Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Octroi de mer : Michel Branchi conteste les arguments de Cyril Comte et François Huyghes-Despointes

    août 16, 2026

    Changement climatique : la Martinique face à l’urgence d’anticiper. Par Florent Grabin

    août 16, 2026

    Bally Bagayoko De la RATP à Saint-Denis, derrière les controverses, une part incontestable de racisme

    août 16, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Évolution statutaire versus plan d’action économique stratégique pour la Guadeloupe et la Martinique  ?
    Actualité

    Évolution statutaire versus plan d’action économique stratégique pour la Guadeloupe et la Martinique  ?

    décembre 3, 2023Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp
    Par Jean-Marie NOL
    Comment le changement climatique et l’intelligence artificielle vont révolutionner nos vies, et rendre le concept politique d’autonomie pour la Guadeloupe et la Martinique obsolète et totalement vide de sens ?
    Cette interrogation lancinante devrait selon toute bonne logique trouver une réponse dans la faisabilité d’un Plaidoyer pro Domo de l’élite intellectuelle lucide  pour un plan d’action économique régional stratégique à vision prospective  , et ce une fois le soufflet identitaire de l’action politique retombé sans bruit ni fureur avec la crise !
    L’intelligence artificielle va continuer à se développer à vive allure au fil des prochaines années et ne manquera pas d’imprimer sa marque sur le prochain projet de développement de la Guadeloupe et de la Martinique. Il incombe maintenant à nos élites politiques et économiques de prendre conscience du danger de disruption brutal du tissu économique et social de la Guadeloupe et de la Martinique.
    Le processus de conscience doit permettre  de faire un remue-méninges sur les changements et fractures à venir qui pourraient avoir une incidence extrêmement anxiogène sur la Guadeloupe et la Martinique et de réfléchir de manière prospective à l’aide d’une vision planificatrice à moyen- long terme sur la façon de se préparer à ces changements.
    Beaucoup de nos responsables politiques et économiques regardent les événements passés en pensant que rien ne changera de fondamental sans un changement des institutions . Désormais à la mode après avoir longtemps été un gros mot, la souveraineté politique à l’aide d’un renforcement du pouvoir local est une notion essentiellement tirée des sciences politiques que d’aucuns déclinent désormais dans tous les domaines : économique, alimentaire, juridique, numérique, etc. Elle est donc devenue une notion « plastique », et plus largement à géométrie variable suivant les congrès des élus , parfois vidée de son sens. Pourtant, la notion d’évolution statutaire ou institutionnelle reste toujours dans un coin de la tête des hommes politiques en Guadeloupe et encore plus en Martinique . Mais le mot d’autonomie  fait encore peur. Sur tous les horizons de l’arc de la sociologie politique aux Antilles ,les mentalités changent doucement , mais le mot d’autonomie  fait toujours peur dans la mesure où d’aucuns la considère encore comme l’antichambre de l’indépendance . Nonobstant cette réalité , la classe politique des Antilles ne fait que supputer à tort sur un hypothétique changement statutaire , répétant la même antienne en matière de shema régional de développement et de gestion des deniers publics e, mais ne regardent pas ce qui ce profile à l’horizon en matière de disruption ayant pour cause le réchauffement climatique et la 4 ème révolution industrielle . Toutefois, le changement inhérent à la transformation de l’économie est inévitable, surtout avec la crise des finances publiques de la France ( réduction de la dépense publique inéluctable) ,et les nouvelles technologies (ex:  Chat GPT 4 ) qui émergent jour après jour en modifiant le système bancaire et les règles relatives à la distribution du crédit . Le temps presse et les évènements se précipitent et tout cela ne joue pas en notre faveur. Si nous ne nous y préparons pas, nous allons êtes plus susceptible de nous heurter à un mur ou de rater des occasions de penser l’avenir de manière constructive et innovante .
    Des pans entiers de l’économie de la Guadeloupe et Martinique seront très bientôt menacés d’obsolescence , d’autres secteurs comme l’agriculture sous le coup d’un dramatique effondrement , car totalement bouleversés par des impacts insoupçonnés sur les métiers en voie d’être remplacés par des machines intelligentes capables de surpasser le cerveau humain. C’est l’objet même de la théorie économique de la destruction créatrice de l’économiste Joseph Schumpeter.
    C’est un fait : l’IA va modifier en profondeur la manière de vivre et de travailler des Guadeloupéens et Martiniquais dès l’année 2025. Depuis quelques années, l’Intelligence Artificielle (IA) fait l’objet d’une médiatisation et d’une attention sans précédent des grands décideurs dans le monde , et suscite beaucoup de promesses, mais aussi des craintes dont certaines reposent sur des visions très spéculatives ou très lointaines des capacités des machines. Ce fort regain d’intérêt pour l’IA est notamment lié à d’importantes avancées technologiques qui ont permis d’accroître de façon considérable les performances des ordinateurs dans de nombreux domaines comme la reconnaissance automatique de la parole, la reconnaissance faciale , ou la vision par ordinateur. Ces avancées ont ouvert de vastes perspectives d’introduction de l’IA sous différentes formes (applications, robots, chatbots, etc.) dans les situations de travail. Un point particulièrement notable est que de plus en plus de secteurs sont concernés (industrie, santé, agriculture, finance, banque, assurance, transport, etc.). L’IA est ainsi sur le point de prendre une place de plus en plus importante dans les organisations et les systèmes de production aux Antilles . Les champs d’application de l’IA dans ces secteurs ne cessent de se multiplier (automatisation de tâches, relation client, logistique, analyse prédictive, diagnostic, analyse de grandes bases de données, etc.). Dans ce cadre, l’IA est le plus souvent vue comme un ensemble de technologies pouvant produire de nombreux bénéfices, notamment en termes de performance (optimisation de processus internes, rapidité d’exécution de tâches, accroissement de la productivité, etc.) et parfois en termes de facilitation du travail voire de réduction de la pénibilité en permettant l’automatisation des tâches fastidieuses ou répétitives.
    – Mais quels seront les nouveaux enjeux et les nouvelles questions soulevés par ces évolutions de l’IA notamment les futures pertes massives d’emplois dans le domaine du travail de bureau ? 
    – Quels seront les thèmes politiques émergents aux Antilles pour endiguer cette déferlante de crise sociale  ? 
    – Quelles seront ou vont être les conséquences de ces évolutions sur les institutions politiques des deux îles  Guadeloupe et Martinique ?
    Quoiqu’il en soit l’Intelligence Artificielle, l’Automatisation Robotisée des Processus (RPA), les algorithmes bio-inspirés, la data-visualisation, les jumeaux numériques , les applications pour connecter les appareils de la maison,  les logiciels intelligents utilisés pour la formation des hommes, seront demain au cœur de tous les plans stratégiques de développement politique et économique des pays  du monde . Il apparait très clairement que la nouvelle donne géopolitique , le changement climatique et les progrès technologiques récents vont radicalement transformer en profondeur le socle sociologique de la société  Guadeloupéenne et Martiniquaise .
    Mais comment pouvons planifier à long terme lorsque l’avenir est si incertain et que nous n’avons aucune idée de ce qui se passera la semaine prochaine, et encore moins dans plusieurs années? 
    Tout simplement anticiper et mettre en place un processus de  planification stratégique qui s’avère nécessaire précisément parce que l’avenir est incertain. Les organisations qui soutiennent l’activité de l’administration régionale de nos collectivités  disposent habituellement de suffisamment de renseignements pour planifier raisonnablement les changements importants à venir dans les politiques publiques . Penser avec une vision prospective à l’avenir nous aide à nous préparer au changement et à trouver des occasions de le faire, ainsi qu’à bâtir une stratégie de développement qui peut survivre et même prospérer lorsque des imprévus surviennent, au lieu de simplement réagir aux événements ou, pire encore, ne pas agir du tout. Il est peut-être difficile de prédire les événements dans l’avenir, mais nous pouvons déjà voir les tendances lourdes qui se dessinent dans l’évolution du corpus sociétal de nos îles antillaise.
    Pour aller plus loin dans l’analyse de la situation,il convient de se doter d’un plan d’action économique stratégique . Un plan d’action économique stratégique décrit la situation actuelle de la zone géographique dans laquelle se trouve la région Guadeloupe et Martinique , la situation future visée et la façon de passer d’une situation à l’autre. Les composantes particulières comprennent habituellement les éléments suivants: un sommaire; une description actuelle du tissu de l’ économie  et de ses forces et faiblesses , les énoncés de valeurs, de vision et de mission ; une analyse stratégique de l’environnement interne et externe; une analyse des futures opportunités et menaces ; une description des objectifs de la collectivité territoriale et de ses projets pour les atteindre; un plan d’action sur 5 ans minimum qui énumère les initiatives précises, qui les réalisera, un échéancier du financement des projets et des indicateurs de rendement clé pour suivre les progrès. Certains économistes , assurent de la même façon que le plan d’action économique stratégique est la meilleure méthode pour répondre à cette crise qui a mis en exergue les manques flagrants dans le secteur de la santé, de l’eau , des déchets , par exemple. En tout état de cause , il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la résilience culturelle , qui seuls peuvent nous permettre de faire face aux crises à venir.
    Faut-il en déduire la mise en place d’un vaste plan économique stratégique sur certains secteurs ciblés comme la production artisanale et industrielle et le tourisme  ?
    Nous y reviendrons mais reste à savoir si l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique(en partie) planifiée saura répondre aux enjeux de l’avenir et surtout aux crises climatique et technologique qui vont justement incités à l’échec des politiques publiques actuellement en cours ,si rien entre-temps ne bouge .
    « A pa padavwa ou size si chèz, pyé a-w pa ka trenné atè. « 
    (Ce n’est pas parce que tu es assis sur une chaise que tes pieds ne traînent pas par terre.)
    PS :  à voir aussi pour mieux comprendre la substantifique moelle de nos réflexions actuelles et futures , cette vidéo de TV5 Monde….
    https://www.tv5monde.com/emissions/episode/objectif-monde-comment-l-intelligence-artificielle-va-revolutionner-nos-vies

    ARTICLES SEMBLABLES

    Transition automobile : pourquoi la réponse hexagonale ne peut être transposée à la Martinique

    août 15, 2026

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    août 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    août 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.