Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Réseaux mobiles : l’ARCEP publie ses mesures 2026, SFR Caraïbe en tête selon l’opérateur

    octobre 23, 2026

    Jénérasion pa sa li ékri. Par Jid

    octobre 23, 2026

    Martinique : et si ceux qui y croient encore étaient les prochains à partir ?

    octobre 23, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Et si c’étaient les responsables politiques qui ne savaient pas ce qu’ils veulent ?
    Tribunes

    Et si c’étaient les responsables politiques qui ne savaient pas ce qu’ils veulent ?

    août 25, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Une contribution de Franck A., lecteur d’Antilla

    En réaction à l’article de Gérard Dorwling-Carter, « Les Martiniquais savent ce qu’ils veulent », l’un de nos lecteurs, Franck A., a souhaité prolonger le débat en retournant la question.

    Si les Martiniquais ont exprimé à plusieurs reprises une volonté relativement constante concernant leur avenir institutionnel, pourquoi ce débat revient-il sans cesse ? L’incertitude ne viendrait-elle pas plutôt de responsables politiques qui remettent régulièrement en question le cadre qu’ils ont eux-mêmes contribué à construire ?

    Nous publions sa contribution.


    Il faut retourner la question.

    Depuis des décennies, on demande aux Martiniquais ce qu’ils veulent. Mais sommes-nous certains que ce sont eux qui hésitent ?

    Aimé Césaire et sa génération ont porté et obtenu la départementalisation en 1946, avec une ambition claire : l’égalité des droits et l’intégration dans la République.
    Depuis, le débat institutionnel martiniquais n’a jamais cessé. Départementalisation, adaptation, assemblée unique, collectivité unique, article 73, article 74, nouvelles compétences, pouvoirs normatifs, continuité territoriale, différenciation, autonomie, indépendance : à peine une architecture institutionnelle est-elle installée que les responsables politiques expliquent déjà qu’elle ne suffit plus et qu’il faut en imaginer une nouvelle.
    La Collectivité territoriale de Martinique est récente. Elle fonctionne depuis 2016. Et nous voilà, dix ans plus tard, engagés dans une nouvelle séquence institutionnelle, avec un accord-cadre destiné à préparer une nouvelle évolution.
    Alors posons la question franchement :
    Est-ce vraiment le peuple martiniquais qui ne sait pas ce qu’il veut, ou sa classe politique qui ne trouve jamais l’outil institutionnel qui lui convient ?

    Car les Martiniquais, lorsqu’on les interroge, répondent.
    Ils ont rejeté une évolution. Ils en ont accepté une autre. Ils ont élu leurs représentants dans le cadre qui en est résulté.
    Mais le débat revient. Toujours. Et encore.

    Comme si le problème fondamental de la Martinique était son architecture institutionnelle. Comme si, lorsqu’un outil ne produit pas les résultats économiques, sociaux ou politiques espérés, la première réponse doit être d’en changer plutôt que de s’interroger sur la manière dont il a été utilisé.

    À force de chercher l’institution parfaite, ne sommes-nous pas en train d’éviter la question beaucoup plus dérangeante de l’efficacité des politiques publiques ?

    La Martinique dispose déjà de pouvoirs considérables pour agir sur son développement économique, l’aménagement, les transports, les déchets, l’eau, la formation, la culture, la coopération régionale et de nombreux aspects de la vie quotidienne.
    Avant d’expliquer qu’il faut encore modifier les règles du jeu, il serait donc légitime de dresser le bilan de ce qui a été fait avec celles dont nous disposons

    Quels résultats ? Quels échecs ? Quelles politiques ont été efficaces ? Quelles politiques n’ont pas fonctionné ?
    Et surtout : quel problème concret de la Martinique serait résolu demain par un nouveau changement institutionnel ?
    Voilà la démonstration qui manque.

    Car changer continuellement de cadre a un coût que tous les martiniquais payent aujourd’hui. Une société a besoin de stabilité. Une économie aussi. Celui qui entreprend, investit, embauche ou engage son patrimoine a besoin de savoir quelles règles fiscales, économiques, sociales et administratives s’appliqueront demain.
    On ne peut donc pas demander en permanence aux acteurs économiques de construire sur le long terme tout en leur expliquant que le cadre sera régulièrement remis sur la table.

    Ce brouillard institutionnel produit exactement l’inverse de ce dont la Martinique a besoin : de l’incertitude.

    Oui, les Martiniquais ont beaucoup moins changé d’avis sur leur avenir institutionnel que leurs responsables politiques.

    Et pendant que les élus débattent et cherchent encore l’institution idéale, une grande partie de la population ne participe même plus au débat : elle s’abstient. Et une autre s’en va.

    Il existe en Martinique, deux formes de désengagement : l’abstention et le départ.
    L’une dit : « je ne crois plus à votre politique ».
    L’autre : « je ne crois plus à mon avenir ici ».
    Voilà les deux messages qu’il serait urgent d’entendre avant de demander, une nouvelle fois, aux Martiniquais quel statut ils veulent.

    Peu de bulletins dans l’urne : L’abstention et le second bulletin de vote : le départ.
    C’est le véritable message politique de la Martinique.

    Franck A

    ARTICLES SEMBLABLES

    Martinique : et si ceux qui y croient encore étaient les prochains à partir ?

    octobre 23, 2026

    Ananas martiniquais : comment survivre face à l’ananas du Costa Rica ? Par Gilles Agricole

    octobre 22, 2026

    Martinique : redonner la parole aux citoyens. Par Patrick Deffit

    octobre 21, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    vendredi 23
    octobre
    3,94 %
    2e trimestre 2026
    Au 2e trimestre 2026, les entreprises de Martinique empruntaient pour s’équiper à 3,94 %, contre 3,57 % au niveau national.
    +0,37 point d’écart avec la moyenne nationale
    3,87 % au 1er trimestre 2026
    Taux moyen des nouveaux crédits d’équipement accordés aux sociétés.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Le tourisme en Martinique en 2025-2026 : hôtels, croisière, aéroport
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Caribbean Export et la Banque caribéenne de développement renforcent leur coopération pour faire émerger des projets d’investissement dans la région

    Caribbean News Global BRIDGETOWN, Barbade — L’Agence caribéenne de développement des exportations, Caribbean Export, et la Banque caribéenne de développement (CDB) ont renforcé leur collaboration…

    La Banque caribéenne de développement plaide pour une action régionale visant à renforcer l’enseignement des mathématiques

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    La Russie négocie la reprise des vols vers Cuba après une chute de 73 % du nombre de touristes russes

    octobre 21, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.