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Le b.a.-ba du collège électoral aux États-Unis.(Publié le 27 oct. 2020)

Le b.a.-ba du collège électoral aux États-Unis.(Publié le 27 oct. 2020)
octobre 27
06:30 2020

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Lorsque les électeurs américains se rendront aux urnes le jour de l’élection présidentielle, ils voteront pour des gens comme Hagner Mister ou Rex Teter.


Ce sont probablement des noms qui ne vous disent rien. En fait, la plupart des électeurs qui les ont choisis en 2016 ne savaient pas non plus qui ils étaient. Lors de la dernière élection présidentielle, MM. Mister et Teter étaient de grands électeurs — un groupe qui constitue un élément important du processus de sélection du président des États-Unis. Ce groupe s’appelle le collège électoral.

Les partis politiques des États choisissent des « grands électeurs », lesquels choisissent à leur tour le président lorsqu’ils se réunissent le lendemain scrutin. Ce sont les noms des candidats qui figurent sur les bulletins de vote, mais les suffrages sont en fait accordés aux grands électeurs qui se sont engagés à soutenir ces candidats. (Hagner Mister, ancien secrétaire à l’Agriculture du Maryland, avait promis de voter pour Hillary Clinton en 2016, et Rex Teter, un prédicateur texan, pour Donald Trump cette année-là.)

Infographie détaillant le calendrier de la sélection du président des États-Unis (Département d’État/M. Rios)
(Département d’État/M. Rios)

Le collège électoral est difficile à expliquer, note Gary Gregg, directeur du Centre McConnell de l’université de Louisville (UofL), un organisme apolitique spécialisé dans l’éducation civique. Chaque État américain se voit attribuer autant de grands électeurs qu’il a de députés à la Chambre des représentants, plus deux autres parce que chaque État a deux sénateurs. Ce sont eux qui choisissent le prochain président.

Commençons par le commencement

Les fondateurs du pays ont créé une présidence qui dispose du pouvoir exécutif pour agir et qui est représentative du peuple afin de ne pas tourner à la dictature.

Le suffrage populaire direct n’était pas vraiment une option dans un pays aussi vaste, explique M. Gregg, à une époque où les moyens de communication n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui et qu’il n’existait pas de système de parti bien développé pour aider les électeurs à faire le tri entre les candidats. Plusieurs candidats auraient pu finir dans un mouchoir de poche, et c’est la Chambre des représentants qui aurait eu à choisir le président.

L’attribution des grands électeurs sur la base de la représentation au Congrès rappelle le compromis auquel étaient parvenus les États. Les plus peuplés ont droit à un plus grand nombre de représentants à la Chambre, en fonction de leur population, et tous les États, même les moins peuplés, sont représentés par deux sénateurs.

Le District de Columbia et 48 États accordent tous leurs suffrages électoraux au candidat gagnant dans leur État, indépendamment de sa marge de victoire électorale. Seuls le Nebraska et le Maine appliquent le principe d’une répartition proportionnelle.

Deux cartes des États-Unis, l’une classique et l’autre où la taille des États est proportionnelle au nombre de leurs grands électeurs (Dép. d’État/Julia Maruszewski ; Images : © Shutterstock)
(Dép. d’État/Julia Maruszewski ; Images : © Shutterstock)

Amel Ahmed, professeure de sciences politiques à l’université Massachusetts Amherst, compare le système au championnat de baseball, la World Series. « L’équipe qui remporte le titre de champion n’est pas celle qui marque le plus de points. C’est celle qui gagne le plus de matchs », explique-t-elle.

Cette formule donne aux « swing states » — ceux qui peuvent basculer d’un parti à l’autre lors de chaque cycle électoral — une influence démesurée sur les candidats, estime Mme Ahmed.

Un point de vue que M. Gregg ne partage pas. Les élections des 70 dernières années, qui ont été compétitives et ont produit beaucoup de présidents tant républicains que démocrates, prouvent bien que le système fonctionne, soutient-il. « Le Collège électoral a su nous donner des élections de qualité, compétitives et valides », ajoute-t-il.

Et pour finir

Les grands électeurs se réunissent dans leurs États respectifs en décembre pour se prononcer sur le choix du président et du vice-président. Les résultats sont communiqués au président du Sénat, qui est le vice-président des États-Unis. Le Congrès se réunit début janvier pour compter les voix, après quoi le président du Sénat déclare les vainqueurs. Le 20 janvier, à midi, le président-élu prête serment et devient officiellement président des États-Unis



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Gérard Dorwling-Carter

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