Comprendre, proposer et agir
Les 22 et 23 octobre 2026, à l’amphithéâtre Michel-Louis de l’Université des Antilles, un colloque scientifique et citoyen abordera la question de la terre en Martinique. Une rencontre qui entend croiser les savoirs, formuler des recommandations et rendre compte de leurs suites à la population.
La question de la terre revient régulièrement dans le débat martiniquais : occupations de terrains, biens vacants, difficultés de transmission, usages agricoles ou préservation des pratiques ancestrales. Derrière ces situations se dessine un enjeu qui dépasse la seule gestion du foncier. La terre porte une histoire, des mémoires, des droits et des façons de vivre. Elle engage aussi l’avenir du territoire.
Le colloque « La Martinique face à la question de la terre – Des héritages, des mémoires, des sols et des droits » propose d’aborder ensemble ces dimensions. Son ambition est de mieux comprendre notre rapport à la terre et de dégager des pistes d’action utiles aux habitants, aux professionnels et aux responsables publics.
Croiser les disciplines et les expériences
La première originalité de cette rencontre réside dans son approche pluridisciplinaire. Historiens, géographes, notaires, avocats et spécialistes du cadastre échangeront avec des universitaires travaillant notamment sur l’intelligence artificielle.
Ce rapprochement doit permettre de relier des connaissances souvent présentées séparément. Les héritages historiques éclairent les situations contemporaines ; les outils techniques contribuent à mieux connaître les parcelles ; les professionnels du droit apportent leur expérience des difficultés rencontrées par les familles.
Les échanges aborderont également les pratiques qui traduisent un rapport vivant à la terre, comme le jardin créole. Il s’agira ainsi de comprendre ce qui nous a été transmis tout en examinant les possibilités ouvertes pour l’avenir.
Des recommandations pour avancer
La deuxième ambition est de donner une portée concrète aux discussions. Les quatre tables rondes seront chacune suivies de recommandations, afin de dégager des pistes pour les politiques publiques et les pratiques professionnelles.
Chaque table ronde bénéficiera de l’intervention d’un grand témoin, avec un exposé d’une vingtaine de minutes destiné à mettre les contributions en perspective. Les échanges permettront ainsi d’aborder la question foncière dans sa complexité, sans perdre de vue les difficultés concrètes auxquelles les Martiniquais sont confrontés.
Un suivi après le colloque
La troisième originalité concerne les suites de la rencontre. Les organisateurs souhaitent revenir devant la population pour présenter ce qui aura été fait des recommandations formulées.
Cet engagement donne au colloque sa dimension citoyenne : la production de connaissances doit nourrir l’action, et les propositions doivent pouvoir être suivies dans le temps. La rencontre des 22 et 23 octobre se veut donc le point de départ d’un travail qui se prolongera au-delà des échanges universitaires.
Un hommage à Maurice Burac
En ouverture, un hommage sera rendu au géographe Maurice Burac, dont les travaux ont contribué à la connaissance du territoire martiniquais et à la réflexion sur le foncier. Son ouvrage consacré à l’habitation et à la plantation rappelle combien l’organisation de la terre reste liée à l’histoire des sociétés caribéennes.
En réunissant chercheurs, professionnels et citoyens, ce colloque entend faire de la question de la terre un sujet partagé : comprendre les héritages pour mieux décider des usages, des droits et des possibilités de demain.
Inscription obligatoire
Pour participer au colloque des 22 et 23 octobre, il est impératif de s’inscrire au préalable. Le nombre de places étant limité, les organisateurs invitent les personnes intéressées à remplir rapidement le formulaire d’inscription.





