La loi d’urgence agricole promulguée en août avait laissé les agriculteurs martiniquais sur le bord de la route, peu concernés par ses mesures taillées pour l’Hexagone. Le plan Climat, adaptation, sécheresse, incendie annoncé le 4 septembre par la ministre Annie Genevard pourrait corriger le tir. Doté d’un milliard d’euros au niveau national, il sera ouvert aux exploitants des Antilles. Un signal attendu, alors que la Martinique traverse depuis mars une sécheresse exceptionnelle par sa durée et son intensité.
Après une loi nationale d’urgence dont les agriculteurs d’Outre-mer notamment Martiniquais se sentaient exclus, un autre plan vient à la rescousse de l’agriculture. Le plan d’urgence sécheresse a été annoncé par le ministère de l’Agriculture. L’Hexagone a battu des records de chaleur avec l’été le plus chaud jamais enregistré. La Martinique connaît depuis mars un épisode de sécheresse sans précédent. Ce plan annoncé par le ministère était attendu des agriculteurs. Le plan à un milliard d’euros sera ouvert aux agriculteurs martiniquais a annoncé la préfecture. En effet, Annie Genevard, ministre de l’agriculture l’avait précisé le plan Climat, adaptation, sécheresse, incendie le 4 septembre.
« Le plan repose sur un principe clair : un agriculteur dont une partie de la récolte, du fourrage ou de l’outil de production sont impactés, doit pouvoir être accompagné au plus vite, afin de préserver le tissu productif agricole », complète la préfecture. Plusieurs mesures phares composent ce plan sécheresse. « Un fonds de réarmement agricole doté de 235 millions d’euros au niveau national, sera ouvert aux exploitants agricoles des Antilles », indique la préfecture. Une enveloppe dont le montant n’a pas encore été précisé sera attribuée aux Antilles. Ce soutient à la trésorerie des exploitants agricoles fera l’objet de précisions quant à ses modalités d’attribution. L’État veut aller vite. Les premières aides devraient être dotées dès le début du mois d’octobre. Les mesures concernent également « le renforcement de la prise en charge des cotisations sociales agricoles par la MSA (CGSS) pour la campagne de fin d’année, à hauteur de 20 millions d’euros au niveau national. Des échéanciers individualisés pour permettre aux exploitants les plus en difficultés de différer le paiement de leurs cotisations seront également mis en place ainsi qu’un renforcement de l’accompagnement social et psychologique des agriculteurs en difficulté ».
Des aides mises en place dès le mois d’octobre
Pour les exploitants propriétaire de leur terrain, la taxe foncière fera l’objet de dégrèvement. « En complément, la DRFIP pourra, lorsque la situation le justifie, accorder des délais de paiement ou des remises gracieuses. » Aussi, l’aide au gazole non routier agricole qui s’élève à 15 centimes par litre est prolongée jusqu’en octobre. Il en va de même pour le guichet d’aide exceptionnel à l’achat d’engrais azotés qui lui sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.
Enfin, le plan Climat, adaptation, sécheresse, incendie compte parmi ses mesures « l’allègement de certaines contraintes administratives en activant les dérogations aux règles nationales et européennes, notamment pour les pertes d’animaux ».
Laurianne Nomel





