Une idée reçue contestée par les données
Contrairement aux discours alarmistes, les recherches économiques montrent que l’immigration n’a globalement pas d’effet significatif sur le salaire moyen ni sur le taux d’emploi des natifs. L’économie ne fonctionne pas comme un stock fixe d’emplois : lorsque la population active augmente, la taille de l’économie s’ajuste avec davantage de production, de consommation et de richesse créée.
Un moteur de croissance économique
Les immigrés contribuent à l’économie par leur travail, leur consommation et leur activité entrepreneuriale. Dans plusieurs pays de l’OCDE, la part des entrepreneurs est plus élevée chez les immigrés que chez les natifs. Ils participent également à l’innovation et à l’investissement, contribuant ainsi à la croissance à long terme.
Des effets redistributifs différenciés
Si l’impact global est proche de zéro pour les natifs, l’immigration produit des effets redistributifs. Les immigrés déjà installés sont souvent les plus exposés à la concurrence des nouveaux arrivants. Les travailleurs natifs peu qualifiés peuvent subir des pressions à la baisse sur leurs salaires, tandis que les travailleurs qualifiés peuvent bénéficier d’effets complémentaires positifs.
Immigration et inégalités





