Aimé Césaire, bélè ou encore habitations sont des notions souvent associées à Basse-Pointe. Or dans quelques semaines, du 4 au 8 novembre, le surf sera au cœur de toutes les préoccupations pointoises avec la tenue des championnats de France Masters, première compétition majeure de surf huit ans après le dernier Martinique surf pro.
Début novembre, tous les yeux seront tournés vers le grand Nord. Basse-Pointe plus précisément. La commune recevra les championnats de France Masters. Les plus de 35 ans s’affronteront sur le spot de Pwent Sonn pour arracher le titre national. Une première pour la commune du nord qui est pourtant déjà connu des surfeurs. Basse-Pointe a accueilli la compétition Martinique surf pro de 2014 à 2018, une compétition de portée internationale. Plus de 120 nationalités étaient représentées.
Une soixante de candidats au titre de champion de France Masters se mesureront du 4 au 8 novembre. Ils viendront des quatre coins de l’Hexagone et des régions ultramarines. La ligue de surf organise et la commune porte l’événement. La commune est ambitieuse et va crescendo. Elle commence avec ce championnat de France Masters pour poursuivre l’année prochaine avec le championnat de France.
Un spot reconnu mondialement
Même si la ville n’a pas reçu de manifestations de surf d’envergure nationale ou internationale en 8 ans, Basse-Pointe a toutefois accueilli des compétitions régionales.
« Pwent Sonn est un spot reconnu mondialement. La mairie a décidé de faire revenir les surfeurs à Basse-Pointe à travers le championnat »
, explique Muriel Salpetrier, directeur de la communication de la commune.
La ville mise sur son spot. Dans ce même élan, la commune a obtenu le label Ville de surf en mai 2025. Ce label « vise à valoriser les communes du littoral qui assurent un accueil et un environnement favorable à la pratique du surf sous ses différentes formes, pour la population locale ou touristique ».
La venue de ce championnat de France masters vient couronner la ville de Basse-Pointe en tant que ville de glisse. Une tradition profondément ancrée dans la culture pointoise. Les sports de glisse et Basse-Pointe, c’est une longue histoire, très longue histoire. Avec le surf aujourd’hui mais également le flo dépi an tan lontan. Le flo est une embarcation, qui se pratique allongé, faite à partir d’un tronc d’arbre, en l’occurrence bwa flo, qui permet de glisser sur l’eau.
« Avant même la venue des visiteurs, Pwent Sonn est un spot qui a toujours été utilisé par les autochtones. Le flo est une véritable pratique culturelle. Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous pratiquons ce sport de glisse. »
Originaire de Grand’Rivière, les premiers témoignages écrits du flo remontent à 1665.
Derrière l’organisation de ce championnat de France Masters, Basse-Pointe veut prendre la lumière et mettre en valeur ses atouts sportifs et culturels. « Nous attendons des retombées significatives de la manifestation », conclut Muriel Salpetrier.
Laurianne Nomel





