La France compte une douzaine de territoires éparpillés sur quasiment toute la planète.
Ces territoires en font la deuxième puissance maritime mondiale, avec 10.000.000 de km2 de mers et d’océans, après les Etats-Unis.
Quel profit tire-t-elle de ces possessions?
Peu de Français peuvent répondre à cette question.
Il y a l’avantage démographique, l’avantage culturel, l’avantage militaire, l’avantage politique.
Certains y voient une contrainte budgétaire, dans la mesure où les reconversions économiques imposées par la mondialisation conduisent à des transferts, de la France seule ou de l’Europe, qui pèsent, peu, en fait, sur les équilibres financiers de l’Hexagone.
Les calculs budgétaires, souvent à courte vue, ne subsistent que parce que la décolonisation culturelle, et ses conséquences organisationnelles, ne sont pas encore achevée.
Pour preuve, la survie d’un ministère des Outre-mers, archaïque ministère des colonies, dont chacun sait qu’il sert d’exutoire aux mécontentements exprimés en Nouvelle-Calédonie ou en Guyane, en Martinique ou à Mayotte, mais où ne sont jamais prises les décisions importantes, qui remontent toutes à la Présidence de la République, comme c’est trop souvent le cas.
Il est plus que temps de supprimer ce Ministère et de faire traiter les dossiers des Outre-Mers par les autres ministères compétents pour le reste du pays, sur la base de projets de territoires élaborés par les responsables de chaque entité ultra-marine.
Il résulterait de ce nouveau dispositif une meilleure prise en compte par les décideurs nationaux de la richesse culturelle et économique que détient la France grâce à ses Outre-Mers, et, finalement, une organisation hautement profitable pour la France toute entière, dans toutes ses composantes.
MANMAY, AN NOU GADÉ DOUVAN.
Maurice Laouchez





