Pour sa première édition, la journée des associations du Robert a réuni près d’une cinquantaine de structures venues présenter leurs activités au public. Sport, culture, jeunesse, loisirs ou encore accompagnement, la Ville souhaite faire de ce rendez-vous un moyen de mieux connaître le tissu associatif du territoire et de mieux accompagner ses acteurs.
Près d’une cinquantaine de stands pour une première édition. La journée consacrée aux associations a permis de donner un aperçu de la diversité des activités proposées sur le territoire.
Pour le maire, Félix Mérine, la réussite de cette première rencontre repose d’abord sur le travail réalisé par les services municipaux. L’élu insiste sur une méthode fondée sur le travail collectif et sur la volonté de laisser davantage d’initiative aux équipes municipales, tout en tenant compte des contraintes financières de la collectivité.

« Pour une première, nous sommes très fiers. C’est vraiment une question d’équipe. »
La Ville entend surtout profiter de ce rendez-vous pour mieux identifier les associations, leurs projets et leurs besoins. Le fichier municipal recense plus de 150 structures associatives. Avec environ un tiers de ce vivier représenté lors de cette première édition, la marge de progression reste importante. La participation reposait toutefois sur le volontariat.
L’objectif est donc aussi d’inciter les associations à se rapprocher davantage de la collectivité. La municipalité leur fournit essentiellement des moyens logistiques et de communication afin qu’elles puissent se concentrer sur la présentation de leurs activités, la sensibilisation du public et le recrutement de nouveaux adhérents.
La yole, grande absente
Sportif lui-même, Félix Mérine a toutefois relevé une absence remarquée, celle des associations de yole.
« C’est le petit bémol », reconnaît-il, souhaitant qu’elles puissent être présentes lors des prochaines éditions. Pour le maire, ce type de manifestation doit notamment permettre aux associations qui manquent de visibilité ou d’adhérents de mieux se faire connaître.
La Ville rappelle néanmoins que les associations de yole disposent d’un fonctionnement particulier, largement appuyé sur le sponsoring et les financements privés. Leur participation permettrait malgré tout d’offrir une photographie plus complète de la vie associative robertine.
Le karaté, bien au-delà du combat

Parmi les participants, Roger Alcindor, professeur de karaté, 7e dan et expert de la Fédération française, est venu présenter une discipline qu’il estime encore trop souvent réduite, dans l’imaginaire collectif, au combat.
Pour lui, le karaté est d’abord « un art de vivre » accessible dès l’âge de quatre ans et pouvant être pratiqué bien plus tard dans la vie. Son enseignement s’adresse aux enfants, adolescents et adultes, avec également une approche adaptée à certaines personnes confrontées à des pathologies, notamment dans le cadre du karaté santé.
« Le karaté, c’est toute la vie, c’est l’école de la vie. »
Roger Alcindor intervient au Robert, à Trinité et à Sainte-Marie. Il souligne également l’intérêt éducatif de la discipline auprès des plus jeunes, autour de la connaissance de soi, de la maîtrise du corps et de la capacité à adopter les bonnes attitudes face à différentes situations.


La voile dès l’école

Autre acteur présent dans le paysage sportif robertin, le club Windforce développe un important programme consacré à la voile scolaire.
Mr René Corail explique que plusieurs centaines d’élèves des écoles du secteur fréquentent le club en semaine dans le cadre de leur scolarité. L’activité se poursuit hors temps scolaire, notamment les mercredis et samedis, avec de la planche à voile, des dériveurs, des Optimist et des catamarans de sport.
La pratique est ouverte aussi bien aux jeunes qui souhaitent découvrir la voile qu’à ceux qui veulent évoluer vers la compétition, mais également aux adultes.
Un rendez-vous appelé à grandir
Pour la municipalité, cette première édition doit désormais servir de point de départ. Le principe restera celui d’une grande vitrine offerte aux associations, mais son ampleur et même son lieu pourraient évoluer.
Cette évolution dépendra largement des retours des structures participantes, de leurs besoins et de leur volonté de s’investir dans le rendez-vous. La manifestation n’est d’ailleurs pas réservée aux seuls habitants du Robert. La Ville souhaite qu’elle puisse attirer plus largement les Martiniquais intéressés par les activités sportives, culturelles, associatives ou de loisirs proposées sur le territoire.
De notre envoyé spécial Roland Dorival






