Derrière les stands d’artisans et de producteurs réunis à la CTM, les fonds européens prennent une dimension très concrète. À l’image d’Audrey Drela, apicultrice à Sainte-Marie, plusieurs entrepreneurs locaux ont pu développer leur activité grâce à ces aides, dont les résultats ont été mis en avant lors de la séance plénière du comité régional de suivi interfonds.
Ça fourmille dans le hall de la CTM. Pour sa deuxième édition, le village de l’Europe des produits bô kay bat son plein. Mais que se cache-t-il derrière une appellation aussi oxymorique ? Des artisans qui fabriquent des chapeaux bakoua, des artisans qui font des huiles essentielles d’atoumo et de bois d’Inde. Et puis parmi les exposants, il y a Audrey Drela. La jeune apicultrice passionnée est venue montrer et vendre ses produits issus du miel. Installée à Sainte-Marie, Audrey Drela met le miel à toutes les sauces. Bougie, nougat au miel local, savon tout y passe. « J’aime énormément transformer. À côté du miel, je fais aussi du sirop », précise Audrey Drela.
Auparavant dans la comptabilité, elle fait un virage à 180° pour s’orienter vers l’agriculture. « J’aime être en contact avec la nature. Je travaille dans un environnement où j’entends les oiseaux, je suis au milieu de la forêt. En plus, j’ai une véritable affection pour l’agro transformation. J’ai toujours plein d’idées. » En 2020, elle crée son entreprise DS Natur. Elle fait d’ailleurs appel au fonds européen pour lancer DS Natur, d’où sa présence au sein du village de l’Europe des produits bô kay. En tant que trésorière des Jeunes agriculteurs, la jeune femme connaissait déjà les rouages et les points de blocage que peuvent cacher ces fonds européens. « J’ai beaucoup anticipé pour que ça puisse aller le rapidement possible », explique l’apicultrice. Elle poursuit : « Avant de produire un litre de miel, il faut investir beaucoup dans le matériel notamment les ruches, le matériel d’extraction. C’est un coût élevé. Si je n’avais pas bénéficié des fonds européens, cela m’aurait pris beaucoup plus de temps. »

Ce vendredi avait lieu la séance plénière du comité régional de suivi interfonds. Selon Bénédicte Di Geronimo, conseillère exécutive en charge des fonds européens, « la CTM a vraiment réussi à avoir une clôture de programmation efficace pour laquelle nous avons de bons résultats et une gestion qui est satisfaisante. » Des délais sont néanmoins à noter. En effet, la CTM a choisi de ne pas perdre les fonds alloués pour la programmation 2021-2027. « Pour le fonds Feader, il y a une dynamique que nous devons accompagner et accompagner ce retard qui s’est installé. » L’élue indique également que le taux de réalisation a été confortable pour le Feader, le Feder, le FSE et le Feampa avec un taux de 103% pour le Feder notamment.
Le programme FSE +/ Feder est doté d’une enveloppe de près de 600 millions d’euros pour la programmation 2021-2027, précise la CTM.
Laurianne Nomel





