait, selon l’historien Jean Garrigues, «elle-même reconnu l’utilité de changer le titre au début des années 1940 aux États- Unis», car elle «sentait […] le poids négatif que ça pouvait jouer sur des populations»

    Il en a été de même dans plusieurs traductions comme en Allemagne dès 1944 et en Italie en 1946. Au Royaume-Uni, le titre raciste a été finalement abandonné en 1980.

    Alors qu’Agatha Christie a accepté le choix de la suppression du terme raciste il y a quatre-vingts ans, notre pays est un des derniers à recourir à ce titrage raciste. Le mot «nègre» a finalement disparu dans sa langue d’origine sans que cela ne suscite de telles controverses.

    Pourtant, cette terminologie raciste est encore aujourd’hui défendue en France avec une énergie déconcertante tant elle est passionnée.


    Asseoir sa position dominante

    Pourquoi s’attacher si désespérément à l’usage d’un mot dont le caractère offensant est incontestable? Dès lors que l’on connaît le caractère raciste d’un mot, si l’on sait qu’il blesse et humilie une partie de la population, pour quelle raison rationnelle s’obstiner à l’employer? Quelle privation ressentent les personnes qui s’accrochent à ce mot au point de déployer une argumentation si prolixe pour en défendre l’usage?

    À mon sens, cela témoigne non seulement d’un manque de considération et de respect pour ses concitoyen·nes mais aussi d’un besoin irrépressible d’écraser les voix subalternes. Il s’agit pour les personnes qui font la promotion de ce mot odieux d’asseoir une position dominante qui n’existe que dans le maintien de rapports de force issus de cette histoire ancienne dont elles devraient avoir honte au lieu de la brandir comme une précieuse tradition.


    Faut-il manquer d’humilité pour se persuader du fait que la France plane si haut au-dessus des autres nations qu’elle puisse avoir raison contre le monde entier, y compris contre Agatha Christie.

    Et en réalité, le titre actuel ne trahit aucunement l’intrigue, le terme raciste ne revêtant aucun caractère fondamental dans la narration du roman. Et si l’on place d’un point de vue strictement littéraire, le titre And Then There Were None, tiré de la dernière phrase du livre, est bien plus poétique, mystérieux et en phase avec la nature du récit policier que celui qui avait été initialement adopté.

    Related Posts

    «What if the real change were a shift in Martinican political culture?» By Franck A

    August 11, 2026

    BACCHA FESTIVAL: A Resounding Success—When the Facts Speak for Themselves!

    August 10, 2026

    French West Indies: Is “Europeanization” the New Horizon?

    August 10, 2026
    Add A Comment

    Comments are closed.

    Caribbean News
    Caribbean

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Saint Lucia Officially Launches a 1,000 EC$ Allowance for Newborns

    August 4, 2026

    OECO delegates review Sargassum management strategies following their mission to French territories

    August 2, 2026

    Pierre: Emancipation is incomplete without economic freedom.

    August 2, 2026
    SUBSCRIBE TO OUR CHANNEL!
    Post Your Legal Notices

    Subscribe

    Get the latest news from Antilla Martinique.

    Thank you! Your request has been received.

    View legal notices
    View our back issues
    Our Different Sections
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. All rights reserved. Programmed by ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • LEGAL NOTICE
    • LEGAL NOTICES
    • ABOUT ANTILLA

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.