Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Transports : reconstruire le réseau Centre avant de choisir son exploitant

    août 15, 2026

    Un équilibre sans coupable, une lecture morale du modèle martiniquais.

    août 15, 2026

    ’hydrologie régénérative

    août 15, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Patrimoine : CASES CRÉOLES : Vers une prise de conscience du patrimoine
    Actualité

    Patrimoine : CASES CRÉOLES : Vers une prise de conscience du patrimoine

    avril 14, 2022Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    En complément de la version papier sur Antilla.

    La mairie actuelle. L’ancienne mairie dont il ne reste que les grilles avait été détruite par un cyclone, elle était en bois à étage

    On a pu constater ces dernières années de nombreuses démolitions de cases dans le bourg du Vauclin, parfois remplacées par des immeubles en béton… De fait, plusieurs personnes interrogées dans le bourg disent qu’ « il n’y a pas beaucoup de patrimoine sur la commune, mis à part la citerne » (dixit une secrétaire de mairie). La maison Gold-Dalg et les quelques anciennes habitations sucrerie sont aussi considérées comme « du patrimoine » parce qu’elles sont anciennes et en pierres.  Et il n’y a pas de service patrimoine au Vauclin bien que la commune fasse partie d’une étude d’observation sur les centres-bourgs. Cependant, une prise de conscience semble en cours, peut-être juste avant que les trésors du bourg ne soient totalement dégradés. Nous avons rencontré Priscilla Borne, chargée de mission à la planification et à l’aménagement du territoire au sein du service urbanisme.

    Antilla : Les vauclinois ont-ils conscience de la richesse de leur patrimoine bâti, des cases en particulier ?

    Priscilla Borne : Oui, aujourd’hui beaucoup plus qu’hier. D’autant plus que la commune est devenue territoire d’accueil d’une étude menée par l’ADUAM (L’Agence d’Urbanisme et d’Aménagement de Martinique), qui a un rôle d’observatoire des centralités (essentiellement les centres-bourgs). Deux autres communes, Sainte-Luce et Trinité font partie de ce programme « plan guide de revitalisation du centre bourg ». Ce contexte nous a permis de prendre davantage conscience de la valeur de notre patrimoine. On s’est aperçu que le nouveau bâti, tel qu’il est conçu ne convenait souvent pas à l’ensemble architectural et qu’il y a une nécessité à préserver la singularité du Vauclin. Jusqu’à présent, comme toutes les communes, nous avons appliqué la loi d’urbanisme qui voulait qu’on utilise moins d’espaces naturels et qu’on densifie l’habitat, ce qui a permis de monter des étages. C’était la seule option car les parcelles au Vauclin sont petites la plupart du temps. Et puis, on doit aussi remplir l’objectif du logement social tout en garantissant la qualité du cadre de vie. Mais actuellement le PLU est en révision, il date de 2013 et nous sommes au début de l’étude de revitalisation. Nous avons déjà fait deux ateliers, des visites du bourg participatives avec des échanges de points de vue avec la population, nous avons parlé de l’histoire des rues… Nous améliorerons sans doute nos dispositifs en tenant compte bien sûr des contraintes nouvelles.

    A : Nous avons vu beaucoup de biens en vente, quel est ce phénomène ?

    PB : Le Vauclin a été confronté au problème de nombreuses indivisions, ce qui explique l’immobilisme du bourg pendant des années. Depuis la loi dite « Letchimy » qui a assouplit les règles de l’indivision, beaucoup de propriétaires ont mis leurs biens en vente. Et puis, les petits bâtis du  centre-bourg ne correspondent plus au mode de vie actuel pour beaucoup de gens… L’évolution sociale a fait que le concept de la case n’est pas conforme aux critères de beau et de valeur. La case mérite pourtant d’être valorisée.

    Maison Gold-Dalg, fin des années 1920, l’une des rares maisons bourgeoises du bourg, construite par un riche propriétaire terrien.

    A : Nous avons constaté que de nombreuses cases ou maisons anciennes sont écrasées plutôt que d’être restaurées.

    PB : Si la structure de la case est atteinte, elle est forcément détruite et on reconstruit sur la parcelle. Il nous est arrivé de devoir engager des procédures d’abandon manifeste sur les bâtis qui menaçaient de s’écrouler, pour bouger les propriétaires.

    Nous avons l’objectif de redynamiser le centre-bourg en respectant son identité.

    « Celui qui dit que la case est misère, que la case est débris de survie, se trompe. A celui-là, il faut dire : toute case est comme une intention opposée aux déveines. Toute case est force et volonté. Qui n’a plus de courage, ni d’intention ni une claire volonté, ne peut lever sa case. Il devient chien et prend les bois (ou bien la mer) pour grand chemin. La case est donc affaire d’hommes à graines et de femmes châtaignes. En verticale et fil à plomb. C’est le signe d’un combat. » (1)

    ARTICLES SEMBLABLES

    Transition automobile : pourquoi la réponse hexagonale ne peut être transposée à la Martinique

    août 15, 2026

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    août 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    août 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.