Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    août 14, 2026

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    août 14, 2026

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Loi d’urgence agricole : l’angle mort ultramarin
    Le Regard de Gdc

    Loi d’urgence agricole : l’angle mort ultramarin

    juillet 21, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Le Parlement s’apprête à adopter définitivement la loi d’urgence agricole. Derrière la polémique nationale sur deux insecticides, l’essentiel est pourtant ailleurs pour les outre-mer.

    Dans la nuit du 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté le texte issu de la commission mixte paritaire par 296 voix contre 224, avec 41 abstentions. Le Sénat doit le confirmer avant une saisine annoncée du Conseil constitutionnel. L’essentiel du débat politique s’est concentré sur les dérogations accordées à deux pesticides interdits en France mais autorisés ailleurs dans l’Union européenne. Or ces mesures ne concernent que quatre filières métropolitaines — noisette, pomme, cerise et betterave sucrière — sans incidence directe pour les Antilles.

    Le véritable enjeu ultramarin réside dans les dispositions passées presque inaperçues.
    La loi crée des « projets d’avenir agricole », destinés à soutenir les filières structurellement déficitaires grâce à des contrats territoriaux et des financements dédiés.

    Pour la Martinique et la Guadeloupe, ces outils pourraient renforcer la diversification agricole, à condition que les collectivités et les organisations professionnelles s’en saisissent.

    Le texte impose également que la restauration collective publique privilégie les produits français et européens. L’intention est de soutenir la souveraineté alimentaire. Mais aux Antilles, où une part importante de l’approvisionnement demeure extra-communautaire, cette préférence risque de se heurter à la réalité d’un appareil productif insuffisant.

    Économie d’extranéité »

    Cette théorie développée par l’économiste Claude de Miras, éclaire le débat. Les principaux leviers de l’économie martiniquaise – capitaux, normes, décisions publiques, approvisionnements – restent largement extérieurs au territoire. Dans ces conditions, la souveraineté alimentaire ne peut résulter d’une simple injonction réglementaire. Elle suppose une véritable reconstruction des capacités locales de production.

    Le paradoxe est révélateur. Une loi présentée comme une réponse à l’urgence agricole consacre l’essentiel de son débat parlementaire à des préoccupations hexagonales, tandis que les dispositions les plus structurantes pour les outre-mer demeurent largement invisibles. Il apparaît de ces débats que la  souveraineté alimentaire ne se décrète pas depuis Paris : elle se construit sur les territoires, par leurs acteurs et à partir de leurs réalités.

    Gérard Dorwling-Carter. 

    ARTICLES SEMBLABLES

    L’accord entre l’État et la Martinique pour l’évolution institutionnelle publié au Journal officiel: quelles implications?

    août 14, 2026

    Pouvoir normatif : ce que les habilitations révèlent des limites du système actuel

    août 13, 2026

    Pouvoir normatif : fallait-il consulter les Martiniquais avant de négocier ?

    août 11, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026

    Pierre : L’émancipation est inachevée sans liberté économique.

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.