Promoteur aménageur et président de la commission aménagement du territoire à la CCI depuis 2021, Philip Eadie a été élu jeudi à la présidence du Comité de l’eau et de la biodiversité. Il succède à un élu de la CTM, Olivier Marie-Reine. Un changement symbolique : la présidence de cette instance consultative revient à un représentant des milieux socio-professionnels. Face à la sécheresse, à la crise de l’assainissement et aux défis du changement climatique, Philip Eadie et le CEB ont déjà établi leur feuille de route pour les trois prochaines années.
Jeudi a vu l’élection d’un nouveau président à la tête du Comité de l’eau et de la biodiversité. « Le CEB est une instance qui assure, dans les DOM, les missions dévolues au comité régional de la biodiversité. Il constitue un lieu privilégié d’information, d’échange et de consultation sur l’ensemble des sujets liés à la biodiversité terrestre, littorale ou marine, notamment en matière de continuités écologiques », indique la préfecture.
Philip Eadie est le président nouvellement élu du Comité de l’eau et de la biodiversité. Il a été désigné par ses pairs jeudi après-midi lors de la réunion plénière du CEB. Le tout nouveau président se dit pleinement satisfait que la présidence a été attribuée à un membre issu des milieux socio professionnels. Il perçoit son élection comme un symbole. « Cela démontre que développement et protection de l’environnement ne sont pas antinomiques. On peut apprendre à travailler ensemble au bénéfice de notre territoire et de notre population », explique Philip Eadie. Ce dernier succède à Olivier Marie-Reine, l’élu de la CTM. Entre assainissement et épisodes récurrents de sécheresse, Philip Eadie et le CEB auront fort à faire. Ils ont déjà établi leur feuille de route pour ces trois prochaines années. « Le travail du comité va s’axer sur deux priorités : les questions d’eau et d’assainissement à l’échelle de notre territoire pour le protéger et alimenter correctement nos populations. »
Le CEB, un organisme discret
Il poursuit : « Il est également question du changement climatique et de voir comment on s’adapte par rapport aux trajectoires en termes de besoins qu’on aura demain à l’évolution de notre population. » Le président, Philip Eadie le concède, le CEB est un organisme discret. Il explique néanmoins que son rôle est éminent. « C’est un organe qui est relativement discret mais qui est en charge de concertations. Il prend les avis des professionnels et de la population pour définir les modalités de gestion de l’eau dans le territoire. » L’objectif est d’impliquer le plus grand nombre d’élus et de personnes civiles afin de bénéficier d’une large palette d’avis. « Cela nous permettra d’élaborer un schéma au niveau de l’aménagement et de la gestion de l’eau qui correspondent le mieux aux intérêts de la population. » Les prérogatives du comité sont limitées par sa mission consultative. Le CEB est un parlement de l’eau explique Philip Eadie. « C’est un organisme qui va approuver. Ce n’est pas un exécutif de l’eau. Ce sont les collectivités et l’État qui mettent en œuvre. Nous avons une fonction de cadrage et de définition des objectifs. »
La mission principale du CEB est l’élaboration du SDAGE (Schéma directeur d’aménagement et de la gestion de l’eau). Ce schéma va préconiser les termes en matière de production d’eau, de remplacement des réseaux et de stockage d’eau. Le SDAGE compte un volet sur la protection et les biodiversités marine et terrestre. « L’axe fondamental est pour moi celui de la concertation et de trouver ces équilibres entre développement et protection. »
Philip Eadie n’est pas étranger au domaine du développement, le promoteur aménageur est également président de la commission aménagement du territoire et environnement à la Chambre d’industrie et du commerce depuis 2021. « L’aménagement du territoire est un des acteurs de l’eau dont on a besoin pour desservir les populations mais aussi nos entreprises. »
Laurianne Nomel





